mercredi 15 mai 2013

Lemon pudding (pudding anglais au citron)

Lemon_pudding

Lemon pudding

Le terme « pudding » en Grande-Bretagne n’a pas la même signification qu’en France et pour compliquer le tout, il a deux sens.

Il désigne tout d’abords les desserts. Sur la carte des pubs et des restaurants, la rubrique « Puddings » regroupe crumbles, tartes (pies), cheesecakes, etc. et la serveuse risque de vous demander «  And for pudding what would you like ? ».

Il désigne également un dessert cuit à la vapeur et servi tiède avec une sauce. Les plus connus sont le sticky toffee pudding (une tuerie), le Christmas pudding, le Spotted Dick, etc.

Le lemon pudding est l’un des plus légers. Sa base («  sponge ») ressemble à une génoise mais en plus aérien et surtout plus facile à réussir. La pâte est versée dans un bol, que l’on fait cuire à la vapeur ou bien dans une casserole, en s’assurant que l’eau arrive à mi hauteur du bol, appelé « pudding bassin ».

Cette cuisson donne une texture très moelleuse et comme les puddings sont servis tièdes, ils entrainent une sensation de réconfort.

Les puddings dans leur second sens font partie intégrante de la culture culinaire britannique, ils ponctuent très souvent un repas du dimanche, à la maison, au pub ou au restaurant.

N’allez pas croire que c’est un dessert démodé, on les trouve toujours dans les livres de cuisine récents, chez Nigella Lawson par exemple et dans les magazines comme Delicious.

Pour cette version, j’ai choisi une cuisson au bain-marie, assez proche de celle à la casserole et plus pratique.


J'ai rédigé cette recette pour le magazine Yummy. N'hésitez pas à feuilleter ou à télécharger le nouveau numéro (Yummy a déjà 2 ans).

Pour feuilleter le magazine en ligne, cliquer ICI

Pour télécharger le magazine, cliquer ICI

Lemon pudding

Ingrédients pour 6 personnes

Un peu de beurre pour les moules
150 g de sucre de canne blond
150 g de beure demi-sel mou
Le zeste de 2 citrons
2 œufs
150 g de farine à levure incorporée
Ou 150 g de farine et 1 c. à café rase de levure chimique
1 c. à soupe de jus de citron
1 pot de lemon curd

6 petits moules à pudding (7 cm de diamètre, 6 cm de hauteur)
Papier de cuisson
Elastiques ou ficelle de cuisson

Préparation

Beurrer les moules puis les mettre au frais.
Préchauffer votre four à 165°C.
Dans un bol, mélanger le beurre, le sucre et les zestes, jusqu’à ce que le mélange soit bien crémeux.
Ajouter les œufs un par un en mélangeant bien à chaque ajout.
Tamiser la farine (ou la farine et la levure) au dessus du bol, ajouter le jus de citron et mélanger juste assez pour incorporer la farine.
Verser 1 cuillère à soupe rase de lemon curd au fond de chaque moule.
Recouvrir avec la pâte, en remplissant les moules aux ¾.
Recouvrir chaque moule d’un cercle de papier de cuisson puis faire tenir avec un élastique ou de la ficelle de cuisson.
Les mettre dans un plat allant au four, ajouter de l’eau très chaude, afin qu’elle arrive au tiers des moules puis enfourner pour 40 minutes (une pointe de couteau insérée au centre doit ressortir sèche).
Sortir le plat du four puis sortir les puddings du bain-marie.
Attendre 3 minutes puis démouler chaque pudding sur une assiette.
Ajouter une cuillère à soupe de lemon curd sur chaque pudding puis servir.

Remarque : vous pouvez préparer la lemon curd à la maison. Pour cela, mélanger dans un bol 4 œufs, le zeste de 2 citrons, 10 cl de jus de citron, 150 g de sucre et 100 g de beurre mou. Faire cuire au bain-marie, jusqu’à ce que le mélange épaississe. Verser dans un bocal et conserver au frais pendant 48 h maximum.

 

lundi 13 mai 2013

Baguette tradition : regarder, toucher, écouter, sentir et goûter Tout savoir pour la choisir et la déguster (épisode 2)

 Fabrication baguette tradition francaise retrodor sortie du four
Baguette tradition : regarder, toucher, écouter, sentir et goûter Tout savoir pour la choisir et la déguster (épisode 2)

On pourrait imaginer que rien ne ressemble plus à une baguette tradition qu’une autre baguette tradition. Après tout, comme je l’expliquais dans l’épisode 1, il ne s’agit que de farine, d’eau, de levure et/ou de levain et de sel. Dans la réalité, c’est bien entendu beaucoup plus que cela et derrière chaque baguette de tradition française se cache un artisan boulanger avec son savoir-faire et sa sensibilité.

Fabrication baguette retrodor tradition
L’année dernière, un boulanger MOF durant une interview m’a dit à juste titre « le pain doit ressembler au boulanger ».

Si nous consommateurs, sommes capables de faire un sacré bout de chemin pour trouver celle qui sera à notre goût, nous ne savons pas forcement décrire avec des critères précis pourquoi nous préférons la baguette de tel artisan boulanger par rapport à une autre.

C’est pour cette raison que j’ai beaucoup apprécié la séance de dégustation de baguettes tradition Rétrodor (voir note) animée par Steven Kaplan il y a quelques semaines.

Steven Kaplan est américain et il est passionné par le pain et son histoire. C’est d’ailleurs le plus grand historien du pain. Il enseigne à l’université Cornell (état de New York) mais aussi à Science Po à Paris. Il a écrit plusieurs livres sur le pain, dont un qui s’appelle « Cherchez le pain » dans lequel il dresse le portrait des meilleurs boulangers de Paris.

Il a développé pour Rétrodor une grille de dégustation des baguettes de tradition Rétrodor qui permet d’évaluer plusieurs critères.

J’ai appris beaucoup de choses notamment sur les liens entre l’aspect du pain et le travail des artisans. A mon sens, la majorité des critères peuvent s’appliquer à toutes les baguettes de tradition française. Une fois connus, ils nous permettent de prendre le temps de déguster une baguette tradition et de mieux les comparer afin de pouvoir les choisir ensuite en toute connaissance de cause.

Regarder, toucher, écouter, sentir et goûter

Le pain sollicite tous nos sens, à condition de prendre son temps. Comme le dit si bien Steven Kaplan, on le mange avec les doigts, il relève donc presque de l’intime. On le regarde, on le sent, on l’écoute et on le touche avant de le goûter.

Regarder le pain

L’aspect du pain n’est pas forcément un critère d’évaluation car une baguette « moche peut être bonne et inversement.

Néanmoins, il y a des signes qui ne trompent pas et qu’il est bon de connaitre.

Baguette tradition retrodor croute  mie
La croûte

Une bonne baguette tradition doit avoir une croûte suffisamment caramélisée, signe d’une cuisson suffisante. Pitié, ne demandez pas à votre boulanger préféré une baguette pas trop cuite. Il faut en effet que la cuisson soit suffisante pour actionner la fameuse réaction de Maillard qui donne une caramélisation qui permet de bien développer les arômes.
Comme nous le dit Steven Kaplan à ce sujet « il faut éduquer le public ».

Autre critère à prendre en compte quand on regarde la croûte, ce sont les coups de lame, signature de l’artisan boulanger. Ils sont importants pour que le gaz carbonique s’échappe bien du pâton durant la cuisson. Les arrêtes doivent être franches une fois le pain cuit.
S’il n’y a pas les bons coups de lame, votre baguette risque d’être plate.

Fabrication baguette tradition retrodor guigne du pain
Regardez aussi le coté du pain. S’il est tout pâle, c’est que les baguettes étaient trop proches les unes des autres dans le four et elles se sont collées entre elles durant la cuisson.

N’hésitez pas non plus à regarder le dos de la baguette qui doit être bien grillé, sachant que les  pâtons sont posés directement sur une sole très chaude.

Baguette tradition retrodor cuisson sur sole

Fabrication baguette retrodor croute doree

La mie

Baguette tradition francaise retrodor fendue en deux
Pour l’observer sans l’abimer, l’idéal est de fendre la baguette sur toute sa longueur. La mie doit être ambrée et non pas blanche. Si le pain est pétrit trop longtemps, la carotène est détruite et cela rend la mie toute blanche.
La mie doit être alvéolée et ses cavités doivent être de tailles inégales. C’est la mémoire de la fermentation qui pour une baguette tradition doit être longue et bien menée. C’est ce que l’on appelle le pointage qui dure entre 2 et 3 heures.

Mie baguette tradition-001



Ecouter le pain

« Saviez-vous que le pain chuchote quand il refroidit » nous confie Steven Kaplan. C’est tout simplement la croûte qui craque quand elle refroidit.

Pas forcément facile à écouter à la maison quand la baguette achetée est déjà froide.

En revanche, je vous invite à palper le pain qui doit faire un bruit, signe ou non de sa croustillante.
Le pain doit aussi émettre comme un bruit de tambour quand on le tape sur l’envers.

Toucher le pain

Quand j’achète une baguette tradition, je ne me lasse pas du bruit qu’elle fait quand on la presse, signe de cette fameuse croustillante dont je vous parlais plus haut.
Vous pouvez aussi toucher la mie, et sentir si elle a du ressort ou non, signe d’un bon pointage. La mie doit être moelleuse.

Sentir le pain

C’est important de le faire car 75 % de ce qui qui est gustatif relève du nez. Cela commence par la baguette quand on l’achète puis ce qui se dégage quand on coupe le pain. Avec un peu d’expérience on doit pouvoir déterminer si les arômes sont complexes ou non et quels sont les arômes. Comme pour le vin en fait.
Les arômes peuvent être : beurre, noisette, amande grillée, abricot, etc. Pas facile à déterminer, je vous l’accorde mais en prenant son temps, on peut devenir plus réceptif à tout cela.

Goûter le pain

Baguette retrodor tradition
On commence par goûter à la croute en déterminant quels sont ses arômes (pas facile au départ).
Puis on mange un morceau afin de déterminer la « mâche » du pain. Elle ne doit pas être laborieuse et il doit y avoir un bon mariage entre la croûte et la mie. Ça doit croustiller au départ puis devenir fondant, sans être collant. Essayez la prochaine fois que vous goûterez à votre baguette, c’est très intéressant.
Le reste est ensuite une question de plaisir.

J’espère que vous penserez à tout cela la prochaine fois que vous dégusterez une baguette tradition faite avec amour par un artisan boulanger.

Note sur la Rétrodor : il s’agit de la première baguette de tradition française, créée en 1990 avant le décret Pain, suite à un travail d’équipe entre un boulanger qui voulait une farine sans additifs pour fabriquer une baguette comme le faisait son père et son grand père et Philippe Viron des minoteries Viron. Vous pouvez la trouver aujourd’hui chez les boulangers Rétrodor, elle pèse 300 g et répond aux critères du décret Pain (voir épisode 1)

Crédits photos : Rétrodor.

vendredi 10 mai 2013

Noix de pécan légèrement caramélisées

Noix de pecan caramelisees
Noix de pécan légèrement caramélisées

Il ne faut souvent pas grand-chose pour améliorer un dessert tout simple. Un  riz au lait, une glace à la vanille, un yaourt ou un fromage blanc peuvent devenir très gourmands si vous leur ajoutez par exemple des fruits secs. S’ils sont légèrement caramélisés, comme les noix de pécan que vous voyez sur la photo, c’est encore mieux.

J’ai une recette d’amandes caramélisées sur ce blog que j’ai faite des dizaines de fois mais c’est finalement plus une confiserie.

Avec cette recette, c’est plus subtil. Les noix de pécan sont torréfiées et tout juste enrobées d’une très fine pellicule de sucre. C’est tout simple à faire mais je peux vous dire que c’est addictif. Je vous les conseille avec un riz au lait, c’est divin.

Noix de pécan légèrement caramélisées

Mélangez 200 g de noix de pécan avec 2 cuillères à soupe de sirop de sucre de canne (on le trouve dans les grandes surfaces avec les bouteilles de spiritueux).
Etalez sur une plaque de cuisson antiadhésive ou sur une plaque de cuisson recouverte d’un papier cuisson.
Enfournez puis allumez votre four sur 150°C.
Faites torréfier pendant 20 à 30 minutes en mélangeant 2 fois.
Les noix de pécan doivent être recouvertes d’une fine pellicule sucrée et croustillante et être bien séches.
Laissez tiédir puis conservez dans un bocal.

Je vous souhaite un très bon week-end.

mercredi 08 mai 2013

Baguette tradition : tout savoir sur la baguette de tradition française, comment la choisir et la déguster Episode 1

Baguette tradition francaise
Baguette tradition : tout savoir sur la baguette de tradition française, comment la choisir et la déguster

Episode 1 : c’est quoi une baguette tradition ?

Il y a quelques semaines, j’ai assisté à une séance de dégustation de la baguette de tradition française Rétrodor (voir note) organisée par Alexandre Viron, le PDG des Minoteries Viron à Chartres.

Matinée très riche sur un produit que l’on croit connaitre.

Après quelques mots d’Alexandre Viron, c’est Steven Kaplan qui a animé la session.

Il est américain et passionné par le pain et son histoire et c’est d’ailleurs le plus grand historien du pain. Il est passionnant, limpide et j’aurais pu rester des heures à l’écouter. Il enseigne à l’université Cornell (état de New York) mais aussi à Science Po à Paris. Il a écrit plusieurs livres sur le pain, dont un qui s’appelle « Cherchez le pain » dans lequel il dresse le portrait des meilleurs boulangers de Paris.

Steven Kaplan a commencé par nous expliquer que le pain n’est pas une denrée ordinaire ou un accessoire secondaire juste là pour saucer un plat ou servir de support à un fromage mais qu’il peut être un véritable produit gastronomique quand il est bien fait. Il considère que c’est un objet populaire, pas snob du tout et l’un des grands objets de la gastronomie française. Il nous rappelle aussi que le pain même s’il n’est composé que de 4 éléments (farine, eau, levure et sel) est complexe à faire sur le plan technique.

Il nous a donné ensuite les avantages de savoir déguster une baguette tradition pour pouvoir la choisir en toute connaissance de cause et l’évaluer avec des critères précis et objectifs, tout en utilisant un langage normalisé. J’ai retrouvé là les règles de dégustation de vins, de spiritueux, de thé, de café, etc.

Avant de parler de dégustation dans un autre billet, j’ai voulu faire un point sur la baguette tradition car je me suis rendue compte que le terme était finalement assez flou dans ma tête.

De votre côté, savez-vous ce qui se cache derrière le terme « baguette de tradition française » plus communément appelée « baguette tradition » que l’on trouve dans bon nombre de boulangeries de France ?

La baguette de tradition française  a été introduite il y a 20 ans, le 13 septembre 1993, après 8 ans de négociations entre tous les acteurs de la profession.

Cela s’est fait par la publication par l’état du décret n°93-1074 qui fixe les règles de fabrication du pain de Tradition Française. Ce décret surnommé décret Pain est signé à cette époque pour sortir le pain français de sa léthargie (il commençait à être de moins en moins bon) et pour lutter contre le pain industriel.

C’est d’ailleurs à cette époque qu’a débuté le grand prix de la meilleure baguette de Paris durant lequel seules sont jugées les baguettes de tradition française.

Que dit le décret ?

Pour qu’une baguette de tradition française puisse s’appeler ainsi, elle doit respecter les règles suivantes :

Ne subir aucun traitement de surgélation au cours de son élaboration (pas de cuisson de pâtons surgelés par exemple)
Ne pas contenir d’additifs ou d’améliorants qui permettraient de faciliter ou d’abréger une ou plusieurs étapes de son processus de fabrication
Elle ne doit contenir que les éléments suivants : farine de blé, eau, levure et/ou levain, sel
Elle doit être fermentée à l’aide de levure de panification (Saccharomyces cerevisiae) et/ou de levain (si l’agent de fermentation est le levain, celui-ci peut renfermer de la farine de seigle)

Vous le saviez ?

En pratique, cela revient simplement à faire le pain comme on le faisait depuis très longtemps avec notamment une longue première fermentation appelée pointage qui donne un si bon goût au pain et pas de trop longs pétrissages.
Le décret ne fixe pas le poids de la baguette tradition ni son prix.
Il faut savoir que les baguettes de ce type sont toujours plus chères car elles prennent plus de temps à être fabriquées (environ 5 heures) et les farines sont souvent plus chères.

Quelques lectures ?

Sur le même sujet, un article du site Boulangerie

Une interview d’Augustin de chez Michel &Augustin qui date d’il y a quelques années mais qui est toujours d’actualité

Le texte officiel du décret Pain


Comment choisir et déguster une baguette tradition dans l'épisode 2.

Note sur la Rétrodor : il s’agit de la première baguette de tradition française, créée en 1990 avant le décret Pain, suite à un travail d’équipe entre un boulanger qui voulait une farine sans additifs pour fabriquer une baguette comme le faisait son père et son grand père et Philippe Viron des minoteries Viron. Vous pouvez la trouver aujourd’hui chez les boulangers Rétrodor, elle pèse 300 g et répond aux critères du décret Pain.

lundi 06 mai 2013

Tarama maison ou la fin de la malédiction

  Tarama maison

Tarama maison ou la fin de la malédiction

J’adore le tarama mais je suis depuis plusieurs années poursuivie par la malédiction du tarama maison : à chaque fois que j’essaye d’en faire, c’était immangeable à tel point que je me suis promis de ne plus essayer.

Mais voilà que j’ai assisté il y a 2 semaines à une présentation de la maison Fjord King qui produit avec Safa à Choisy le Roi (94) de superbes produits de la mer tels que la poutargue (je vous en parle très vite), des œufs de saumon, du saumon fumé, du tarama avec une version bio et sans gluten et des œuf de cabillaud pour faire soi-même son tarama.

Nous avons pu discuter avec les dirigeants et j’ai appris plein de choses sur les œufs de cabillaud, la matière première principale du tarama. Après leur extraction, les œufs de cabillaud sont salés puis séchés avant d’être pochés puis enfin fumés. Chez Fjord King, les œufs proviennent de cabillauds sauvages d’Alaska mais aussi d’Islande, dans le cadre d’une pêche durable et responsable (poissons uniquement d’espèces sauvages et non surpêchés grâce à des quotas de pêches contrôlés). Cette pêche durable et responsable est gérée par le label MSC (Marine Stewardship Concil) et Fjord King a obtenu la certification MSC en 2012.

Pendant que nous discutions, nous avons goûté au tarama fait par Nathalie Nicolas-Ianniello d’Esprit Cuisine qui hébergeait cette dégustation. J’ai adoré son tarama. Quand elle nous a expliqué comment elle le fait, je n’ai retenu que deux mots : « émulsion » et « lentement ». Laurent Benabou, responsable du groupe Fjord King nous explique aussi que les œufs de cabillaud de qualité permettent de faire facilement cette émulsion qui rend la texture du tarama si agréable et qui évite cette sensation de gras.

De retour à la maison, j’ai fait quelques recherches avec ces mots et j’ai découvert la recette de Bernard qui me semblait assez proche des explications de Nathalie.

Il ne m’en fallait pas plus pour me lancer à nouveau dans la préparation d’un tarama avec la ferme résolution d’y arriver.

Bingo, je peux dire que j’en enfin vaincu la malédiction. La texture est bien onctueuse, légèrement mousseuse, sans être grasse. Le goût est puissant, c’est normal et je n’ai plus cette amertume très désagréable que j’avais lors de mes précédents essais. David vous dirait qu’il y a une toute petite pointe d’amertume mais son palais est plus sensible que le mien pour détecter l’amertume. Il est ravi que j’ai enfin réussi à faire un bon tarama.

Et pour vous lancer à votre retour, voilà la recette.

Tarama maison

Adaptée de celle du blog Dans la cuisine de Bernard & des explications de Nathalie

Ingrédients pour un bol, soit pour 6 à 8 personnes

1 poche d’œufs de cabillaud (200 g) J’ai utilisé ceux de chez Fjord King que l’on trouve dans les épiceries fines, comme au Lafayette gourmet à Paris ou à la grande épicerie du Bon Marché
½ jaune d’œuf
70 g de mie de pain de campagne
100 g de lait (10 cl)
5 cuil. à soupe de jus de citron (ou plus, selon vos goûts)
9 cl d’un mélange d’huile d’olive et d’huile de pépin de raisin)

Poche oeufs cabillaud

Oeufs cabillaud
Retirez la peau de la poche puis grattez avec une petite cuillère pour récupérer l’intérieur de la poche, soit les oeufs.
Mettez la mie de pain dans un bol, ajoutez le lait et mélangez bien entre vos doigts afin d’obtenir une pâte souple. Ajoutez le jus de citron et mélangez.
Si vous avez un robot pâtissier, mettez cette pâte dans le bol et commencez à fouetter à petite vitesse avec le fouet (sinon, utilisez un fouet électrique).
Ajoutez le jaune d’œuf et continuez à fouetter à petite vitesse.
Ajoutez un peu d’huile et fouettez jusqu’à avoir le début de l’émulsion, comme si vous faisiez une mayonnaise.
Ajoutez les œufs de cabillaud petit à petit, en alternant avec l’huile, tout en fouettant à petite vitesse.
Augmentez la vitesse vers la fin, quand le mélange est homogène.
Continuez à fouetter, jusqu’à ce que la consistance soit mousseuse.

Preparation tarama
Au total, je pense avoir fouetté le mélange pendant près de 10 minutes.
Goûtez et rajoutez éventuellement plus de jus de citron.
Versez dans un bol, couvrez et réservez au frais jusqu’au moment de servir.

samedi 04 mai 2013

180°C des recettes et des hommes : revue culinaire ou le magazine qui ne se jette pas, disponible en librairie

180°C
180°C des recettes et des hommes : revue culinaire ou le magazine qui ne se jette pas, disponible en librairie

La plupart des gens de mon entourage ne comprennent pas pourquoi je suis sur Twitter. Je ne cherche pas à les convaincre. Si je le fais, je sais que j’y mettrai trop d’énergie et je finirais déçue si je n’arrive pas à les convaincre.

La prochaine fois, je pourrais leur expliquer que Twitter permet tout simplement de se tenir au courant de ce qui est nouveau/important dans son domaine de prédilection, la cuisine par exemple.
C’est en parcourant ma « Timeline » sur Twitter que j’ai entendu parler de 180°C et surtout des gens qui n’arrivaient pas à le trouver.

180°C est une revue culinaire et l’équipe de rédaction a choisi de le vendre en librairie et non pas dans les kiosques à journaux. J’ai trouvé le mien dans une librairie à Montpellier avec une pastille « coup de cœur ».
J’ai juste jeté un œil à l’intérieur et je l’ai vite refermé, en me disant que ça avait trop bien pour être juste feuilleté à la va vite.

C’est dans le TGV du retour que je l’ai enfin ouvert. Un vrai plaisir, cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi heureuse de découvrir une nouveauté.

180°C, c’est beau, c’est très bien écrit, c’est varié, on y apprend plein de choses et surtout,  ce n’est pas parisien, ni élitiste, ni branché. Cela ressemble effectivement plus à ce genre de revue que l’on collectionne, comme les revues d’art.

J’ai adoré (et lu jusqu’au bout) les articles sur les pommes de terre de l’ile de Quéménés en Bretagne avec ce couple qui travaille la terre de manière solitaire ou celui sur le pain de la famille Winocour dans les Yvelines mais aussi cet article sur les dangers du « name dropping », le tempérage du chocolat, etc.

Toutes les recettes font envie et semblent tout à fait faisables, même celles qui sont plus techniques. Elles donnent des idées et de vraies techniques. Je peux vous dire que ce n’est pas toujours facile pour un ouvrage de provoquer cette envie, sachant que l’on est nourri d’idées tous les jours sur les réseaux sociaux. Bravo à Bernard pour sa recette des Pastéis de Nata qui semble si authentique.

180°C est depuis mon retour sur ma table de chevet. Il me reste deux articles à lire et je sais que j’achèterai le numéro 2 qui sort cet automne. Longue vie à 180°C.

Et vous, vous connaissez, vous avez aimé ?

180°C des recettes et des hommes, 19,90 euros, 192 pages, sans publicité

Page Facebook, ICI

Ils en parlent ICI, mais aussi ou là.


jeudi 02 mai 2013

Tarte tatin à la rhubarbe rôtie (tartelettes)

Tatin rhubarbe
Tarte tatin à la rhubarbe rôtie

C’est complètement par hasard que j’ai eu l’idée de cette recette.

Je venais de faire un clafoutis à la rhubarbe que vous pourrez bientôt trouver sur le blog Maïzena et j’étais plutôt embêtée au moment de prendre la photo.

Prendre un clafoutis en photo, c’est un peu ingrat avec la rhubarbe car on ne la voit plus quand le clafoutis est cuit. Et comme le clafoutis a tendance à monter un peu lors de la cuisson puis à redescendre, le plat a les bords sales. Cela ne pose pas de problème quand vous le posez sur la table, le clafoutis c’est convivial. En revanche, en photo, ce n’est pas terrible du tout quand on n’est pas photographe pour Nigel Slater (dans ses livres, les plats ont très souvent du grillé sur les bords mais cela donne un résultat gourmand et naturel).

Evidemment, j’étais pressée et c’est toujours dans ces moments-là que les choses ne se déroulent pas comme prévu et qu’il faut se calmer et réfléchir. Pour sauver ma photo, j’ai démoulé mon clafoutis en croisant mentalement les doigts. J’ai posé une planche sur mon plat tiède et j’ai retourné l’ensemble. Et là, miracle, le clafoutis posé à l’envers a montré une très jolie rhubarbe bien rangée. J’ai réussi à le couper en parts et à prendre une photo d’une part posée à l’endroit sur une assiette. OUF !

Quelques jours après, j’ai repris l’idée avec ces tartes tatin.

C’est un dessert pour les amoureux de la rhubarbe car elle est finalement servie presque nature sur un socle de pâte. Le fait de la rôtir au four lui garde tout son caractère.

J’ai choisi de faire cuire mes tatin dans des ramequins, c’est tout ce que j’avais sous la main mais vous pouvez prendre des moules à tartelettes.

Tartelettes tatin à la rhubarbe

Ingrédients pour 4 tartelettes

500 g de rhubarbe
50 g de sucre de canne blond
1 pâte feuilletée maison ou achetée
Un peu de beurre fondu
Un peu de sucre pour la finition
1 jaune d’œuf pour la dorure
1 peu de beurre fondu pour les ramequins

4 ramequins de 12 cm de diamètre

Préchauffez votre four à 180°C.
Lavez la rhubarbe, retirez les extrémités, pelez-la puis coupez-la en tronçons de 5 à 6 cm.
Mettez-les dans un plat puis saupoudrez avec les 50 g de sucre.
Enfournez pour 15 minutes environ en mélangeant une fois à mi-cuisson.
La rhubarbe doit être tendre mais pas en compote, les tronçons doivent être encore bien formés.

Rhubarbe rotie
Pendant ce temps, détaillez dans la pâte 4 cercles du même diamètre que vos ramequins.
Quand la rhubarbe est cuite, répartissez-la dans les ramequins en laissant le jus dans le plat (gardez-le pour aromatiser vos yaourts).
Saupoudrez la rhubarbe d’un peu de sucre.
Badigeonnez les bords des ramequins avec le beurre fondu puis recouvrez la rhubarbe avec les cercles de pâte, en faisant entrer les bords entre la rhubarbe et le bord des ramequins.
Percez la pâte de quelques coups de couteau puis badigeonnez-la avec le jaune d’œuf.
.Enfournez pour 15 à 20 minutes, jusqu’à ce que la pâte doit bien dorée.
Attendez 5 minutes, posez une assiette à dessert sur chaque ramequin puis retournez l’ensemble.
Retirez les ramequins puis laissez refroidir à température ambiante.

Servez avec un peu de sucre et pourquoi pas quelques fraises ou un coulis de fraises.

lundi 29 avril 2013

Fleur de Maïs Maïzena®, racontez moi votre première fois

Tartelettes alsacienne mangues maizenaTartelette alsacienne à la mangue

J’ai toujours vu ma mère utiliser de la Maïzena® et tout naturellement, j’ai acheté une boîte quand j’ai investi ma première cuisine. Au fil des années et surtout depuis que j’anime « C’est moi qui l’ai fait », je lui découvre de multiples applications et c’est un produit dont je ne pourrais plus me passer.

C’est donc avec un grand OUI que j’ai accepté de travailler pour la marque Maïzena il y a quelques semaines avec Dorian et Anne.

J’ai le plaisir de vous annoncer aujourd’hui le lancement d’un tout nouveau blog dédié à la cuisine « L’astuce en plus ».

Vous y trouverez des recettes et des astuces autour de la Maïzena, une rubrique sur le sans gluten, des interviews de chefs, etc.

Ma première recette est une tartelette aux mangues à l’alsacienne car c’est dans ce type de recette que j’ai utilisé la maïzena la première fois dans ma cuisine, à l’image des tartes de ma mère.

MAIZENA_boite_metal (2)-001
Pour fêter la mise en ligne de ce nouveau blog, j’ai 3 boites collector en métal Maïzena à faire gagner.

Pour jouer, il suffit de mettre un commentaire sur ce billet en me racontant comment vous avez utilisé la maïzena la première fois dans votre cuisine.

Vous avez jusqu’au 3 mai 2013 minuit pour participer et me raconter votre aventure (vous devez avoir une adresse postale en France métropolitaine).

Les gagnants seront prévenus par mail.

Je vous souhaite un très bon début de semaine.

dimanche 28 avril 2013

Terrasse Kluger au-dessus du cinéma Etoile Lilas à Paris, pour prendre de la hauteur

Terrasse kluger
Terrasse Kluger au-dessus du cinéma Etoile Lilas à Paris, pour prendre de la hauteur

Jeudi soir, j’ai eu la chance de découvrir la terrasse du cinéma Etoile Lilas à Paris qui accueille depuis mi-avril la terrasse Kluger.

Ce cinéma avait déjà attiré mon regard quand je passe au niveau de la porte des Lilas mais je ne savais pas qu’il y avait une jolie terrasse de 500 m2 au-dessus et encore moins que celle-ci abrite les tartes Kluger.

Terrasse kluger
Photo prise jeudi soir quand il faisait beau ...

Que vous alliez au cinéma ou non (il parait que le film Les Gamins est excellent), la terrasse Kluger vous accueille pour déjeuner, goûter ou diner avec les délicieuses tartes de Catherine Kluger (également des salades, plats, etc.).

Je suis fan de ses tartes salées à la pâte bien friable et croustillante, à la garniture généreuse et à cet irrésistible goût du fait maison. J’ai un faible aussi pour sa tarte au chocolat qui n’est pas à base de ganache et qui est particulièrement aérienne et goûteuse (la version chocolat noisette est également délicieuse).
 
J’ai pu discuter avec Catherine Kluger qui m’a confié être ravie de pouvoir être présente sur cette terrasse qui est un endroit assez inhabituel pour Paris.

Pour tout vous dire, si je n’étais pas partie à Montpellier vendredi soir, je m’y serais précipitée ce week-end.

Le menu de la terrasse Kluger, comment y aller, où garer sa voiture ou son vélo, les films à l’affiche, tout est sur ce lien.

Je vous souhaite un très bon dimanche.

jeudi 25 avril 2013

Muffins citron pavot et lait ribot

Muffins citron pavot lait ribot deux
Muffins citron pavot et lait ribot

C’est toujours pareil, dès que je dois animer un atelier pour des enfants, j’ai l’impression de rentrer dans un domaine complètement inconnu et mystérieux, voire effrayant. Et pourtant, j’ai deux enfants, plein de neveux et nièces mais je n’arrive pas à me défaire de ce sentiment.

Et pourtant, ils sont adorables, ils ont une très grande envie de participer (hors de question de ne pas les faire couper, touiller, goûter, etc.), ils sont soucieux de bien faire et surtout très enthousiastes. Cuisiner avec eux, c’est ne pas voir le temps passer, tellement c’est prenant.

Je ressors toujours ravie de ce genre d’atelier et puis j’oublie jusqu’au prochain.

Hier, pour fêter la sortie du livre "Pâtisserie Bliss", Sandra, Sonia et moi avons au fil de l’eau animé des ateliers pour les enfants autour des pâtisseries évoquées tout au long du livre. De mon côté, j’avais choisi de préparer les muffins au pavot qui apparaissent plusieurs fois dans cette très jolie histoire d’une sœur et ses deux frères livrés à eux même dans la pâtisserie de leurs parents.

Comme le livre raconte mais ne donne pas de recettes, j’ai choisi d’ajouter du citron dans les muffins au pavot, j’adore ce mariage et du lait ribot (lait fermenté) qui se marie toujours très bien avec le citron.

Comme promis hier, voilà la recette.

Muffins citron pavot lait ribot
Muffins citron pavot et lait ribot

Ingrédients pour 10 muffins

300 g de farine T45 ou T55
5 g de levure chimique
2 cuil. à soupe de graines de pavot
125 g de sucre de canne roux
Le zeste et le jus d’un citron bio
20 cl de lait ribot (lait fermenté au rayon frais)
50 g de beurre fondu demi sel
2 œufs
+ un peu de sucre pour la finition

Préchauffez votre four à 180°C.
Mettez des caissettes en papier dans votre moule à muffins.
Dans un grand bol, mélangez la farine, la levure, les graines de pavot, le sucre et le zeste de citron.
Dans un autre bol, mélangez le lait ribot, les œufs, le jus de citron et le beurre fondu.
Versez ce mélange sur les éléments secs et mélangez juste assez pour ne plus voir la farine. Le mélange doit être encore bien grumeleux.
Remplissez les caissettes aux ¾ en vous aidant d’une cuillère à glace.
Saupoudrez la surface avec un peu de sucre puis enfournez pour 18 minutes environ.
Vérifiez la cuisson à l’aide de la pointe d’un couteau.
Sortez les caissettes du moule et laissez refroidir sur une grille.

N’oubliez pas que les muffins sont toujours meilleurs le jour de leur fabrication.

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