mignardises et petits gateaux
> 05/06/2009
Sablés sucrés au fromage frais et aux noix de pécan.
Sablés sucrés au fromage frais et aux noix de pécan
OUF, j’ai bien cru que j’avais perdu mon nouveau livre de Martha Stewart « Biscuits, Sablés, Cookies ». En arrivant dans notre maison, il y a presque 2 semaines, je l’ai rangé dans un endroit étrange en me disant « si tu le ranges là, tu ne vas pas le retrouver ». Comme je ne m’écoute jamais (ma vie serait bien trop simple), tout comme il parait que je n’écoute pas beaucoup les autres, j’ai effectivement mis du temps à le retrouver. Ca vous arrive parfois ?
J’ai dit beaucoup de bien de ce livre dans ce billet qui avait déclenché beaucoup de commentaires, mais je n’avais pas encore eu le loisir de tester les recettes. En le feuilletant à nouveau, savourant le calme retrouvé de la maison, j’ai eu envie de ces sablés, par gourmandise mais aussi par curiosité, histoire de voir comment se comporte le fromage frais dans des petits gâteaux. Si les américains utilisent beaucoup le fromage frais (philadelphia cream cheese) dans leurs desserts, ce n’est pas si fréquent en France, en dehors du cheesecake, qui a facilement franchi l’Atlantique pour la version New York Cheesecake ou la Manche pour la version britannique.
Par rapport à la recette d’origine, j’ai divisé les quantités par deux, Martha Stewart semble particulièrement généreuse lorsqu’elle cuisine, j’ai utilisé des noix de pécan à la place des noix, et une vraie gousse de vanille à la place de l’extrait. Je n’ai pas mis de sel avec la farine, car j’ai utilisé du beurre demi sel.
Sablés sucrés au fromage frais et aux noix de pécan
Ingrédients pour une trentaine de sablés
230 g de beurre demi sel
75 g de fromage frais type Saint Moret
1 gousse de vanille
125 g de sucre en poudre
280 g de farine
75 g de noix de pécan grillées et grossièrement concassées
50 g de noix de pécan concassées assez finement, pour la finition
Dans le bol d’un robot ou à l’aide d’un batteur électrique, mélangez le beurre et le fromage frais pendant 2 minutes, jusqu’à ce que le mélange soit mousseux.
Ajoutez le sucre, les graines de la gousse de vanille et mélangez à nouveau.
Ajoutez la farine, les noix de pécan (75 g) et mélangez à petite vitesse, juste assez pour incorporer la farine.
Sur une surface farinée, formez 2 boudins de 5 cm de diamètre et d’environ 18 cm de long.
Entourez de film étirable et mettez au congélateur pendant 30 minutes, afin de raffermir la pâte.
Si vous ne souhaitez pas faire cuire vos sablés tout de suite, mettez-les au frais plutôt qu’au congélateur, pendant 2 jours maximum.
Préchauffez votre four à 180°C.
Roulez les boudins dans les noix finement concassées puis coupez en tranches de 1 cm de large.
Enfournez pour 12 à 15 minutes, jusqu’à ce que le pourtour soit doré.
Faites-les refroidir sur une grille puis conservez-les dans un boite métallique pendant 2 à 3 jours.
Verdict : les recettes de Martha Stewart sont fiables et rien que pour cela je ne regrette pas mon achat. Je n’aurais jamais pensé à mettre du fromage frais dans des sablés mais je suis sous le charme, cela donne un centre très légèrement moelleux, sans être mou et un pourtour bien croustillant, sans être sec. Malgré leur taille, ils donnent une impression de légèreté. La prochaine fois, je vais juste les faire un peu plus petit (3 à 4 cm de diamètre au lieu de 5).
N’hésitez pas à rendre visite au blog de Mercotte qui elle aussi a flashé sur le livre de Martha Stewart, elle a déjà testé de nombreuses recettes.
Posté le 5 juin 2009 | dans mignardises et petits gateaux | Permalink | Commentaires (27) | TrackBack (0)
> 04/05/2009
Sablés diamant au citron .
Plus le "frigo" est petit, plus il est facile à gérer (c’est pareil pour les placards à vêtements, petit clin d’œil à Ingrid). Il m’arrive en ce moment de pouvoir faire un repas avec la moitié du contenu de notre réfrigérateur et j’avoue trouver cela assez pratique. Le seul problème : le beurre que j’ai acheté par réflexe, et que je n’utilise que très peu, ne faisant ni pâte à tarte, ni gâteau, faute de four.
Il était donc urgent de faire quelque chose. J’ai choisi une de mes recettes chouchou : les sablés diamant, fleuron des petits fours secs à la française. L’expression petits fours secs est un rien désuète non ? On les appelle sablés diamants car, avant de les couper en tranches, on les badigeonne de jaune d’œuf, puis on les roule dans du sucre cristal, ce qui donne un aspect « diamant » après la cuisson. Pour les miens, j’ai triché et je n’ai pas réalisé cette étape ultime, ce sont donc de vrais faux sablés diamant.
Pour changer des versions traditionnelles à la vanille ou au chocolat, j’ai ajouté du zeste de ciron vert et un soupçon de jus de citron. Aussitôt cuits chez mes amis Ingrid et Frédéric, nous leur avons fait un sort en buvant un thé et je me demande si je ne vais pas prendre l’habitude d’apporter des boudins de pâte à faire cuire dès que j’arrive chez quelqu'un. Cela me permettrait de tester des tas de fours. Pas mal comme idée, non ?
Vous remarquerez que mes sablés sont relativement pâles, c’est parce que je les préfère un peu sous cuits, c'est-à-dire croustillants à l’extérieur et plus moelleux à l’intérieur. Libre à vous de les faire cuire un peu plus longtemps, mais pas trop non plus.
Sablés diamant au citron
Ingrédients pour une trentaine de sablés
150 g de beurre demi sel mou
100 g de sucre
1 jaune d’œuf
250 g de farine
Le zeste d’un citron vert
1 cuil. à soupe de jus de citron vert
Dans un grand bol, mélangez à la spatule le beurre, le sucre, le zeste de citron et le jaune d’œuf, jusqu’à ce que le mélange soit bien homogène et crémeux.
Ajoutez la farine et sablez le mélange entre vos mains.
Ajoutez le jus de citron et malaxez la pâte, juste assez pour pouvoir former une boule.
Divisez la pâte en deux puis formez 2 boudins que vous roulerez dans du film étirable.
Mettez-les au frais pendant au moins 30 minutes.
Préchauffez votre four à 180°C (th. 6).
Coupez chaque boudin en tranches de 1 cm d’épaisseur et déposez-les sur une plaque de cuisson.
Enfournez pour 10 à 12 minutes, jusqu’à ce que le pourtour du sablé soit doré.
Retirez-les de la plaque de cuisson à l’aide d’une spatule puis laissez refroidir sur une grille.
J'utilise toujours du beurre demi sel. Si vous utilisez du beurre doux, ajoutez 1 ou 2 pincées de sel avec la farine.
Note sur les zestes de citron
J’ai utilisé ma fameuse râpe microplane qui donne une quantité de zeste assez importante et des zestes bien parfumés. Si vous n’en avez pas, je vous conseille d’utiliser 2 citrons verts au lieu de 2 puis de bien émincer les zestes que vous aurez prélevés à l’aide d’un zesteur.
Si vous voulez encore augmenter la saveur du citron, vous pouvez prélever les zestes la veille, les mélanger au sucre puis conserver le mélange dans une petite boite hermétique.
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Posté le 4 mai 2009 | dans mignardises et petits gateaux | Permalink | Commentaires (19) | TrackBack (0)
> 28/01/2009
Langues de chat aux éclats de fèves de cacao.
Langues de chat aux éclats de fèves de cacao
Parce qu’une seule personne laisse des commentaires politiques sur mon blog de manière intempestive, je suis obligée, temporairement, d’approuver manuellement chacun de vos commentaires, au fur et à mesure de leur arrivée. Ne soyez donc pas surpris s’ils n’apparaissent pas instantanément.
De tous les desserts présents sur mon blog, j’ai une passion toute particulière pour les petits pots de crème au chocolat. Dans le jargon des pâtissiers, on les appelle « crémeux au chocolat » et il s’agit tout simplement d’une crème anglaise que l’on verse en trois fois sur du chocolat.
Je ne compte plus les fois où j’ai préparé ces petits pots et il serait grand temps que j’arrête de compter sur ma mémoire des détails et que je commence à noter ce que je prépare à mes invités, comme le fait ma sœur Caroline depuis des années, afin de ne pas lasser mon entourage.
Un samedi soir récent, j’ai à nouveau craqué et j’ai apporté chez des amis ces fameux petits pots. Je n’ai pas encore trouvé quelqu’un qui ne les apprécie pas (j’ai encore renouvelé l’expérience dimanche dernier en faisant la connaissance du nouveau groupe de Rock dans lequel David est bassiste). Il faut dire que je les sers toujours en petite quantité, afin de laisser une très légère sensation de frustration qui peut parfois augmenter le plaisir.
Cette fois, j’avais décidé d’innover en les servant avec des langues de chat faites avec les blancs d’œufs non utilisés par les crèmes. Telle Pierrette et son pot de lait, je me voyais déjà présenter mes crèmes avec de jolies langues de chat et j’avais même imaginé d’y déposer délicatement du grué de cacao (éclats de fèves de cacao) avant la cuisson, tout en me demandant ce que cela allait donner coté goût et coté aspect. .
Mais voilà qu’en ouvrant mon placard, j’ai eu la désagréable surprise de ne pas trouver un gramme de farine. J’ai préféré renoncer à mon projet plutôt que de sortir dans le froid, un samedi après midi, fidèle à mon principe d’éviter les boutiques ce jour précis, sauf en cas d’extrême urgence.
Le lundi, j’ai fini par utiliser mes blancs d’œufs pour faire les langues de chat. Grâce au dernier petit pot de crème au chocolat, j’ai pu juger de ce que cela aurait pu donner si j’avais eu de la farine ce samedi là.
S’il vous reste des blancs d’œufs, je vous conseille vivement de les préparer, c’est un jeu d’enfant et elles se conservent très bien pendant une semaine en gardant tout leur croquant.
Langues de chat aux éclats de fèves de cacao
Ingrédients pour une quarantaine de langues de chat
90 g de beurre demi-sel mou
90 g de sucre
3 blancs d'oeufs
90 g de farine
3 cuil. à soupe de grué de cacao
Dans un bol, mélangez le beurre et le sucre, jusqu'à ce que le mélange soit bien crémeux.
Ajoutez les blancs et mélangez.
Versez la farine et mélangez à nouveau.
Couvrez et réservez au frais pendant 1 heure.
Préchauffez votre four à 180°C (th. 6).
Remplissez une poche à douille munie d’un embout de 5 mm avec la pâte.
Formez des bâtonnets de pâte de 7 cm de long et de 1 cm d’épaisseur, sur une plaque de cuisson anti-adhésive en les espaçant bien car la pâte va s'étaler.
Parsemez de grué de cacao (éclats de féves de cacao).
Enfournez pour 5 à 7 minutes, jusqu’à ce que le bord des langues de chat soit bien doré.
Dès la sortie du four, décollez les langues de chat de la plaque à l'aide d'une spatule et faites-les refroidir sur une grille.
Conservez-les dans une boite en métal ou dans un bocal en verre pendant 1 semaine.
Posté le 28 jan 2009 | dans mignardises et petits gateaux | Permalink | Commentaires (30) | TrackBack (0)
> 26/01/2009
Madeleines : mes lectrices et mes lecteurs ont du talent.
Madeleines : mes lectrices et mes lecteurs ont du talent
Crédit photo : Aurélie
A l’aube des 5 ans de C’est Moi qui l’ai fait, j’ai eu le temps de prendre du recul par rapport à ce blog que je nourris plusieurs fois par semaine. Je sais aujourd’hui que mon plus grand plaisir est quand vous réalisez mes recettes. Même si je n’ai pas toujours le temps de répondre à vos mails et à vos commentaires (mille excuses pour cela), je suis toujours ravie de lire vos retours d’expérience.
Ce week-end, Aurélie, 30 ans, lectrice de C’est moi qui l’ai fait depuis plusieurs années, m’a envoyé un très gentil mail après avoir préparé des madeleines, en suivant cette recette.
Son mail est accompagné de magnifiques photos que je rajoute ici, avec son autorisation.
Merci encore à toi Aurélie et merci à toutes et à tous pour ce partage, vous ne pouvez pas imaginer combien cela me rend heureuse.
Crédit photo : Aurélie
Posté le 26 jan 2009 | dans mignardises et petits gateaux | Permalink | Commentaires (10) | TrackBack (0)
> 20/01/2009
Madeleines : recette de base.
Madeleines : recette de base
Ce que j'adore avec la pâtisserie c'est que la plupart des bases sont immuables. Cela ne veut pas forcément dire que ce soit facile, mais j'aime ce coté rassurant qui permet ensuite de varier les recettes à l'infini. De temps en temps, je fais des écarts par rapport aux sacro saintes recettes. Il m’arrive d’être récompensée par cette hardiesse mais pas toujours et ça, c’est passionnant.
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Par exemple, il n'y a pas trente six façons de faire une crème anglaise, des financiers, un quatre quart, un crémeux au chocolat, un sablé breton, etc. Si vous regardez bien la recette de base des macarons, elle est pratiquement toujours la même, viennent ensuite les trucs et les astuces de chacun, en fonction de leur expérience et c’est ce qui fera toute la différence.
Beaucoup disent que la pâtisserie s’apparente à de la chimie et c’est pourquoi les dosages des ingrédients sont particulièrement précis. On pourrait ajouter, en plus du dosage, l’importance de la température des ingrédients et des mélanges, mais là, c’est une autre histoire.
Et comme il faut bien une exception à la règle, j’ai toujours été très intriguée, voire agacée par la diversité des recettes lorsqu'il s'agit de madeleines, mon petit gâteau chouchou dans la pâtisserie française.
Certains pâtissiers utilisent de la levure chimique, d'autres non, certains baissent la température du four après formation de la bosse, d’autres non, certains font reposer la pâte au frais, d’autres non et, pire que tout, les proportions entre les différents ingrédients de chaque recette ne semblent obéir à aucune règle et c'est assez perturbant.
Il se trouve qu’une de mes lectrices, en découvrant ce billet, m’a envoyé un mail ce week-end en me disant qu’elle avait passé des heures à chercher une recette de madeleines et qu’elle était très surprise du nombre de recettes différentes sur le sujet.
Après avoir essayé des tas de recettes, j’ai fini par adopté cette version, une compilation de je ne sais plus combien d’autres et, jusqu’à nouvel ordre, elle me convient parfaitement.
Le centre de la madeleine est moelleux, le bord est croustillant et l’ensemble assez léger.
Vous en trouverez une version au thé vert matcha dans mon dernier livre Slunch.
Voilà la version nature.
Madeleines
Ingrédients pour 24 madeleines
150 g de beurre demi-sel
4 oeufs
2 jaunes
135 g de sucre
135 g de farine
8 g de levure chimique
Beurrez votre moule à madeleines (sauf s’il est en silicone) et mettez-le au frais.
Préchauffez votre four à 210 °C (th. 7).
Faites fondre le beurre sur feu doux, dans une casserole, puis versez dans un petit bol.
Dans un grand bol, mélangez les oeufs, les jaunes et le sucre, à l’aide d’un fouet.
Ajoutez la farine, la levure, puis mélangez jusqu’à ce que la pâte soit bien lisse.
Ajoutez le beurre fondu et tiédi et mélangez bien.
Remplissez les alvéoles du moule à madeleines et enfournez pour 5 minutes.
Baissez la température du four à 180 °C (th. 6), et poursuivez la cuisson pendant environ 5 minutes.
Les madeleines doivent être dorées.
Laissez tiédir, puis démoulez en tapant le moule sur une grille.
Laissez refroidir sur la grille et dégustez.
Je préfère de beaucoup les madeleines cuites dans un moule en métal et j’en ai déjà beaucoup parlé dans ce billet. Si vous utilisez des moules souples en silicone, le temps de cuisson sera légèrement différent (2 à 3 minutes de plus).
Posté le 20 jan 2009 | dans mignardises et petits gateaux | Permalink | Commentaires (25) | TrackBack (0)
> 16/01/2009
Macarons moelleux à la noisette .
Macarons moelleux à la noisette
Ces derniers temps, j’ai fait pas mal de tartes à base de sablés bretons, selon cette recette, et je me suis donc retrouvée avec des blancs d’œufs. Comme souvent, je les congèle, en écrivant bien consciencieusement le nombre de blancs sur la boite.
Pour plus d'informations sur la conservation des blancs, je vous invite à lire "Du bon usage des blancs d'oeufs" sur ce billet sur A Table Et Compagnie.
La plupart du temps, je me sers des blancs pour faire des financiers ou des mini moelleux au chocolat (recette de mon livre cadeaux gourmands) que je sers avec le café.
Juste après Noël, je me suis accordée le droit d’être flemmarde * et de préparer une recette la plus simple possible avec mes blancs d’œufs.
Je me suis donc inspirée de ma propre recette d'amaretti, réalisée il y a quelque temps pour Goosto en remplaçant la poudre d’amandes par de la poudre de noisettes, juste pour voir et peut être inconsciemment pour essayer de reproduire les Nocciolini que j’achète parfois chez mon traiteur italien.
Cette recette a beau être la simplicité même, c’est un véritable plaisir de pouvoir, dans les jours qui suivent, mordre dans un de ces macarons bien moelleux et très légèrement croustillants au bord, tout en se souvenant du peu de temps que vous y avez consacré.
Ah, que c’est bon parfois d’être flemmarde * en cuisine !
* à chaque fois que je me targue d’être flemmarde, David me rétorque toujours qu’il aimerait être flémard comme je le suis. Je prends cela comme un compliment !
Macarons moelleux à la noisette
Ingrédients pour une vingtaine de macarons
175 g de poudre de noisettes
150 g de sucre
2 blancs d’œuf calibre moyen
50 g de sucre glace pour la finition
Dans un grand bol, mélangez la poudre de noisettes et le sucre.
Ajoutez les blancs et mélangez à l’aide d’un batteur électrique, jusqu’à ce que le mélange soit homogène.
Préchauffez votre four à 150 °C.
A l’aide de vos mains, formez des boules de la taille d’une petite noix puis déposez-les au fur et à mesure sur une plaque de cuisson.
Aplatissez-les légèrement à l’aide d’une fourchette.
Enfournez et faites-les cuire pendant 20 minutes environ.
Ils doivent être légèrement dorés et doivent se décoller sans problème de la plaque.
Retirez-les de la plaque à l’aide d’une spatule puis laissez-les refroidir sur une grille.
Avec mon four et ce temps de cuisson, ils restent moelleux et très légèrement croustillants au bord. Si vous les souhaitez plus secs, prolongez la cuisson.
L’idéal est d’en faire cuire 4 ou 5 afin de tester le temps de cuisson qui donne la texture que vous souhaitez.
Ces macarons se conservent au moins une semaine dans une boite hermétique.
Excellent week-end à vous.
Posté le 16 jan 2009 | dans mignardises et petits gateaux | Permalink | Commentaires (16) | TrackBack (0)
> 16/12/2008
Sablés vitraux pour le sapin : vive le travail manuel dans la cuisine.
Sablés vitraux pour le sapin
Cela fait des années que je rêve d’un sapin de Noël aux décorations comestibles, comme l’on voit parfois dans les magazines de décoration avec des enfants toujours bien coiffés (en général une fille et un garçon) et surtout pas vêtus de jeans.
Avez-vous remarqué comme la vie est souvent bien loin de ces images ? J’imagine qu’elles sont juste là pour titiller notre créativité ou pour nous faire fastasmer (sauf pour les enfants bien coiffés (quoique) et "surtout pas vêtus de jeans" car moi les jeans, je trouve cela super pratique).
Je n’ai donc jamais réussi à m’approcher de ces images de sapins idylliques sur papier glacé, tout simplement, parce que je n’ai pas pris le temps de m’y atteler.
Hier, profitant d’une première journée calme depuis bien longtemps, je me suis attelée à la tache, juste après le déjeuner. J’avais vu ces sablés dans le numéro de décembre du magazine BBC Good Food et j’ai trouvé l’idée plutôt ingénieuse. Ce n’est pas nouveau car j’ai retrouvé pile le lendemain chez ma belle sœur, un numéro de BBC Good Food d’il y a 15 ans dans lequel il y avait la même recette !
Le principe est simple : vous faites une pâte sablée, celle que vous préférez, en prenant soin d’en choisir une qui s’étale bien. Vous créez des formes à l’aide d’un emporte pièce puis vous évidez le centre à l’aide d’un autre emporte pièce de la même forme mais plus petit.
Le centre est formé de bonbons acidulés durs que l’on écrase.
Dans le four, les éclats de bonbon vont fondre. A la sortie du four, le centre va refroidir, se durcir et créer cet effet vitrail que j’ai essayé de monter en photo. C’est assez magique et cela a fonctionné du premier coup.
J’ai utilisé des bonbons ricola sans sucre de 3 couleurs différentes: jaune, orange et rouge. Les jaunes et les oranges sont devenus de la même couleur, un peu triste à mon goût (voire première photo), le rouge a donné le résultat le plus sympa. N’hésitez pas à essayer avec d’autres bonbons et d’autres couleurs.
J’ai adoré cette activité, mi travail manuel, mi cuisine et je compte bien m’y atteler à nouveau avec les enfants lorsqu’ils seront en vacances.
Lire la suite "Sablés vitraux pour le sapin : vive le travail manuel dans la cuisine."
Posté le 16 déc 2008 | dans mignardises et petits gateaux | Permalink | Commentaires (42) | TrackBack (0)
> 27/11/2008
Madeleines : moules en silicone ou moules en métal ?
Madeleines : moules en silicone ou moules en métal ?
Alors que je testais une recette de madeleines et que j’avais trop de pâte pour remplir, soit mes moules en silicone, soit mon moule en métal, je me suis dit que ce serait amusant de faire cuire ma pâte dans les 2 types de moules afin de tester la différence de cuisson.
Il y a 10 ans, je ne connaissais même pas l’existence des moules souples en silicone déjà utilisés depuis fort longtemps par les pâtissiers. A ma connaissance, c’est la marque Demarle (moules flexipan) qui la première a commencé à vendre ses moules aux particuliers.
Aujourd’hui, j’aurai beaucoup de mal à m’en passer et je ne pense pas être la seule car ils sont vraiment entrés dans nos cuisines.
Tout comme les moules en métal, il y a de bons moules souples en silicone et d’autres moins bons, voire catastrophiques. Je vous conseille vivement d’éviter les marques vraiment bon marchés, vous seriez déçus car certains accrochent, ce qui est un comble pour ce type de moule, d’autres ne conduisent pas bien la chaleur, gênant ainsi la cuisson homogène de vos gâteaux, un peu comme les moules en métal de mauvaise qualité.
Pour les madeleines, j’ai été vraiment surprise par la différence de résultat et j’avoue que je préfère la version « moule en métal », même si la version « moule en silicone » est plus rapide.
Je trouve que les madeleines cuites dans le moule en métal sont plus jolies, la bosse est plus « franche » et surtout, elles ont un bord plus croustillant, ce qui les rend meilleures à la dégustation. Le dos de la madeleine a une couleur uniforme et dorée dans la version »moule en métal » et un peu trop blanche dans la version « moule en silicone ». La cuisson prend plus de temps dans les moules en silicone (2 minutes environ).
En revanche, la texture centrale et le goût sont identiques dans les deux versions. Il ne faut pas oublier non plus que les moules en silicone n’ont pas besoin d’être beurrés. Pour le moule en métal, si vous l’avez bien beurré, le démoulage se fait également très facilement. Il suffit de retourner le moule sur une grille puis de taper un grand coup, les madeleines viendront toute seules.
Voilà les photos des madeleines dans les deux versions.
A droite version moule en silicone, à gauche moule en métal.
En bas à droite "moule en métal", en haut à gauche "moule en silicone" avec la bosse moins "franche".
Remarque : pour ce test, j’ai utilisé la même pâte. En revanche, je n’ai pas testé différentes marques de moules, ce qui pourrait complètement changer la donne. Mon moule en métal est un moule « pro » de la marque Gobel, mon moule en silicone est de la marque Gastroflex, également acheté dans une boutique « Pro ».
Et vous, avez-vous remarqué des choses semblables ?
Posté le 27 nov 2008 | dans mignardises et petits gateaux | Permalink | Commentaires (53) | TrackBack (0)
> 08/10/2008
Les Spritzbredle à la noix de coco de ma mère, ou souvenirs d’enfance
Les Spritzbredle à la noix de coco de ma mère, ou souvenirs d’enfance
Un peu de vocabulaire avant de commencer ?
Bredle (ou bredele) veut dire « petit gâteau » Si vous les faites pour Noël, ils seront alors des Winachtsbredle
Spritz veut dire douille et se réfère à la forme cannelée des biscuits
Les Spritzbredle sont une véritable institution en Alsace, Lorraine et en Allemagne, etc.
Lorsque mes sœurs et moi étions enfants, ma mère préparait, juste avant Noël, des Spritzbredle à la noix de coco. Je me souviens qu’elle s’y attelait le mercredi après le déjeuner pour terminer en début de soirée. Le jeudi, elle retournait travailler en emportant toujours une grosse boîte de ces spritzbredle pour ses collègues.
J’ai beau me creuser la tête, je ne me souviens pas de l’avoir vraiment aidée car je crois que ma mère fait partie de ces personnes qui préfèrent cuisiner seules. En revanche, je devais observer car, lorsqu’elle a refait ces gâteaux devant moi, il y a quelques semaines, soit 30 ans après, je me suis souvenu à la perfection de ses gestes, des odeurs et des bruits, tout comme mes 2 soeurs d’ailleurs. C’est drôle la mémoire non ?
Cette recette lui a été donnée par ma tante Arlette, au début de son mariage. Comme le dit souvent ma mère, ma grand-mère maternelle était une cuisinière hors pair mais ma mère ne s’est intéressée à la cuisine que beaucoup plus tard, elle n’a donc aucune recette qui lui vient de sa mère.
C’est ce qu’elle m’a confié au mois d’Août alors que je passais quelques jours chez eux, mais je ne sais pas s’il y avait du regret dans cette constatation. Nous avions décidé qu’elle me montrerait comment faire ces petits gâteaux, de mémoire car elle ne se souvenait plus de l’endroit où était sa recette.
J’étais très émue car ces gâteaux représentent mon enfance et surtout ma culture lorraine et alsacienne que j’ai parfois l’impression de perdre.
J’étais encore plus émue lorsque ma mère m’a donné son vieux robot Moulinex (je devrais même dire un robot Vintage) afin que je puisse prendre le relais. Il se trouve que la particularité de ses gâteaux est d’avoir cette forme cannelée que l’on obtient :
1. à l’aide d’une poche à douille munie d’un embout cannelé mais ce n’est pas facile car la pâte est assez dense
2. à l’aide d’une presse à biscuit, que l’on trouve beaucoup en Alsace, en Lorraine et en Allemagne
3. à l’aide d’un hachoir à viande électrique dans lequel on insère le motif désiré, comme avec ce robot Vintage Moulinex.
J’ai hâte que Noël approche, juste pour pouvoir les refaire. Je vous confierai alors la recette des Spritzbredle, que j’ai notée précieusement.
En attendant, quelques images de la préparation.

Posté le 8 oct 2008 | dans mignardises et petits gateaux | Permalink | Commentaires (20) | TrackBack (0)
> 02/07/2008
Pâte de pistaches faite maison pour ne pas aller faire des courses
Pâte de pistaches faite maison
Si je devais faire une liste des « j’aime, j’aime pas », à la façon d’Amélie Poulain, je finirais par « je n’aime pas aller faire des courses s’il ne me manque qu’1 ou 2 ingrédients».
Je fais alors le maximum pour me débrouiller avec ce que j’ai sous le coude et c’est même comme cela que j’ai créé mes meilleures recettes. Pas très glamour comme source d’inspiration, je vous l’accorde.
D’ailleurs, si je devais faire passer un seul message à toutes celles et à tous ceux qui achètent mes livres de cuisine et qui passent sur ce blog : prenez mes recettes comme des bases et n’hésitez pas à remplacer certains ingrédients par d’autres, tout en restant dans des dimensions raisonnables.
Vendredi, en plein milieu de la préparation d’une tarte pour l’anniversaire de ma mère, je n’avais absolument aucune envie d’aller chez G.Detou, juste pour acheter de la pâte de pistaches dont j'avais besoin(et repartir avec un sac plein d’autres choses, dont je n'avais pas besoin). J’ai décidé de la faire moi-même.
Ce fut beaucoup plus long à réaliser que je le pensais mais quel plaisir. Rien à voir avec la pâte de pistaches que l’on achète qui ne m’a jamais enchanté plus que cela, par sa couleur étrange et son goût un peu trop amer pour moi.
M. et Mme G.Detou, ne m’en veuillez pas, les pistaches viennent de toute façon de chez vous …
Pour réaliser cette pâte de pistaches, je suis partie de la recette utilisée par bon nombre d’auteures de blogs de cuisine : la recette de Pierre Hermé, que j’ai trouvée sur le blog de Miss Diane.
Elle est si bonne que je dois me retenir de la manger à même le pot.
Je vous conseille de réaliser uniquement la moitié de la recette de Pierre Hermé, tout comme l’a fait Miss Diane, à moins d’avoir un robot de professionnel, ce qui n’est pas mon cas.
Pâte de pistaches faite maison
Pour un pot de 25 cl environ
250g de pistaches nature mondées
3,5 cl d’eau, soit 35 g
125g de sucre
60g de poudre d'amandes
3 gouttes d'extrait d'amandes amères
1 cuil. à soupe d’huile d’arachide
Préchauffez votre four à 150°C.
Etalez les pistaches sur une plaque de cuisson anti-adhésive et enfournez pour 10 minutes environ.
Elles doivent être légèrement colorées.
Versez dans un bol.
Versez l’eau et le sucre dans une casserole et portez à ébullition sur feu moyen.
Faites cuire jusqu’au petit boulé, soit jusqu’à ce qu’un thermomètre indique 121°C.
Versez ce sirop sur les pistaches et mélangez.
Laissez tiédir puis versez dans le bol d’un robot de type mixeur, avec la poudre d’amandes et l’extrait d’amandes amères.
Actionnez le robot par a coups jusqu’à ce que vous obteniez une poudre de pistaches.
Continuez à actionner le robot en l’arrêtant de temps en temps afin de :
1. ne pas trop chauffer le mélange
2. Racler les bords à l’aide d’une spatule.
Au bout d’un moment (environ 15 à 20 minutes en faisant des pauses) vous obtenez une pâte légèrement granuleuse. Lorsque le mélange commence à devenir une pâte, ajoutez l'huile.
Il ne vous reste plus qu’à l’enfermer dans une boite hermétique et à la conserver au frais.
Elle peut servir de base pour des financiers à la pistache, des crèmes à la pistache, des glaces à la pistache ou bien les moelleux à la pistache de Mercotte testés et approuvées, etc.
A très bientôt pour la recette qui va avec.
Autre méthode
La pâte de pistache peut également se préparer en broyant des pistaches, éventuellement des amandes, du sucre et un peu d’huile, comme dans cette recette ou dans celle-ci.
Posté le 2 juil 2008 | dans mignardises et petits gateaux | Permalink | Commentaires (23) | TrackBack (0)


























