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11 posts from mai 2009

dimanche 31 mai 2009

Blettes, bettes ou poirée à carde : Quiche chèvre et vert de blette.

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Blettes, bettes ou poirée à carde : Quiche chèvre et vert de blette

Les blettes (bettes, poirée à carde) ne font absolument pas partie de mon héritage culinaire. Mes parents n’en achetaient jamais et je n’ai pas le souvenir d’en avoir mangé avant d’en trouver il y a quelques années dans mon panier Campanier. Je pense que ce n'est pas un légume que l'on consomme beaucoup dans l'est de la france, du moins lorsque j'étais enfant. J’avoue avoir été toujours intriguée mais pas vraiment attirée par ces immenses côtes blanches surmontées d’énormes feuilles vertes.

La seule chose qui aurait peut être pu me faire franchir le pas, c’est cette recette de tourte sucrée aux blettes et aux pignons de pin que j’avais découpée il y a 20 ans dans le magazine Femme Actuelle. Il s’agit d’une spécialité qui vient, je crois de Nice. Ayant toujours cette recette dans un classeur, je ne désespère pas un jour de la préparer.

Aujourd’hui, étant beaucoup plus curieuse et aventurière avec les légumes, je suis ravie d’en trouver de temps à autre dans mon panier Amap. Cela me permet de cuisiner autre chose et ainsi, de sortir de ma zone de confort culinaire, si rassurante.

Samedi, attrapant ma botte plutôt imposante de blettes, j’ai commencé par séparer les côtes (blanches) des feuilles (vertes). Dans la poirée à carde (autre nom pour les blettes ou bettes) on mange tout, c'est-à-dire les côtes et les feuilles
J’ai coupé les côtes blanches en tronçons que je voulais ajouter dans une quiche avec les feuilles. Puis, j’ai changé d’avis, en utilisant que la partie verte, réservant les côtes pour un autre usage (très certainement une soupe).

Le vert des bettes se cuisine comme les épinards mais il "fond" moins à la cuisson, ce qui lui donne une bonne texture, dans une quiche par exemple.

Si vous cuisinez souvent des bettes, que ce soit les côtes ou les feuilles, je vous conseille le livre de Thierry Thorens « Etonnants légumes », édité chez Actes Sud, car il contient énormément de recettes  à base de bettes.

Quiche chèvre et vert de blettes

Ingrédients pour 4 à 6 personnes

1 pâte brisée traditionnelle ou une pâte brisée à l’huile d’olive ou une pâte brisée huile d’olive et purée d’amandes
2 gosses feuilles de blettes lavées et séchées
3 œufs
20 cl de crème liquide
1 petit chavroux
Noix de muscade
Sel et poivre du moulin
Huile d’olive
1 gousse d’ail émincée ou écrasée

Préchauffez votre four à 200°C.
Garnissez un moule avec la pâte puis coupez le surplus à l’aide d’un couteau ou de votre rouleau à pâtisserie.
Posez un cercle de papier sulfurisé sur la pâte, recouvrez de billes de cuisson ou de haricots secs, puis enfournez pour 8 minutes.
Retirez papier et billes puis prolongez la cuisson pendant 5 minutes, jusqu’à ce que la pâte soit dorée.

Si vous utilisez une pâte brisée à l’huile d’olive, faites simplement une cuisson à blanc sans papier sulfurisé, pendant ue dizaine de minutes.

Retirez la nervure centrale des feuilles de blettes, coupez les demi feuilles en deux puis en lanières.
Faites chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive dans une poêle, ajoutez la gousse d’ail puis les lanières de blettes.
Faites revenir l’ensemble sur feu vif pendant 1 minute trente, jusqu’à ce que les lanières soient tendres.
Etalez sur la pâte brisée cuite à blanc.
Dans un bol, écrasez le chavroux, ajoutez les œufs et mélangez.
Ajoutez la crème et mélangez à nouveau.
Assaisonnez avec la noix de muscade fraîchement râpée, le sel et le poivre du moulin.
Versez sur la pâte puis enfournez.
Faites cuire pendant 35 à 40 minutes, jusqu’à ce que le dessus soit bien doré.
Laissez tiédir puis dégustez.

Cette quiche a été grandement appréciée après une journée de nettoyage, aussi bien par les adultes que les enfants.
Je la trouve également très bien le lendemain, froide.








jeudi 28 mai 2009

Crêpes aux courgettes et aux oignons nouveaux.

Crepes courgette deux vue 1 

Crêpes aux courgettes et aux oignons nouveaux

Me voilà depuis peu, l’heureuse membre d’une Amap. Certes, elle n’est pas dans ma ville mais quand on est motivée, cela ne compte pas. La première distribution a été un peu épique en raison des trombes d’eau qui avaient décidé de tomber et du producteur qui ne pouvait pas faire entrer son camion dans la cour dans laquelle nous étions tous sous nos parapluies, à attendre notre première livraison de légumes.

Dans mon premier panier, à coté de succulentes choses, quelques courgettes et une botte d’oignons nouveaux.

Je voulais absolument faire quelque chose de différent pour fêter ce premier d’une longue série de paniers. Des crêpes de courgettes me sont venues à l’esprit. Je suis partie d’une simple recette de pâte à crêpes en utilisant les 2/3 des proportions habituelles et en ajoutant une courgette râpée et revenue rapidement dans de l’huile d’olive avec des oignons nouveaux.

Juste après le repas que j’ai partagé avec Gabrielle, je me suis installée devant mon micro pour écrire la recette et là, d’un seul coup, j’ai eu des doutes. Au moment du repas, j’étais contente du résultat puis, je me suis demandée si mes crêpes n’avaient pas une trop forte proportion de pâte à crêpe par rapport aux courgettes.

Comme j’avais des restes, j’ai goûté à nouveau une crêpe le soir même et mes soupçons furent confirmés.

Le lendemain, j’ai récidivé en augmentant la proportion de courgettes. C’était beaucoup plus sympa, ce qui me permet de partager cette recette avec vous.

Crêpes aux courgettes et aux oignons nouveaux

Ingrédients pour une quinzaine de crêpes de 15 cm de diamètre

150 g de farine
4 pincées de sel fin
2 œufs entiers
30 cl de lait
4 cuil. à soupe de crème liquide
2 courgettes
1 cuil.à soupe d’huile d’olive
2 oignons nouveaux.
Sel et poivre du moulin
Huile pour la poêle à crêpe
1 oignon nouveau ciselé pour servir

Versez la farine et le sel dans un grand bol.
Faites un puit, ajoutez les œufs et mélangez.
Ajoutez le lait et la crème, petit à petit, tout en mélangeant jusqu’à obtenir un mélange bien lisse.
Couvrez et réservez au frais.
Retirez les extrémités des courgettes puis râpez-les.
Ciselez les oignons nouveaux avec les ¾ des tiges vertes.
Dans une poêle, faites chauffer 1 cuillère à soupe d’huile d’olive.
Ajoutez les oignons et faites-les revenir pendant 30 secondes.
Ajoutez les courgettes et faites-les revenir sur feu vif pendant 1 minute en remuant de temps en temps.
Versez dans un bol, salez et poivrez.
Au moment de servir :
Ajoutez les courgettes à la pâte à crêpes et mélangez.
Graissez une poêle avec un peu d’huile et faites chauffer.
Ajoutez une petite louche de pâte et faites cuire comme des crêpes traditionnelles.

Je vous conseille de manger ces crêpes avec de la faisselle assaisonnée de sel, de poivre du moulin et d’oignons nouveaux ciselées.

Avec mes prochaines courgettes, je suis très tentée par le caviar de courgettes façon Thierry Thorens, dans son livre « Etonnants légumes » que je viens de retrouver dans un carton.









 

lundi 25 mai 2009

Back home !

Cerises jardin vue 1 

Cerises du jardin

Pas de recettes aujourd’hui !

Après 3 mois et demi d’absence, nous voilà depuis hier dans notre maison. J’appréhendais beaucoup ce moment mais, alors que nous étions en plein ménage et rangement des cartons, nous avions déjà oublié notre résidence temporaire.

Les travaux sont loin d’être terminés puisqu’il reste le parquet du salon et du bureau à poser, une deuxième couche de peinture partout (sauf cuisine et SDB) plus tout l’extérieur (toit, ravalement, terrasse et perron à carreler, balustrade, porte d’entrée, etc) mais nous somme à la maison, c’est le principal.

Nous venons de vivre une aventure particulièrement désagréable, comme cela arrive malheureusement trop souvent en France dès qu’un particulier décide d’améliorer son habitation.

Comme toute mauvaise expérience, on y apprend beaucoup de choses, comme :

S’attacher à une maison est une sacrée chose qui vous donne envie de vous lancer dans des projets sacrément ambitieux, sources d’excitations et de déconvenues. Pleurer pour une maison, c’est bête mais ça peut arriver.

La justice est complètement débordée pour se consacrer pleinement aux particuliers qui entreprennent des travaux et qui tombent sur des entrepreneurs peu scrupuleux.

Il existe heureusement des entrepreneurs sérieux et honnêtes, il suffit juste de les trouver et ce fut notre chance (OUF !), après un premier échec sacrément retentissant.

Quand il vous arrive une tuile avec des travaux, rien ne sert de se taper la tête contre les murs, il faut aller de l’avant, prendre les dispositions nécessaires pour résoudre le problème et rester patient, sauf si vous voulez vous abîmer la santé ou devenir folle (fou).

Ne vous inquiétez pas trop pour vos enfants, ils vivent ce genre de désagrément de manière totalement différente et ça peut faire du bien au moral de les voir aussi insouciants.

Il est parfois difficile de ne pas fatiguer les autres avec ses problèmes. A vous de trouver la limite. Essayez de raconter plutôt vos soucis sous forme d’une aventure ou d’appeler une amie qui sait se monter toujours enthousiaste et optimiste (j'espère qu'elles se reconnaitront).

L’accumulation de contrariétés même si vous vous dites qu’il y a plus grave est souvent fatigante, voire usante surtout quand c’est long. Il est importanht alors de savoir se ressourcer.

Le fait de partager la même galère resserre les liens dans une famille et c’est plutôt sympa.

Dans un couple, il faut accepter les coups de gueule de l’autre, sans chercher à minimiser le problème. Ce que veut l’autre, c’est simplement d’être écouté. Pas facile, je vous l’accorde et source de conflits, parfois !

Dans un couple, les membres ne réagissent pas toujours de la même manière. Certains régissent mieux à l’annonce des problèmes, d’autres résistent mieux sur la durée. Nous avons des bons et des mauvais moments, souvent en alternance. C’est bien, ça forme un équilibre car il y a en a toujours un pour prendre le relais.

Du point de vue de la cuisine

Même si j’ai été frustrée au début, lorsque je me suis rendue compte que j’allais devoir cuisiner pendant une durée indéterminée avec 1 poêle, une casserole et sans four, avec très peu de place et pas d’ustensiles, je m’y suis mise et, avec le temps, ce fut même un grand plaisir. Cela a été pour moi le coté très positif de cette aventure.  Quand on aime cuisiner, c’est partout et avec les moyens du bord. Certes, j’ai tout de même complété la cuisine avec quelques bricoles mais pas tant que cela, par manque de place.

Pour preuve : les dernières recettes de C'est moi qui l'ai fait.

Merci à tous nos amis qui nous ont invité à déjeuner ou à dîner pendant cette période. A charge de revanche dès que possible.

Le temps de revenir, de finir de meubler, de peindre quelques murs (au secours), de vider les cartons éparpillés un peu partout depuis presque un an et je serai de retour sur C’est moi qui l’ai fait !

Un signe ?

Notre cerisier qui depuis notre arrivée il y a 9 ans, n’avait jamais donné de cerises en a donné cette année (merci à Mustapha pour la cueillette).

vendredi 22 mai 2009

Atelier photo culinaire avec Isabelle Rozenbaum.

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Atelier photo culinaire avec Isabelle Rozenbaum

Faire passer le bon et le beau à travers une photo n’est pas facile et je m’en suis rendue compte au fur et à mesure des photos prises depuis la création de ce blog, n’ayant jamais pris beaucoup de photos auparavant.

Avec le temps, mes photos se sont améliorées (OUF !) puis je suis arrivée à un palier qui parfois me frustre.

C’est alors, qu’au détour d’un billet sur un blog de cuisine (impossible de me souvenir duquel), j’ai entendu parler des ateliers d’Isabelle Rozenbaum, photographe, notamment de très beaux livres de cuisine chez Minerva.

Profitant d’une baisse de mon activité, je me suis inscrite.

Difficile d’expliquer ce qui se passe durant ces ateliers, il faut le vivre pour le comprendre.

Tout ce que je sais, c’est qu’à la suite du premier atelier, je n’ai plus jamais pris une photo de la même manière, David a trouvé que mes photos se sont améliorées, ce qui m’a fait extrêmement plaisir. Aujourd’hui, je sais surtout tout le chemin qu’il me reste à parcourir.

Isabelle, après nous avoir donné des notions techniques sur la balance des blancs, la focale, la lumière, etc. a insiste également sur l’attention que nous mettons dans ce que nous photographions, sur le regard, sur notre posture lorsque nous photographions, sur le fait d’être à la bonne distance par rapport aux choses, sur le fait que la photographie culinaire est là pour faire envie, etc.

De notre coté et avec son aide, nous voyons nos photos de manière différente, ce qui peut parfois effrayer, tant nous disons de choses sur nous en photographiant un simple plat (je ne vous donne pas de détails, c’est trop personnel …).

Vendredi dernier, lors d’un atelier pratique, nous devions apporter un objet ou une recette qui nous pose des difficultés.

J’ai choisi d’apporter du chocolat que je trouve extrêmement difficile à photographier.

Et comme je suis gourmande, je n’ai pas apporté n’importe quel chocolat mais la barre infernale de chez Pralus qui porte bien nom : du praliné onctueux et diabolique dans lequel se cachent quelques noisettes, le tout entouré d’une couche de chocolat au lait (ou de chocolat noir).

Nous étions 5 à photographier cette barre sous toutes ses coutures : dans le papier, entière, coupée sur un planche, puis au moment de déguster, en coupant la barre en plusieurs morceaux, nous nous sommes rendues compte que c’est à ce moment là que la barre était la plus belle, prête à être partagée.

Pralus 6 vue 1

C’est ça aussi la magie de la photo.

Prochaine étape : sur les conseils d’Isabelle, je vais devoir investir dans un objectif macro. Il se trouve que je prends mes photos avec l’objectif de base du Nikon D70 que j’ai depuis 2 ans.
Vu le prix de ces objectifs, je vais peut-être essayer dans un premier temps avec un close-up qui d’adapte sur mon objectif et qui est beaucoup moins coûteux.
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Isabelle Rozenbaum
Atelier photographiques (culinaires mais pas seulement)

Son site

Son blog

Pour s’inscrire aux ateliers

Barre infernale de chez Pralus
35 rue de Rambuteau
75004 Paris

Pralus quatre vue 1




 







 

lundi 18 mai 2009

Muesli ou Granola maison, troisième édition

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Muesli ou Granola maison, troisième édition

Il y a des périodes pendant lesquelles je digère très mal le pain et tel le loup dans le conte de Grimm, j’ai l’impression d’avoir une pierre dans l’estomac.

Il semble que je ne sois pas la seule et que mon problème puisse venir du fait que certains pains proviennent de pâtons qui ont fermenté trop vite. En effet, si la fermentation est trop rapide, le gluten est beaucoup moins digeste pour nous que si la fermentation est longue. Mais bon, je ne suis pas une spécialiste et je dois avouer que je n’en suis qu’au début de mes investigations sur le sujet. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire cet article trouvé sur le site d’Arte, sur ce lien.

En attendant de me lancer dans les pains au levain maison, tout comme celui de Stéphanie que j’ai eu le grand plaisir de goûter, ou d’avoir l’assurance de n’acheter que des pains, au levain ou non, mais fabriqués de manière artisanale dans les boulangeries, j’ai considérablement réduit ma consommation. 

Pour le petit déjeuner, je suis revenue au muesli (granola) mais pas ceux du commerce qui, à part celui de la marque Dorset Céreals, ne me plaisent pas toujours. J’opte donc pour la version « fait maison ».

Jusqu’à aujourd’hui, j’ai décliné la même recette de base que vous pouvez trouver dans mon livre Cadeaux Gourmands avec une déclinaison sur mon blog.

Comme souvent dans ma cuisine, j’ai eu envie de changer en lisant la recette de Clea qui donne simplement des proportions, ce que je trouve très pratique. Sa recette, inspirée de celle du livre Rose Bakery consiste à faire griller un mélange de flocons d’avoine, de fruits secs, de jus de pomme et d’huile végétale au four puis à ajouter des fruits séchés.
Contrairement à ma recette qui contient du miel, dans la sienne, c’est le jus de pomme qui va sucrer le muesli.

Verdict : Cette version est effectivement bien croustillante, sans être sèche, comme le sont parfois les muesli. Elle ne nécessite pas d’ajouter de sucre, sauf si vous aimez votre muesli plus sucré, ce qui est mon cas. C’est un des meilleurs que je n’ai jamais fait. David, qui l’a goûté dimanche matin dans mon bol est fan également.

Granola ou muesli maison

Mise à jour : quand je n'ai plus de jus de pomme, j'ajoute du jus d'orange pressé type Tropicanna. Comme il est moins sucré, j'ajoute une cuillère à soupe de miel ou de Golden Syrup.

Ingrédients pour 1 kg de muesli

250 g de flocons d’avoine
150 g de flocons de blé
100 g de graines de tournesol
200 g d'éclats d'amandes ou amandes concassées
200 g de pruneaux
100 g de cranberries séchées
12,5 cl de jus de pomme
2 cuil. à soupe d’huile d’olive

Dans un grand bol, mélangez les flocons, les graines de tournesol et les amandes.
Ajoutez l’huile, le jus de pomme et mélangez bien.
Etalez sur une plaque de cuisson anti-adhésive et enfournez dans un four préchauffé à 150°C.
Faites cuire pendant 30 à 40 minutes en mélangeant de temps en temps.Le mélange doit être bine sec et croustillant.
Pendant ce temps, coupez les pruneaux en dés.
Lorsque le mélange est bien sec, sortez-le du four, versez-le dans un grand bol.
Ajoutez les cranberries et les dés de pruneaux puis mélangez.
Laissez refroidir puis mettez dans des bocaux.

Je mange mon granola avec du lait bien froid et j’ajoute un tout petit peu de sucre roux mais ce n’est pas une obligation.

Vous pouvez également offrir ce granola à un ami ou une amie, comme cadeau gourmand.

Note sur les ingrédients : j’achète tous les flocons (avoine et blé) dans une boutique bio qui a eu l’idée brillante de s’installer il y a 2 ans juste à coté de l’école de Noé. Idem pour les graines de tournesol. Vous pouvez varier les flocons en ajoutant des flocons d’orge que l’on trouve également dans les boutiques bio.
J’aime beaucoup ajouter des dattes à la place des pruneaux, ou des noix de pécan à la place des amandes. A vous de voir selon vos goûts et selon le contenu de vos placards.

vendredi 15 mai 2009

Sauce satay, new look.

Sauce satay vue 1 

Sauce satay

J’ai assisté aujourd’hui à un atelier photo dont je parlerai très certainement dans les jours qui viennent. 
Pour déjeuner, nous avions prévu de partager le repas, en apportant chacune quelque chose, plutôt que d’aller manger à l’extérieur.

Hier soir après être sortie avec David, j'etais tellement creuvée que je me suis retrouvée absolument incapable de cuisiner ce que j’avais prévu de faire. Dans ces cas là, je n’insiste pas, car c'est le meilleur moyen de tout rater.

Pour ne pas venir les mains vides, j’ai lavé une botte de radis que je venais juste de récupérer dans mon premier panier AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne). 
J’ai ensuite préparé une sauce satay (celle que j’avais déjà préparée pour cette salade de nouilles udon) pour accompagner les radis. Quelques fromages achetés sur le marché ont complété ma contribution.

Il n’est pas vraiment traditionnel d’accompagner les radis de sauce satay. Il s’agit d’une sauce que l’on trouve surtout en Thaïlande et qui est souvent servie avec des brochettes de poulet ou de boeuf. C’est un mélange de saveurs sucrées, salées, amères, acides et pimentées.
Nous avons beaucoup apprécié le mélange radis, sauce satay.

A la demande générale et pour que la recette de sauce satay ne soit pas noyée dans la masse des recettes de mon blog, je la rajoute ici.

NB : Il en existe déjà une version sur mon blog qui date d’il y a plus de 4 ans mais comme ma cuisine a évolué, je préfère aujourd’hui cette version.

Sauce Satay

Ingrédients pour 1 petit bol (20 cl)

1 gousse d’ail pelée
1 morceau de gingembre frais pelée de la taille de la gousse d’ail
1 cuil. à soupe d’huile
35 g de beurre de cacahuètes, soit une cuillère à soupe bombée
20 g de miel liquide, soit 2 cuillères à soupe rase
1 cuil. à café rase de purée de piment
1 cuil. à soupe de soja
1 cuil. à soupe de nuoc mam
Le jus d’un demi citron vert
3 cuil. à soupe d’eau
Le zeste d’un demi citron

Dans un petit bol, mélangez la sauce soja, le nuoc mam, le jus de citron, la purée de piment et l’eau.
Faites chauffer un wok ou une poêle sur feu vif.
Ajoutez l’ail écrasé, râpé ou émincé avec le gingembre râpé et faites revenir sur feu vif pendant 15 secondes.
Ajoutez le beurre de cacahuètes et le miel et mélangez rapidement jusqu’à ce que le mélange soit homogène.
Ajoutez le contenu du bol (sauce soja, citron, etc.) et mélangez jusqu’à ce que la sauce devienne épaisse, ce qui prend à peine 30 secondes.
Versez dans un bol, ajoutez le zeste de citron et laissez refroidir.

Conservez au frais dans un bocal.

Vous pouvez très facilement préparer cette sauce à l’avance et même doubler les proportions.

Mise à jour quelques années après

J'ai refait cette sauce, puis en la goûtant, j'ai trouvé qu'elle manquait de beurre de cacahuètes. J'ai donc doublé les quantités par rapport à la recette ci-dessous. Cela fait partie des mystères de la cuisine. 






 

mercredi 13 mai 2009

Martha Stewart, Biscuits, Sablés, Cookies, la bible des tout petits gâteaux.

Martha stewart


Martha Stewart, Biscuits, Sablés, Cookies, la bible des touts petits gâteaux

Et voilà, j’ai craqué et ce n’est pas banal. En général, je n’achète jamais de traductions de livres de cuisine anglo-saxons, j’ai bien trop peur de tomber sur des traductions hasardeuses d’ingrédients, du type « buttermilk » traduit par « babeurre » !

Rectificatif au 15 mai : si "buttermilk" se traduit bien par "babeurre" au Québec, en France, nous n'utilisons pas ce mot mais plutôt "lait fermenté" ou "lait ribot".

Mais là, en feuilletant le livre de Martha Stewart dans ma librairie, je n’ai pas pu résister.

Tout d’abords parce que les petits gâteaux et moi, c’est une grande histoire d’amour, comme vous pouvez le contacter en parcourant la rubrique « petits gâteaux et mignardises » sur mon blog.

Et puis, à la lecture rapide des recettes, rien ne m’a choqué, ce qui tendrait à dire que la traduction a été bien faite. Par ailleurs, je suis toujours sensible à la rigueur des anglo-saxons dans l’écriture des recettes.

Le livre de Martha Stewart a également une approche que je trouve originale puisque les petits gâteaux sont classés par texture (légers, tendres et moelleux, sablés, riches, croquants, etc) Comme l’explique très bien l’auteur, on est souvent attiré par une texture particulière. Un jour vous pouvez avoir envie d’un biscuit bien croustillant avec votre thé puis le lendemain de quelque chose de plus moelleux.

Dans ce livre, vous trouverez de grands classiques, comme des recettes fort sympathiques de cookies, des petits gâteaux anglo-saxons, comme les brandy snaps, les roulés au figues, très proches des figolu, d’autres que nous commençons un peu à connaître en France, comme les carrés au citron ou aux noix de pécan, beaucoup de petits gâteaux d’origine allemande, comme les Spritz, des sablés pour Noël, comme les sablés vitraux, etc. 
C’est effectivement une vraie bible qui contient plus de 150 recettes.

Bien entendu, les mesures américaines ont été converties mais je regrette juste que certaines mesures, comme le sirop d’érable soient proposées en ml pour des petites quantités car il aurait été plus simple de les laisser en cuillère à soupe (ex : 62 ml de sirop d’érable). 

A ma connaissance, c’est le premier livre de Martha Stewart qui a été traduit en Français ou du moins le premier après une longue période.

J’ai déjà prévu de faire les carrés au citron, les roulés aux figues, les sablés noix de pécan et sirop d’érable, ainsi que les sablés au citron et au fromage frais.

Si vous vous demandez depuis le début de ce billet « Mais qui est donc cette Martha Stewart ?»

Martha Stewart est LA reine du « fait maison » aux Etats-Unis avec un nombre impressionnant de livres, un magazine que vous pouvez trouver chez WHSmith à Paris (Martha’s Living), un site, un blog, une émission de cuisine (The Martha Stewart Show), etc. C’est une véritable femme d’affaire qui non seulement a donné aux américains l’envie de cuisiner mais également de recevoir, de faire du travail manuel, du jardinage, du bricolage et de la décoration. Elle est incontournable dès qu’on parle d’art de vivre à l’américaine. On aime ou pas. Pour plus d'infos, voilà un lien vers une de ses biographies.

J’ai beau réfléchir, je ne vois pas d’équivalent en France, alors que Martha Stewart approche de ses 70 ans.  Contrairement à d’autres stars de la cuisine en dehors de la France (je pense aux britanniques Jamie Oliver, Nigella Lawson, Gordon Ramsay) Martha Stewart n’est finalement pas très connue en France.

Et vous, vous connaissez Martha Stewart ? Avez vous déjà des livres d'elle ?
 

lundi 11 mai 2009

Rochers au praliné pas si rochers que cela.

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Rochers au praliné

Mercotte dit souvent qu’il faut essayer de refaire les recettes tout de suite après avoir suivi un cours de cuisine et elle a bien raison.

Il y a plus d’un an, j’ai eu la chance de participer à un atelier cuisine avec Christophe Felder, au jardin d’acclimatation, sur le thème du chocolat.

Durant ce cours, nous avons réalisé pas mal de choses, dont des rochers au praliné que j’avais adoré. Je n’ai pas refait ces rochers de suite car nous étions en plein milieu des travaux de notre cuisine.

Le temps est passé mais pas mon envie de refaire ces rochers.

Quelques jours avant de les préparer, j’ai bien retrouvé mes notes, ce qui n’est pas trop mal un an après, mais j’ai été plutôt déçue. En les parcourant, j’ai tout de suite constaté que si elles avaient un sens au moment de les prendre, ce que j’ose espérer, ce n’était plus du tout le cas un an après et les dosages entre praliné et chocolat que j’avais notés portaient à confusion.

Le principe du rocher est simple : vous mélangez du chocolat de couverture fondu à du praliné (fait maison dans mon cas) puis vous laissez prendre au frais. Vous coupez ensuite ce mélange praliné chocolat en cubes (vous pouvez également le mouler dans des demi sphères en silicone) que vous enrobez dans du chocolat de couverture tempéré auquel vous ajoutez des noisettes ou des amandes concassées afin d’obtenir un aspect extérieur irrégulier, caractéristique des rochers.

Je suis donc partie sur un dosage de 2 mesures de praliné pour 1 mesure de chocolat, mais au moment de démouler mon praliné pour le couper, celui-ci était bien trop souple pour être enrobé. Il faut dire que mon praliné maison est plus liquide que le praliné du commerce ou que celui que nous avions fait avec Christophe Felder.  Ne me laissant pas décourager, j’ai très légèrement ramolli mon praliné au bain marie et j’ai rajouté plus de chocolat de couverture fondu, au feeling.

Du coup, j’ai du patienter une journée supplémentaire pour la suite des opérations.

Au bout du compte, après avoir enragé sur mon manque d’organisation, j’ai réussi. Mes rochers sont un peu plus souples que ceux du commerce car le praliné est plus moelleux, mais ce n’est pas pour me déplaire, loin de là. Le contraste entre le croquant de l’extérieur et le moelleux du praliné nous a beaucoup plu. Ils ressemblent à un croisement entre un rocher au praliné et un bonbon de chocolat au praliné.

Lire la suite "Rochers au praliné pas si rochers que cela." »

jeudi 07 mai 2009

Poêlée de pommes de terre aux épices Massalé (Massala).

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Poêlée de pommes de terre aux épices Massalé (Massala)

Il y a 2 semaines,  je suis repartie de chez Chef Martial avec quelques pommes de terre primeur de Noirmoutier, suite à notre journée patate.

Dès le lendemain, je me suis remise aux fourneaux, les pommes de terre primeur étant toujours meilleures consommées rapidement.

J’avais dans l’idée de faire les fameuses pommes de terre à l’indienne que l’on appelle « bombay aloo ou bombay potatoes » et que  nous affectionnons tout particulièrement dans la famille pour accompagner nos curry indiens, au même titre que le dalh (lentilles cuisinées aux épices), le riz basmati, les pains nans (ou les pains chapatis pour David) et les chutneys.
Malheureusement, le stock d’épices de notre appartement éphémère n’était pas à la hauteur de mes espérances.

J’ai donc fait avec les moyens du bord, remettant à plus tard les « bombay aloo » de mes rêves.

Cette poêlée est plus parfumée qu’épicée et elle apporte un coté exotique à la pomme de terre primeur, sans en retirer son goût, ni son fondant que j’aime tout particulièrement. Vous pouvez sans hésitation la proposer à des enfants. Elle est savoureuse, colorée et se marie très bien avec du poisson, du poulet ou avec une salade verte pour un repas végétarien.

Poêlée de pommes de terre aux épices Massalé (massala)

Ingrédients pour 4 personnes

600 g de pommes de terre primeur
3 tomates
½ oignon rouge
1 gousse d’ail pelée
1 morceau de gingembre pelé de la même taille que la gousse d’ail
1 cuil. à café bombée de Massalé doux (voir note)
½ cuil. à café rase de curcuma
2 cuil. à soupe d’huile d’olive
Fleur de sel
Gros sel
Coriandre fraîche

Lavez les pommes de terre (sans les peler) puis mettez-les dans une casserole.
Recouvrez d’eau froide puis portez à ébullition.
Salez au gros el, baissez le feu et laissez frémir jusqu’à ce qu’elles soient presque cuites.
Egouttez et gardez au chaud.
Pendant ce temps, émincez l’oignon, l’ail et râpez le gingembre.
Retirez le pédoncule des tomates puis coupez-les en cubes.
Faites chauffer une poêle ou une sauteuse avec l’huile d’olive.
Ajoutez l’oignon, l’ail, le gingembre et faites-les revenir pendant 3 minutes sur feu doux.
Ajoutez les épices (massalé et curcuma) puis mélangez.
Ajoutez les tomates, mélangez et laissez mijoter pendant 3 minutes.
Ajoutez les pommes de terre coupées en deux ou en quatre et 2 cuillères à soupe d’eau.
Mélangez et laissez mijoter pendant 5 minutes, jusqu’à ce que les pommes de terre soient cuites.
Salez à la felur de sel et servez avec la coriandre ciselée.

Note sur les ingrédients

J’ai utilisé un mélange d’épices appelé Massalé (ou massala) de chez terre Exotique. Il s’agit d’un mélange traditionnel d’épices originaire de la Réunion ou de l’île Maurice et sa composition varie selon les familles. Celui de Terre Exotique contient : curcuma, coriandre, cumin, moutarde, riz, dholl jaune, poivre noir, cannelle, cardamome, girofle, feuilles aromatiques.
Le terme massalé ou massala est également employé pour les plats cuisinés avec ce mélange d’épices, tout comme le curry désigne un mélange d’épices et les plats réalisés avec.

Si vous n’avez pas d’épices massalé, remplacez par du curry doux ou par du garam massala (mélange d’épices utilisé dans la cuisine indienne).

 


 

lundi 04 mai 2009

Sablés diamant au citron .

Sables diamant vue 1

Sablés diamant au citron

Plus le "frigo" est petit, plus il est facile à gérer (c’est pareil pour les placards à vêtements, petit clin d’œil à Ingrid). Il m’arrive en ce moment de pouvoir faire un repas avec la moitié du contenu de notre réfrigérateur et j’avoue trouver cela assez pratique. Le seul problème : le beurre que j’ai acheté par réflexe, et que je n’utilise que très peu, ne faisant ni pâte à tarte, ni gâteau, faute de four.

Il était donc urgent de faire quelque chose. J’ai choisi une de mes recettes chouchou : les sablés diamant, fleuron des petits fours secs à la française. L’expression petits fours secs est un rien désuète non ? On les appelle sablés diamants car, avant de les couper en tranches, on les badigeonne de jaune d’œuf, puis on les roule dans du sucre cristal, ce qui donne un aspect « diamant » après la cuisson. Pour les miens, j’ai triché et je n’ai pas réalisé cette étape ultime, ce sont donc de vrais faux sablés diamant.

Pour changer des versions traditionnelles à la vanille ou au chocolat, j’ai ajouté du zeste de ciron vert et un soupçon de jus de citron. Aussitôt cuits chez mes amis Ingrid et Frédéric, nous leur avons fait un sort en buvant un thé et je me demande si je ne vais pas prendre l’habitude d’apporter des boudins de pâte à faire cuire dès que j’arrive chez quelqu'un. Cela me permettrait de tester des tas de fours. Pas mal comme idée, non ?

Vous remarquerez que mes sablés sont relativement pâles, c’est parce que je les préfère un peu sous cuits, c'est-à-dire croustillants à l’extérieur et plus moelleux à l’intérieur. Libre à vous de les faire cuire un peu plus longtemps, mais pas trop non plus.

Sablés diamant au citron

Ingrédients pour une trentaine de sablés

150 g de beurre demi sel mou
100 g de sucre
1 jaune d’œuf
250 g de farine
Le zeste d’un citron vert
1 cuil. à soupe de jus de citron vert

Dans un grand bol, mélangez à la spatule le beurre, le sucre, le zeste de citron et le jaune d’œuf, jusqu’à ce que le mélange soit bien homogène et crémeux.
Ajoutez la farine et sablez le mélange entre vos mains.
Ajoutez le jus de citron et malaxez la pâte, juste assez pour pouvoir former une boule.
Divisez la pâte en deux puis formez 2 boudins que vous roulerez dans du film étirable.
Mettez-les au frais pendant au moins 30 minutes.
Préchauffez votre four à 180°C (th. 6).
Coupez chaque boudin en tranches de 1 cm d’épaisseur et déposez-les sur une plaque de cuisson.
Enfournez pour 10 à 12 minutes, jusqu’à ce que le pourtour du sablé soit doré.
Retirez-les de la plaque de cuisson à l’aide d’une spatule puis laissez refroidir sur une grille.

J'utilise toujours du beurre demi sel. Si vous utilisez du beurre doux, ajoutez 1 ou 2 pincées de sel avec la farine.

Note sur les zestes de citron

J’ai utilisé ma fameuse râpe microplane qui donne une quantité de zeste assez importante et des zestes bien parfumés. Si vous n’en avez pas, je vous conseille d’utiliser 2 citrons verts au lieu de 2 puis de bien émincer les zestes que vous aurez prélevés à l’aide d’un zesteur.

Si vous voulez encore augmenter la saveur du citron, vous pouvez prélever les zestes la veille, les mélanger au sucre puis conserver le mélange dans une petite boite hermétique.

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