poissons
> 28/03/2008
Tartare de haddock au gingembre et au citron vert et ananas à la coriandre.
Tartare de haddock au gingembre et au citron vert et ananas à la coriandre
Pour cette dernière recette préparée pour le site « Vivre la Mer », j’ai eu envie de vous faire découvrir un poisson que j’apprécie beaucoup : le haddock. Tout comme le cabillaud qui devient morue lorsqu’il est séché, le haddock est à l’origine de l’églefin. Sa peau est colorée naturellement en orange grâce au fruit du rocou. Pour préparer le haddock, il suffit de le mettre dans une casserole, de le recouvrir d’un mélange d’eau et de lait puis de laisser frémir quelques minutes. Il est délicieux avec une simple sauce à la crème et aux herbes ou préparé en parmentier, avec une purée de pomme de terre.
Vous pouvez également le manger cru en tartare, comme dans cette recette.
Ce tartare est très parfumé et qui sait, il est peut être l’annonce de températures plus clémentes ?
Pour voir la recette, cliquez sur ce lien ou sur la photo ci-dessous.
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> 21/03/2008
Truite rosée au thym et au lard fumé.
Truite rosée au thym et au lard fumé
Pour cette quatrième recette réalisée pour le site « Vivre la mer », c’est un poisson entier que j’ai préparé et j’ai très envie d’appeler cette recette : « La truite retour de marché ».
Je ne sais pas pour vous mais faire le marché me donne toujours incroyablement faim et, de retour à la maison, j’ai besoin de préparer très vite le repas. Le poisson est idéal dans ce genre de situation car il se suffit pratiquement à lui-même et cuit en un temps record. Quel plaisir ensuite de le servir tout fumant à des convives aussi affamés que vous.
Les poissons entiers se cuisent de manière très simple en y ajoutant herbes et/ou épices afin de parfumer délicatement la chair pendant la cuisson.
Comme je suis fan des mélanges terre et mer, j’ai choisi d’ajouter de très fines tranches de lard fumé à l’intérieur des truites mais ce n’est pas une obligation. Laissez vous guider par votre inspiration en choisissant les herbes de votre choix, comme basilic ou aneth.
Vivement le prochain marché !
Pour voir la recette, cliquez sur ce lien ou sur la photo ci-dessous.
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> 14/03/2008
Papillotes de maquereau sur fondue de fenouil au Ras El Hanout.
Papillotes de maquereau sur fondue de fenouil au Ras El Hanout
Pour cette troisième recette de poisson réalisée pour le site Vivre la mer, je ne manquais pas d’idées mais elles avaient une fâcheuse tendance à se bousculer dans ma tête et surtout à se mélanger entre elles.
C’est donc sans liste de courses que je suis arrivée sur le marché en fin de matinée. Devant l’étal de mon poissonnier préféré, quelques personnes attendaient leur tour et j’en ai profité pour admirer les poissons, tranquillement.
J’ai très rapidement remarqué de très beaux maquereaux, bien dodus avec leur peau grise aux magnifiques reflets bleutés. Avant d’imaginer comment j’allais les cuisiner, j’ai vérifié leur provenance (atlantique, c’est parfait), ainsi que leur prix au kilo. Le maquereau est un poisson particulièrement économique, son prix au kilo étant d’environ 7 euros.
Pour du poisson de cette qualité, il faudrait être folle pour dépenser plus !
Pour retrouver la recette, vous pouvez cliquez sur ce lien ou sur la photo ci-dessous.
Excellent week-end à vous.
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> 07/03/2008
Filets de rouget sur galettes de polenta, tomates séchées et pancetta croustillante.
Pour cette seconde recette de poisson réalisée pour le site Vivre La Mer, tout ne s’est pas déroulé exactement comme je le voulais.
J’avais imaginé des filets de rougets tout simplement grillés puis posés sur des haricots italiens de type borlotti, à la jolie couleur rosée. Mais voilà, impossible de trouver ces fameux haricots.
Olivier, le propriétaire de mon épicerie italienne préférée, à qui je venais de confier mon désarroi, m’a tout simplement dit «Pourquoi tu ne sers pas tes rougets avec de la polenta ? ».
En cuisine, je ne rechigne jamais à accepter les idées des autres, surtout quand elles sont bonnes.
Il avait raison, la polenta se marie très bien avec le rouget. Elle est suffisamment douce pour ne pas écraser ce poisson goûteux.
Avec la pancetta bien croustillante et quelques tomates séchées, on se croirait presque en Italie non ?
Ma recette est disponible sur le site Vivre La Mer sur ce lien. Vous pouvez également cliquer sur l'image suivante.
Excellent week-end à vous.
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> 05/03/2008
Brandade de morue.
Brandade de morue
La brandade de morue, un peu comme le risotto, n’est pas un plat compliqué à faire, mais il demande de l’attention et de la patience. Il convient déjà de patienter au moins 24 heures, le temps que la morue dessale. Puis, c’est la partie que je préfère, il faut mélanger, ajouter des liquides chauds, goûter, observer, rajouter, mélanger, goûter à nouveau puis se mettre à table sans attendre. C’est seulement la deuxième fois que j’en réalise une à la maison. En revanche, parce que je l’adore, c’est souvent un plat que je choisis au restaurant même s’il m’est arrivé d’avoir de désastreuses surprises.
Je suis consciente que je prends des risques en écrivant ces lignes. Fille de l’est de la France, mariée à un anglais, je n’ai pas passé de vacances plus au sud que la baie d’Arcachon depuis près de 15 ans (à part quelques voyages à Montpellier chez ma soeur) mais je vais tout de même tenter de donner quelques explications sur ce plat mythique. Je croise les doigts pour ne pas m’attirer les foudres des gens du cru. Au pire, si c’est le cas, j’apprendrai sûrement des tas de choses passionnantes.
Les ingrédients de la brandade
Le personnage principal : la morue qui est tout simplement du cabillaud séché dans du sel. Ce que les restaurateurs appellent parfois sur leurs cartes des pavés de morue fraîche est un peu comme une double négation puisqu’il s’agit de cabillaud.
Vient ensuite l’huile d’olive, puis le lait.
Jusqu’à là, tout est simple.
C’est ensuite que les choses se compliquent et qu’interviennent des batailles entre les partisans de l’ail et les farouches défenseurs de la brandade de Nîmes qui ne contient pas une once d’ail.
Vient ensuite la question cruciale de la pomme de terre : patate or not patate dans la brandade ? La brandade n’est pas sensée en comporter mais rien ne vous empêche d’en rajouter, un peu mais pas plus, sous peine de transformer votre brandade en purée à la morue.
Finalement, peu importe les batailles autour de ce plat, ce qui est important est de faire la brandade comme vous l’aimez. N’ayez crainte, il n’existe pas, à ma connaissance, une police de la brandade de morue qui va débarquer chez vous pour vérifier que vous l’avez bien faite dans les règles de l’art.
De mon coté, c’est avec de l’ail et un tout petit peu de pomme de terre.
Brandade de morue
600 g de morue
1 pomme de terre moyenne (150 g)
10 à 15 cl d’huile d’olive
20 cl de lait
2 gousses d’ail
La veille
Coupez la morue en morceaux, mettez-les dans un grand bol puis recouvrez d’eau froide.
L’idéal est que les morceaux de morue ne touchent pas le fond du bol.
Si vous avez une petite grille qui rentre dans un plat suffisamment grand pour contenir la grille, le poisson et l’eau, foncez.
Patientez au moins 24 heures en changeant l’eau 4 fois.
A un moment où à un autre, faites cuire une pomme de terre et écrasez-la en purée grossière.
Le lendemain
Egouttez la morue, rincez-la, mettez-la dans une casserole puis recouvrez-la d’eau froide.
Portez à ébullition.
Dès que l’eau frémit, baissez le feu et laissez frémir 8 minutes.
Egouttez, laissez tiédir puis effeuillez la morue avec vos doigts ou avec une fourchette.
Hors de question de tout écraser, vous devez conserver la texture de la morue.
Faites chauffer 4 cuil. à soupe d’huile d’olive dans une grande casserole ou dans une sauteuse, sur feu moyen.
Pendant ce temps, faites chauffer le lait et le restant de l’huile d’olive dans 2 récipients ou dans 2 casseroles différentes.
Comme je ne cuisine qu’avec une seule plaque en ce moment, en raison des travaux, j’ai utilisé mon four à micro-ondes et je vous le conseille vivement, vous ne laverez q’1 casserole au lieu de 3.
Ajoutez la morue dans l’huile et mélangez à l’aide d’une cuillère en bois.
Ajoutez petit à petit le lait et l’huile, en alternant puis mélangez.
Attendez toujours que la morue ait absorbé le liquide avant d’en ajouter d’autre
Lorsque vous avez ajouté la moitié des liquides, ajoutez la pomme de terre et mélangez bien.
Continuez à ajouter le restant des liquides.
Goûtez et ajoutez éventuellement plus d’huile d’olive.
La consistance doit être crémeuse, goûteuse et l’on doit bien sentir la texture en feuilles de la morue.
Servez.
J’aime manger la brandade de morue sans accompagnement car je trouve qu’elle se suffit à elle-même.
Note sur la quantité d’huile d’olive : j’ai ajouté 15 cl d’huile d’olive et je trouvais que c’était peut être un tout petit peu trop. C’est pourquoi j’ai modifié la recette en mettant de 10 cl à 15 cl d’huile d’olive. Je vous conseille de goûter après avoir ajouté 10 cl puis de faire selon vos gouts.
Posté le 5 mars 08 | dans poissons | Permalink | Commentaires (13) | TrackBack (0)
> 29/02/2008
Dos de cabillaud en croûte de pignons de pin et de parmesan, pommes de terre et carottes cuites comme un risotto pour le site « Vivre la mer ».
Dos de cabillaud en croûte de pignons de pin et de parmesan, pommes de terre et carottes cuites comme un risotto pour le site « Vivre la mer ».
Avant Noël, j’ai accepté de travailler pour le site « Vivre la mer » afin de créer des recettes à base de produits de la mer.
Pour cette première recette, j’ai voulu un plat simplissime et goûteux, avec des légumes de saison. Et oui, les jours ont beau rallonger depuis plusieurs semaines, il va falloir attendre encore un peu pour cuisiner les légumes primeurs.
Pour retrouver la recette, cliquez sur la photo ci-dessus ou sur ce lien.
Excellent week-end à vous.
Posté le 29 févr. 08 | dans poissons | Permalink | Commentaires (10) | TrackBack (0)
> 15/11/2007
Coquilles Saint Jacques au beurre d’orange.
Coquilles Saint Jacques au beurre d’orange
Avant de commencer : mise à jour sur Cadeaux Gourmands
Merci mille fois à vous pour tous vos très gentils commentaires et mails suite à la sortie de Cadeaux Gourmands hier. Grâce à vous, je sais que mon livre est disponible dans la plupart des librairies (n’hésitez pas à demander aux vendeurs, ils sont là pour cela).
Il est malheureusement déjà en rupture sous Amazon et sur le site de la Fnac mais mon éditeur m’a assuré faire le maximum pour résoudre le problème (merci Damien).
Mardi, j’ai cuisiné des coquilles Saint-Jacques pour une vidéo que vous pourrez voir sur le site Goosto dans quelques semaines.
Je les avais achetées le matin même sur mon marché puis transportées dans une glacière jusqu’au lieu de tournage. Nous faisons toujours attention aux produits utilisés, afin de ne pas avoir de mauvaises surprises lors du tournage. Imaginez des coquilles qui rendraient de l’eau devant la caméra …
Depuis, j’ai une horrible envie de Saint Jaques. Je suis donc retournée sur mon marché. Leurs Saint-Jacques sont excellentes et bien moelleuses. Je sens que je vais en abuser jusqu’à la fin de la saison.
Coquilles Saint Jacques au beurre d’orange
Ingrédients pour 2 personnes en entrée ou en plat léger
6 coquilles Saint Jacques
1 orange
3 crevettes
1 gousse de poivre long ou 3 grains de poivre
3 graines de coriandre
10 g de beurre demi sel pour la cuisson des Saint Jacques
1 cuil. à café d’huile d’olive pour la cuisson des Saint Jacques
10 g de beurre demi sel pour terminer la sauce
Fleur de sel et poivre du moulin
Décortiquez les crevettes et mettez têtes et carapaces dans une petite casserole.
Mangez les crevettes ou gardez-les pour plus tard, en cas de petit creux.
Versez de l’eau dans la casserole, juste assez pour recouvrez les carcasses.
Ajoutez le poivre et la coriandre et portez à ébullition.
Baissez le feu et laissez réduire sur feu doux pendant 20 à 30 minutes.
Pendant ce temps, nettoyez vos coquilles en retirant le corail.
Déposez-les sur une assiette recouverte de papier absorbant.
Prélevez le zeste de l'orange et émincez-le finement.
A la fin de la réduction, filtrez le jus, ajoutez 4 cuil. à soupe de jus d’orange fraîchement pressé, le zeste de l’orange, réservez.
Faites chauffer une poêle sur feu vif avec le beurre et l’huile d’olive et faites revenir les Saint Jacques pendant 1 minute de chaque coté.
Déposez-les sur deux assiettes chaudes, salez avec la fleur de sel puis poivrez.
Versez le jus réservé dans la poêle et faites réduire sur feu vif pendant 2 minutes en remuant à l’aide d’une cuillère en bois.
Ajoutez 10 g de beurre demi sel froid et remuez bien.
Versez cette sauce sur les Saint-Jacques et dégustez sans attendre.
Saucez avec du pain. La prochaine fois, je fais le double de sauce et deux coquilles de plus par personne, car 3, pour un plat principal, c’est un peu juste.
N’hésitez pas à réaliser cette recette pour une entrée avec des pousses d’épinard par exemple.
Bon appétit !
Posté le 15 nov. 07 | dans poissons | Permalink | Commentaires (29) | TrackBack (0)
> 24/08/2007
Bar de ligne au citron vert et zestes de cumbava.
Bar de ligne au citron vert et zestes de cumbava
Faire le marché est un immense plaisir surtout si l’on prend le temps de regarder les produits, de comparer les prix et de discuter avec les vendeurs (et même parfois les producteurs).
Le plaisir se prolonge à la maison, au moment de vider les cabas. Après avoir rangé viandes ou poissons au frais, c’est le moment d’arranger avec amour les fruits et les légumes dans des grands plats, tout en goûtant un bout de ceci ou de cela car le petit déjeuner est loin.
Vient ensuite le temps des choses sérieuses avec la préparation du repas.
Personne n’est alors à l’abri d’une mauvaise surprise …
Dimanche dernier, j’avais prévu de faire des filets de bar en papillote pour des amis. Avant qu’ils n’arrivent, j’ai ouvert le sac et j’ai découvert, non pas des filets, mais 4 bars entiers (bar de ligne). D’habitude, je regarde toujours avec grande attention comment le poissonnier lève les filets avec autant de dextérité. Cette fois, j’étais trop occupée à regarder le restant de son étalage, et en particulier son tarama maison qui est à tomber. J’avais bien trouvé qu’il avait été très rapide pour tout préparer mais je n’ai pas vraiment prêté attention à mon sentiment.
Après la demi seconde de panique, je me suis dit que c’était finalement plutôt une bonne surprise et qu’il suffisait simplement de les faire au four.
Bar de ligne au citron vert et zestes de cumbava
4 petits bar de ligne vidés (voir note)
3 citrons verts
1 cumbava (voir note)
Fleur de sel et poivre du moulin
Huile d’olive
Préchauffez votre four à 200°C.
Rincez puis séchez les poissons.
Huilez très légèrement un grand plat en verre type Pyrex avec de l’huile d’olive, en vous servant d’un pinceau.
Recouvrez la surface du plat de rondelles de citron vert.
Salez, poivrez l’intérieur des bars puis déposez-les tête bêche dans le plat.
Parsemez les poissons de zeste de cumbava et déposez 1 rondelle de citron vert sur chaque poisson.
Arrosez d’un filet d’huile d’olive.
Ajoutez les tomates pelées et coupées en dés (celles que vous aviez prévues pour vos papillotes !)
Enfournez pour 15 à 20 minutes.
Il n’y a pas plus simple comme recette et c’est excellent, la chair est goûteuse et bien moelleuse.
Nous avons servi les poissons entiers dans les assiettes et chacun s’est amusé à les dépiauter.
Comme accompagnement : les tomates qui ont cuit avec le poisson, ainsi que des toutes petites pommes de terre charlotte cuitent dans de l’eau bouillante salée avec leur peau puis mélangées avec un peu de beurre demi sel et un bouquet de ciboulette ciselée.
Qui a dit que c’est compliqué de se faire plaisir ?
L’idéal est d’ajouter des herbes à l’intérieur des poissons mais je n’avais pas ce qu’il fallait.
Note sur les ingrédients
Le cumbava (combawa, comabava ou kaffir lime) est un citron vert tout cabossé très utilisé dans la cuisine asiatique et en particulier en thaïlande. On utilise son zeste qui parfume avec délice poissons, curry, bouillons ou autre.
Ses feuilles sont également utilisées comme aromate (kaffir lime leaves), comme par exemple dans ce curry rouge de porc à la thailandaise.
Vous pouvez les trouver les cumbavas chez Tang Frères, Paristore ou dans les épiceries exotiques.
Pour plus d’info sur le bar de ligne, je vous invite à aller lire le billet de Patrick du blog cuisine de la mer. Il "parle le poisson" couramment et c’est un vrai plaisir.
Posté le 24 août 07 | dans poissons | Permalink | Commentaires (19) | TrackBack (0)
> 06/01/2007
Filets de merlan à la vapeur dans son panier fraîcheur.
Une irrésistible envie de fraîcheur m’a prise un beau matin de janvier. Pourquoi lutter ?
Abandonnant les enfants devant leur nouvelle console de jeu, je me suis dirigée vers le marché. En arrivant sur la place, j’ai eu une demi seconde d’effarement en la voyant totalement déserte. Pas de panique, j'avais juste perdu la notion des jours et le vendredi, le marché est à l’autre bout de la ville. Il est grand temps de manger du poisson, c’est bon pour la mémoire !
J’ai commencé il y a très peu de temps à cuisiner le poisson à la vapeur et c’est un bonheur. Nul besoin d’investir dans un cuit vapeur, sauf si vous y tenez. J’utilise un simple wok et un panier en bambou acheté pour presque rien dans le quartier chinois de Paris (13ième).
La technique est simple : faites bouillir de l’eau dans un wok, baissez le feu pour que l’eau frémisse, posez un panier de bambou dans lequel vous aurez disposé le poisson, couvrez puis laissez cuire. Les filets de poisson cuisent en très peu de temps (de 3 à 5 minutes selon leur épaisseur).
L’idéal est d’ajouter des légumes sous le poisson, des herbes et des épices : c'est bon et cela évite au poisson d'attacher.
Qui a dit que le poisson à la vapeur doit être triste !
Filets de merlan à la vapeur dans son panier fraîcheur
Ingrédients pour 2 personnes
2 grosses poignées de pousses d’épinard
3 carottes
300 g de filets de merlan (environ 3 filets)
Piment d’Espelette
Sel de Maldon ou fleur de sel (désolée Patrick)
Huile de sésame
Zeste de citron vert
Rincez les filets de merlan sous l’eau froide, coupez-les en deux et mettez-les sur du papier absorbant.
Lavez les pousses d’épinard et séchez-les.
Râpez les carottes, coupez les extrémités et coupez-les en spaghettis à l’aide d’une mandoline.
Si vous n’avez pas de mandoline, coupez la carotte en deux, puis en tranches et chaque tranche en fins bâtonnets (julienne).
Disposez les pousses d’épinard dans le panier.
Ajoutez les carottes.
Posez les morceaux de poisson.
Sur chaque morceau, ajoutez 2 pincées de piment d’Espelette, une pincée de sel de Maldon ou de fleur de sel, le zeste de citron et quelques gouttes d’huile de sésame.
Faites bouillir de l’eau dans le wok.
Baissez le feu pour que l’eau frémisse.
Posez le panier sur le wok, couvrez le et ne touchez à rien pendant 4 minutes.
Au bout de 4 minutes, soulevez le couvercle, le poisson doit être cuit.
Si vous utilisez un autre poisson que le merlan et que les filets sont plus épais, prolongez la cuisson.
Avec ce temps de cuisson, les épinards sont encore croquants, comme je les aime. Si vous les voulez plus cuits, ajoutez le poisson au bout de 2 ou 3 minutes de cuisson.
Servez, dégustez et dites vous que le printemps n’est pas loin, les jours commencent déjà à rallonger.
En dessert, je vous propose les fameux carrés aux carottes gentiment offerts par Cléa, ils sont divins.
Avec le café, vous prendrez bien un macaron ou une pâte de fruits faits par Mercotte, un délice. Mais qu’est ce que j’attends pour m’y mettre ?
Merci les filles.
Posté le 6 janv. 07 | dans poissons | Permalink | Commentaires (22) | TrackBack (0)
> 24/09/2006
Friture d'éperlans.
C’est en Grande-Bretagne que j’ai mangé pour la première fois une friture d’éperlans, dans un pub. David les avait commandés en entrée, et j’ai du avouer mon ignorance lorsqu’il m’a demandé comment se traduisait « whitebait » en Français.
Ce n’est que quelques années plus tard, lorsque mon amie Ingrid nous a offert un très joli livre sur la cuisine des ginguettes à l’occasion de notre emménagement à Nogent Sur Marne que j’ai enfin pu enfin répondre à David. Ne dit-on pas qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire ?
Il se trouve que la friture d’éperlans est un plat emblématique de la cuisine servie dans les guinguettes des bords de Marne.
C’est certainement encore le cas de nos jours mais nous n’avons jamais eu l’occasion de vérifier. Je recule le moment de le découvrir, par peur d’être déçue par un endroit qui tentera de reproduire une ambiance du passé, sans authenticité.
Lorsque j’ai vu des éperlans sur le marché, je ne me suis pas posée de questions et j’ai sauté sur l’occasion.
C’est très bon marché, enfantin à préparer et c’est divin à l’apéritif avec un peu de citron.
L’accompagnement idéal est un Muscadet mais vous pouvez également choisir un autre vin blanc sec.
Autre avantage : les enfants ont adoré. Je suis restée volontairement vague avec Noé sur la composition de la friture. C’était sans compter sur son sens aigu de l’observation qui lui a fait dire « hum, ils sont bons ces petits poissons !»
Le seul inconvénient : la maison s’est souvenue pendant quelques jours de cette friture d’éperlans !
Fritures d’éperlans
Ingrédients pour 4 personnes
350 g d’éperlans
4 cuil. à soupe bombées de farine
Huile végétale
Sel et poivre du moulin
1 citron

Rincez les éperlans sous l’eau froide puis séchez-les.
Mettez les poissons dans un récipient avec la farine, du sel et du poivre.
Secouez pour bien fariner tous les poissons.
Vous pouvez également mélanger à la main.
Versez environ 3 cm d’huile dans une sauteuse et faites-la chauffer.
Jetez les poissons dans l’huile en trois ou quatre fournées et laissez-les cuire 5 minutes environ, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.
Mettez-les sur du papier absorbant et servez-les immédiatement avec un peu de citron.
Posté le 24 sept. 06 | dans poissons | Permalink | Commentaires (20) | TrackBack (0)
> 25/07/2006
Langoustines au miel, soja et gingembre.
Ce billet a été publé avant mon départ en vacances, je ne suis donc pas en msure de répondre à vos commentaires.
J’adore Paris et David également (pas mal comme double sens non ?). Il y a une seule chose que je crains, et qui arrive de plus en plus souvent, c’est quand la température augmente de trop en été. Je suis alors capable de regretter les bureaux climatisés.
Il se trouve qu’autour du 14 juillet, il a fait incroyablement beau à Paris mais sans canicule. Comble de chance, c’était également le moment où les enfants étaient en vacances.
Vive les ballades pendant des heures à Paris avec David, au milieu des touristes.
Nous en avons profité pour hanter les terrasses des cafés et des restaurants.
Après quelques jours de ce "régime" (je ne suis pas très résistante !), j’ai eu terriblement envie d’un plat léger.
Ce plat est ultra simple à réaliser et vous pouvez le faire également avec des gambas.
C’est un plat à déguster avec les doigts, en amoureux.
Langoustines au miel, soja et gingembre
Ingrédients pour 2 personnes en entrée
6 à 8 langoustines
3 cuil. à soupe de vin blanc sec
1 cuil. à soupe de miel
2 cuil. à soupe de sauce soja
1 cuil. à café de gingembre fraîchement râpé
1 grosse poignée de mange-tout
Plongez les mange-tout dans une casserole d’eau bouillante salée pendant 10 secondes, puis mettez-les dans un bol rempli d’eau froide.
Egouttez et réservez.
Dans un petit bol, mélangez le vin, la sauce soja, le miel et le gingembre.
Décortiquez les langoustines, en laissant le dernier anneau autour de la queue.
Huilez une poêle à l’aide d’un pinceau, puis faites-la chauffer sur feu vif.
Ajoutez les langoustines et faites-les cuire environ 20 secondes de chaque coté.
Ajoutez la sauce et continuez la cuisson en retournant régulièrement les langoustines, pendant environ 2 minutes.
La sauce doit être légèrement caramélisée.
Servez avec les mange-tout.
PS : merci à mon amie Hélène pour cette très jolie assiette.
Posté le 25 juil. 06 | dans poissons | Permalink | Commentaires (10) | TrackBack (0)
> 27/04/2006
Crevettes sautées, têtes d’ail et pâte de piment, en souvenir d'une virée chez Tang Frères.
Vous souvenez-vous de cette sensation, lorsque vous étiez enfant et que vous alliez en colonie de vacances ? A la fois de l’excitation et un peu de timidité à l’idée de rencontrer des personnes inconnues. Dimanche matin en me réveillant, j’ai ressenti la même chose, à l’idée d’aller rejoindre d’autres blogeuses et blogeurs de cuisine pour un voyage chez Tang frères et un repas dans le quartier chinois.
C’est Marie qui a eu cette brillante idée et nous nous sommes tous retrouvés, un peu intimidés devant chez Tang frères, à 10h30 tapantes, un dimanche matin.
Toute à la joie de discuter avec Fabienne, Marie, Astrid, Marie-Laure, Deborah, Aude, Dorian et Marie, sans oublier Tanguy et Fernand, j’ai mis du temps à remplir mon panier.
Pas toujours facile de discuter devant les rayons alors que d’autres personnes n’étaient pas là pour flâner, elles !
Nous avons tous étés très raisonnables dans nos achats. Après un repas fort sympathique autour d’une grande table ronde dans un restaurant du quartier, ce n’est que vers 15h30 que nos chemins se sont quittés mais avec d’autres projets tout aussi passionnants.
Dans mon panier, il y avait, entre autres, des têtes d’ail (sorte de pousse verte de la même famille que la ciboulette) et de la pâte de piment. Je ne connaissais pas du tout ces deux produits avant de faire une autre virée chez Tang frères avec Pim en Juin dernier. Elle avait ensuite utilisé ces deux produits pour faire des crevettes sautées, et moi, j’avais tout simplement griffonné sa manière de faire dans un de mes innombrables carnets.
Crevettes sautées aux cœurs d’ail et à la pâte de piment, en souvenir d’une très bonne journée
Ingrédients pour 2 personnes
20 crevettes crues
10 têtes d’ail
1 cuil. à café rase de pâte de piment
1 cuil. à soupe d’huile végétale
Délayez la pâte de piment dans 1 cuil. à soupe d’eau chaude.
Décortiquez les crevettes en retirant le filament qui longe leur dos et en laissant la carapace autour de la queue.
Lavez puis coupez les têtes d’ail en tronçons.
Faites chauffer l’huile dans un wok.
Ajoutez les têtes d’ail et faites-les revenir 2 minutes en remuant sans cesse.
Ajoutez les crevettes et remuez pendant 2 à 3 minutes jusqu’à ce qu’elles soient roses.
Ajoutez la pâte de piment délayée et remuez bien pour enrober toutes les crevettes.
Servez et mangez avec les doigts ou avec des baguettes.
Si vous avez l’occasion de manger ce plat, il y a de grandes chances que vous deveniez complètement accro. J’ai rarement été aussi satisfaite d’un plat thaïlandais que je cuisine à la maison et je remercie encore Pim pour son inspiration.
MEA CULPA : je sais que ce billet utilise des ingrédients que l’on ne trouve que dans les épiceries exotiques et c’est le genre de recette qui m’agacerait dans un magazine de cuisine ou dans un livre de cuisine. Mais, si un jour vous avez l’occasion de vous rendre chez Tang frères ou dans une autre boutique de ce genre, essayez cette recette et dites moi ce que vous en pensez. Pour me faire pardonner, je vais essayer de la réaliser à nouveau avec d’autres ingrédients en restant dans le même esprit. La suite au prochain épisode.
Sur la photo, de gauche à droite :
Marie-Laure, Dorian, Fabienne, moi-même, Astrid, Marie, Deborah et Aude.
Posté le 27 avr. 06 | dans poissons | Permalink | Commentaires (30) | TrackBack (1)
> 16/11/2005
Plat minute : Papillote de turbot à la pâte de tomates séchées et olives noires.
Depuis quelques années, je souffre un peu du manque de spontanéité des sorties en région parisienne. Nos familles, nos amis et nous-même avons des emplois du temps assez chargés (travail, enfants, etc.). Si nous voulons nous voir, c’est plutôt le week-end, et il faut souvent s’y prendre plusieurs semaines à l’avance.
J’aimerais tant pouvoir appeler des amis le matin en leur disant : « Si vous veniez dîner ce soir à la maison ? » C’est malheureusement à la limite de l’impossible : rentrer du travail, se mettre à l’aise, mettre mari et/ou femme et enfants dans la voiture, parfois subir les embouteillages, l’école le lendemain, toutes ces contraintes sont loin d’être des facteurs d’une soirée détendue.
Heureusement, de temps en temps, nous recevons un coup de téléphone d’un ami ou d’un membre de la famille qui nous demande « Si on se voyait ce soir ? ». « Avec plaisir, viens à la maison » est en général ma réponse.
Il y a quelques jours, nous avons reçu un de mes cousins qui habite Bordeaux. Ayant passé toute la journée en dehors de la maison, j’avais besoin d’un plat qui puisse se préparer très rapidement, afin de pouvoir papoter avec lui.
Comme souvent, j’ai fait le choix du poisson en le cuisant en papillote car j’aime de plus en plus ce mode de cuisson.
Filets de turbot en papillote à la pâte de tomates séchées et olives noires
Pour 4 personnes
4 filets de turbot sans la peau
8 cuil. à café rases de pâte de tomates séchées
8 olives noires
Huile d’olive.
Sel et poivre du moulin
4 carrés de papier d’aluminium ou de papier sulfurisé
Préchauffez votre four à 180°C.
Huilez les 4 feuilles de papier.
Pour chaque papillote :
Déposez un filet de turbot.
Salez et poivrez.
Parsemez la surface de 2 cuil. à café rases de pâte de tomates séchées et de 2 olives coupées en morceaux.
Ajoutez un filet d’huile d’olive.
Refermez la papillote en laissant de l’espace.
Enfournez pour 8 à 10 minutes, selon la taille de vos filets.
A servir avec du riz par exemple.
Accord vin : nous avons bu un vin blanc très agréable : Cassis 2003, du Domaine La Ferme Blanche.
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> 10/11/2005
Noix de Saint-Jacques panées aux noisettes sur salade tiède de lentilles blondes à l’huile de noisette.
Il y a une dizaine de jours, je suis allée à Montpellier rendre visite à ma sœur Caroline, qui vient juste de s’installer là bas. J’en ai profité pour aller me balader sur le salon « Aux Origines du Goût » organisé par l’association Slow Food.
Imaginez un espace convivial rempli de passionnés venus des quatre coins du monde pour présenter leurs produits. Dégustations, explications, le tout avec patience et professionnalisme. Impossible de décrire tout ce que j’ai vu, mais je garde un souvenir ému d’un vinaigre balsamique de 25 ans d’âge, un vrai caramel, des lamelles crues de navets de Pardailhan, du sirop de thym des Sirops de Marco, des confits de poivrons, de l’huile d’Argan, des Pélardons, de confitures excellentes et bien plus encore.
J’ai acheté quelques produits dont des lentilles blondes de la Planèze (pays de Saint-Flour, Cantal). Ces lentilles font partie des légumineuses oubliées. En effet, leur culture s’est arrêtée dans les années 60 car jugée non rentable et ce n’est qu’à la fin des années 90 qu’elle est à nouveau cultivée, grâce à un regroupement de producteurs du Cantal. Elles bénéficient aujourd’hui d’un IGP (Indication géographique protégée). Le terme IGP est utilisé pour les produits dont la spécificité est liée à la fois à un terroir et à un savoir faire.
J’ai trouvé que ces lentilles ont un goût très fin avec un léger goût de noix. Elles cuisent relativement vite (25 minutes) et vous n’avez pas besoin de les faire tremper. Vous pouvez les consommer chaudes avec des saucisses, tièdes comme dans cette salade ou même froides.
Nous avons beaucoup aimé ce mélange terre et mer et je sais ce que je vais servir à mes parents la prochaine fois qu’ils viennent dîner.
Noix de Saint-Jacques panées aux noisettes sur salade tiède de lentilles blondes à l’huile de noisette
Pour 4 personnes en entrée
250 g de lentilles
6 noix de Saint-Jacques soit 3 demi noix par personne
4 cuil. à soupe de noisettes entières
Huile d’olive
Vinaigrette :
7 cuil. à soupe de d’huile de noisettes
2 cuil. à soupe de vinaigre de Xérès
2 cuil. à soupe d’échalotes finement émincées
Rincez les lentilles, mettez-les dans une casserole et recouvrez-les d’un litre et demi d’eau froide.
Portez à ébullition, baissez le feu et faites mijoter sur feu doux pendant environ 25 minutes. Les lentilles ne doivent pas être brusquées, l’eau doit bouillonner très légèrement. Ne salez surtout pas l’eau.
5 minutes après l’ébullition, humez votre cuisine, une délicieuse odeur va se dégager.
Pendant ce temps :
Mélangez les échalotes, l’huile et le vinaigre.
Lavez les Saint-Jacques, retirez le corail et coupez chaque noix en deux dans l’épaisseur. Salez et poivrez.
Concassez les noisettes dans le bol de votre robot de type mixeur jusqu’à l’obtention d’une chapelure grossière et mettez-la sur une grande assiette.
Badigeonnez les Saint-Jacques d’huile d’olive puis roulez-les dans la chapelure de noisettes.
Testez la cuisson de vos lentilles, elles doivent être tendres, mais pas trop.
Egouttez, ajoutez du sel, du poivre et la vinaigrette puis mélangez.
Goûtez et rectifiez éventuellement l’assaisonnement en sel et poivre.
Servez la salade de lentilles dans les assiettes.
Chauffez une poêle et faites revenir les Saint-Jacques 30 secondes de chaque coté.
Déposez-les sur la salade de lentilles et servez immédiatement.
Vous pouvez réaliser cette entrée en remplaçant les Saint-Jacques par du foie gras. Pour cela, suivez la recette de la salade de lentilles tièdes aux copeaux de foie gras que j’ai écrite pour arts culinaires.com.
Association des producteurs de lentilles blondes du pays de Saint-Flour
1, Rue Des Agials
15100 Saint-Flour
Tél : 04 71 60 50 09
Posté le 10 nov. 05 | dans poissons, Salades | Permalink | Commentaires (13) | TrackBack (0)
> 18/10/2005
Thon mi-cuit aux épices Raz El Hanout, semoule aux poivrons croquants et duo de coulis de poivrons
Aujourd’hui est un grand jour, c’est la cinquième édition de Blog Appétit ! Je me souviens encore du jour où nous avons reçu un mail de Patrick nous soumettant ce projet qui lui tenait tant à cœur. Laurent, Mijo, Réquia et moi l’avons tout de suite suivi et nous avons immédiatement organisé un « brain storming » très efficace pour trouver un nom à cet événement, appelé aujourd’hui Blog Appétit !
Ce qui m’impressionne avec Blog Appétit !, c'est la participation très nombreuse aussi bien des francophones que des autres, l’imagination et la créativité très fortes à chaque édition. Pour ma part, c’est l’exception qui confirme la règle : je ne cuisine jamais spécialement pour mon blog sauf pour Blog Appétit ! Depuis le départ, j’ai eu des hauts et des bas lorsque j’avais du mal à m’arrêter d’y penser ou lorsque je voulais me lancer dans des choses très compliquées qui se révélaient décevantes. Aujourd’hui, je me laisse guider par mon instinct, quitte à changer d’idée au dernier moment.
Merci à Réquia pour le choix du thon et des poivrons qui vont nous permettre de dire au revoir à l’été avec panache.
L’association poisson et poivrons me fait penser au premier repas que m’a cuisiné David en Grande Bretagne : pavés de saumon aux épices cajun et lamelles de poivrons revenues à l’huile d’olive. J’étais impressionnée, c’était la première fois qu’un homme cuisinait pour moi ou peut-être avais-je la mémoire courte ?
Thon mi-cuit aux épices Raz El Hanout, semoule aux poivrons croquants et duo de coulis de poivrons
4 pavés de thon frais
Huile d’olive
2 cuil. à café rases de Raz El Hanout
1 poivron jaune
1 poivron rouge
2 sachets de semoule
pour les coulis :
1 poivron jaune
1 poivron rouge
1 cuil. à café de vinaigre de Xérès
½ cuil. à café d’huile de sésame
Badigeonnez chaque pavé de thon avec de l’huile d’olive puis frottez les 2 faces avec ½ cuil. à café de raz el hanout.
Laissez mariner à température ambiante.
Pelez 1 poivron jaune et un rouge.
Ouvrez-les, retirez les filaments blancs et les graines et coupez chaque poivron en quatre.
Plongez les morceaux dans de l’eau bouillante salée et laissez mijoter 15 minutes pour le jaune et 20 minutes pour le rouge.
Pendant ce temps, coupez les deux autres poivrons (non pelés) en petits dés et faites-les revenir 7 minutes dans de l’huile d’olive en remuant de temps en temps.
Salez, poivrez et mettez de coté.
Egouttez les morceaux de poivrons rouges et jaunes.
Mixez les morceaux rouges avec 1 cuil. à café de vinaigre de Xérès et les jaunes avec ½ cuil. à café d’huile de sésame en lavant les ustensiles avant de changer de couleur de poivron. Salez et poivrez.
Préparez la semoule selon les indications de votre paquet.
Pendant ce temps, faites cuire les pavés de thon 1 à 1 minute 30 s de chaque coté. Vérifiez la cuisson en regardant le thon coté tranche, le milieu doit rester rouge.
Coupez chaque pavé en lamelles et disposez-les sur chaque assiette.
Servez avec la semoule et les poivrons croquants et les deux coulis de poivrons.
Astuces, infos et autres histoires
Pour la présentation, j’ai utilisé des petits cercles de métal que j’ai rempli de semoule, j’ai ensuite ajouté les dés de poivrons. Pour le coulis, il suffit de verser un peu de coulis jaune, puis le rouge dans des petites coupelles, les couleurs ne se mélangent pas.
Le coulis de poivron apporte la couleur, de la douceur et de la saveur. La prochaine fois, je servirai juste le thon avec le coulis pour l’apéritif et chacun mangera les morceaux de thon avec les doigts en les trempant dans les coulis.
Le Raz El Hanout est un mélange d’épices (le mien contient carvi, cumin, coriandre, fenugrec, curcuma, macis, cannelle et girofle) utilisé dans la cuisine d’Afrique du Nord, entre autre pour les tagines. J’ai découvert qu’il se marie également bien avec le poisson, lorsque j’ai créé la recette Papillote de filets de rascasse à la marocaine pour Arts-Culinaires.com.
Merci à mon amie Hélène pour cette magnifique assiette.
Posté le 18 oct. 05 | dans poissons | Permalink | Commentaires (21) | TrackBack (0)
> 09/10/2005
Filets de rouget à la salsa de mangues.
Ce billet est tout particulièrement destiné à mon amie Françoise et à sa fille Philomène qui fêtent aujourd’hui leurs anniversaires. Joyeux anniversaire Françoise et Philomène !
Pourquoi plus particulièrement cette recette ?
Françoise habite en Guadeloupe, elle lit régulièrement C’est moi qui l’ai fait, mais rares sont les recettes qu’elle peut réaliser car les produits ne sont pas les mêmes et surtout le climat est différent ce qui ne donne pas envie de manger les mêmes choses.
Pour une fois, Françoise pourra faire ce plat avec les magnifiques poissons qu’elle trouve là bas, le vivaneau ou la dorade par exemple, de la cive à la place de l’échalote et un morceau de piment de la taille d’une pièce de 10 centimes d’euros à la place des éclats de piment. Ce sera également l’occasion d’utiliser les mangues qui sont si savoureuses en Guadeloupe.
Bon appétit !
Filets de rouget barbet à la salsa de mangues
Pour 2 personnes
2 ou 4 filets de rougets selon leur taille
1 tomate
1 mangue ferme
4 cuil. à soupe d’oignon rouge émincé finement
¼ de bouquet de coriandre fraîche ciselée
Le zeste d’1 citron vert
Le jus d’1/2 citron vert
½ cuil. à café d’éclats de piment
1 cuil. à café de gingembre frais râpé
1 cuil. à soupe d’huile d’olive
Sel
Préparation de la salsa
Plongez la tomate 30 secondes dans de l’eau bouillante.
Passez-la sous l’eau froide, retirez la peau, coupez-la en deux, retirez le jus et les pépins puis coupez la chair en tout petits morceaux.
Pelez les mangues, coupez la chair en tout petits cubes et mettez-les dans un bol avec les morceaux de tomates.
Ajoutez l’oignon rouge émincé, le zeste, le jus du citron vert, la coriandre fraîche ciselée, le gingembre râpé, les éclats de piment et l’huile d’olive.
Salez, mélangez et laissez mariner à température ambiante.
Cuisson des rougets
Huilez les filets à l’aide d’un pinceau.
Faites-les cuire dans une poêle chaude 1 minute coté peau et 1 à 2 minutes coté chair, selon la taille des filets. Le poisson doit tout juste cesser d’être translucide. Résistez à la tentation de le cuisiner plus, ce serait dommage avec du si bon poisson.
Salez immédiatement coté peau avec de la fleur de sel ou du sel de Maldon et servez avec la salsa.
C’est un plat très agréable, coloré et épicé qui fait penser à l’été non ?
Posté le 9 oct. 05 | dans poissons | Permalink | Commentaires (13) | TrackBack (0)
> 19/09/2005
Parmentier de cabillaud, tomates séchées, croûte thym et pignons.
On oublie parfois que beaucoup de plats étaient à l’origine faits pour utiliser les restes, comme par exemple le hachis Parmentier, les tomates farcies ou même la pizza. J’ai toujours adoré le hachis Parmentier, et même, sans honte aucune, celui de la cantine. Ce n’est que quelques années plus tard, en goûtant celui de ma belle mère, qui le fait avec des restes d’agneau, que j’ai enfin compris ce qu’était un bon hachis parmentier.
L’idée de ce Parmentier de cabillaud m’est venue en mangeant une purée de pommes de terre à l’huile d’olive. J’avais vu très large en faisant une purée pour Gabrielle et moi avec plus d’1 kg de pommes de terre. Dans le réfrigérateur, deux dos de cabillaud qui attendaient sagement d’être cuisinés le soir même, ont vu subitement leur destin changer en un Parmentier de cabillaud aux tomates séchées, croûte au thym et pignons de pin. Je ne sais pas ce qu’ils en ont pensé, mais Gabrielle et moi avons grandement apprécié notre dîner.
Pour une présentation plus raffinée, j’ai choisi de les cuisiner en portions individuelles dans des cercles en métal.
Parmentier de cabillaud, tomates séchées, croûte thym et pignons
Pour 2 personnes
Ustensiles : 2 cercles en métal de 9 cm de diamètre et de 3,5 cm de hauteur
8 bonnes cuil. à soupe de purée de pomme de terre à l’huile d’olive
200 g de cabillaud cru
70 g de tomates séchées
2 cuil. à café de pesto (pistou) du commerce ou fait maison
1 tranche de pain de mie sans la croûte
1 cuil. à soupe de pignons de pin
2 cuil. à soupe de thym frais
2 cuil. à café de jus de citron
Un peu d’huile d’olive
Préchauffez votre four sur 200°C.
Mettez dans le bol de votre mixeur le pain de mie sans la croûte, les pignons de pin et le thym frais.
Actionnez jusqu’à l’obtention d’une chapelure.
Coupez les tomates séchées en petits morceaux.
Coupez le cabillaud cru en cubes de 2 cm, salez, poivrez, ajoutez le jus de citron et mélangez.
Huilez l’intérieur des cercles avec un peu d’huile d’olive et posez-les sur une plaque de cuisson.
Pour chaque cercle :
Mettez les cubes de poisson dans le fond.
Ajoutez 1 cuil. à café de pesto sur le poisson et étalez le.
Ajoutez les morceaux de tomates séchées sur toute la surface.
Ajoutez la purée à l’huile d’olive en remplissant le cercle et tassez avec le dos d’une cuillère à soupe.
Ajoutez 1 cuil. à soupe de la chapelure au thym sur la surface.
Enfournez pour 10 minutes.
A l’aide d’une spatule déposez chaque cercle sur une assiette.
Décorez chaque assiette avec du piment d’Espelette ou autre et retirez les cercles.
Dégustez.
Note : cette recette peut être facilement doublée ou même triplée. Vous pouvez également la réaliser dans un plat à gratin. Dans ce cas, il faudra augmenter le temps de cuisson.
Posté le 19 sept. 05 | dans poissons | Permalink | Commentaires (24) | TrackBack (1)
> 16/08/2005
Moules marinières aux feuilles de citron vert et tempura d'oignons rouges.
Ceci est ma participation à la quatrième édition de « Blog Appétit ! », l’événement culinaire des blogs de cuisine francophones. Après Saint-Jacques et poireaux, agneau et petits pois, fraises et rhubarbe, c’était au tour de Laurent de choisir 2 produits. Lorsque nous avons enfin découvert son choix, moules et oignons, nous n’étions pas vraiment surpris car les moules sont une grande spécialité de la Belgique et du Nord de la France.
Ne me demandez pas pourquoi mais je n’ai jamais mangé ni cuisiné des moules en dehors de la Bretagne. Et pourtant, je les adore et je suis capable d’en manger presque tous les jours lorsque je suis là bas. C’est par ailleurs le seul moment où je mange des frites dans un restaurant. Le bonheur de manger entièrement avec les doigts ou avec des ustensiles naturels tels que les coquilles de moule, me ravit toujours.
Je remercie donc vivement Laurent de m’avoir donné l’occasion de cuisiner des moules à la maison.
J’ai su rapidement que je voulais quelques chose de très simple et les moules marinières me sont venues tout de suite à l’esprit.
En lisant différentes recettes de moules marinières, j’ai eu très envie de remplacer les feuilles de laurier par des feuilles de citron vert. Elles sont utilisées quotidiennement par les thaïlandais de la même manière que nous utilisons nos feuilles de laurier. Je trouve leur parfum envoûtant. David et moi étions étonnés par le fait que quelques feuilles jetées dans la cocotte puissent embaumer autant, c’était magique.
Les oignons, tout comme les échalotes servent souvent de garniture aromatique pour les moules marinières mais j’avais également envie de les manger à part car j’apprécie beaucoup les oignons en guise de légume. Je suis incapable de vous dire comment l’idée des tempura m’est venue. Les tempura sont des beignets de légumes japonais très légers. Ils sont très croustillants et le goût du légume est bien préservé. Je doute que les oignons soient utilisés par les japonais pour les tempuras mais j’espère que personne ne m’en tiendra rigueur.
Ce repas, lors d’une soirée paisible à notre retour de vacances fut très agréable.
Moules marinières aux feuilles de citron vert
Pour 2 personnes en plat principal
2 litres de moules de bouchot
3 échalotes émincées
25 g de beurre
1,5 dl de vin blanc sec (voir note)
5 feuilles de citron vert (voir note)
Poivre du moulin
Nettoyez les moules en écartant celles qui ne se ferment pas et en retirant les filaments qui dépassent de la coquille.
Lavez ensuite les moules sous l’eau froide.
Faite fondre le beurre dans une grande cocotte.
Ajoutez les échalotes et faites-les revenir quelques minutes.
Ajoutez le vin blanc, du poivre du moulin et les feuilles de citron vert.
Laissez frémir quelques minutes.
Ajoutez les moules, remuez puis couvrez.
Remuez assez fréquemment jusqu’à ce que toutes les moules soient ouvertes, ce qui prend environ 5 minutes pour 2 litres de moules.
Servez avec le jus de cuisson en retirant les feuilles de citron vert.
Tempura d’oignons rouges
Pour 2 personnes
3 oignons rouges
150 g de farine
De l’eau glacée
De l’huile végétale pour la friture
Pelez les oignons rouges puis coupez-les en tranches. Détachez chaque anneau avec vos doigts.
Mettez la farine dans un saladier, ajoutez de l’eau glacée, mélangez avec une fourchette ou des baguettes puis ajoutez à nouveau de l’eau glacée jusqu’à obtenir une pâte grumeleuse un peu plus épaisse qu’une pâte à crêpe.
Faites chauffez de l’huile dans une sauteuse sur une hauteur de 5 cm.
Mettez tous les morceaux d’oignons dans la pâte et remuez.
Mettez quelques morceaux d’oignons enrobés de pâte dans l’huile chaude, laissez-les prendre une couleur légèrement dorée puis retirez-les avec une écumoire et posez-les sur du papier absorbant.
Procédez ainsi avec le restant des oignons.
Servez avec les moules.
Le conseil de Scally
Ne préparez surtout pas les tempura à l’avance afin qu’ils ne perdent pas leur croustillant.
Notes
Pour cuisiner les moules, j’ai utilisé du Muscadet château la Noé que nous avons bu avec les moules par la suite.
Vous pouvez trouver des feuilles de citron vert fraîches chez Israel ou surgelés chez Paristore.
Izrael
30, Rue francois Miron
Paris 4
Paristore
Avenue d'Ivry
Paris 13
Posté le 16 août 05 | dans poissons | Permalink | Commentaires (17) | TrackBack (0)
> 18/07/2005
Vive la sardine !
Que vous soyez du coté de l'océan Atlantique ou plutôt coté Méditerranée, que vous soyez sardines fraîches ou plutôt sardines en boîte, vous trouverez très facilement ce petit poisson aux reflets argentés. Si vous voulez des idées pour le cuisiner, je vous invite à aller lire mon dossier sur les sardines sur Arts-Culinaires.com avec les nouvelles recettes suivantes :
Sardines fraîches marinées aux herbes et au cumin
Sardines fraîches grillées aux herbes et aux pignons
Sardines fraîches en feuilles de brick
Bonne vacances à ceux qui sont partis.
Posté le 18 juil. 05 | dans poissons | Permalink | Commentaires (8) | TrackBack (0)
> 26/04/2005
Les papillotes de poisson.
J’adore le poisson et plus particulièrement lorsqu’il est cuit en papillote. Si vous souhaitez savoir pourquoi, n’hésitez pas à aller consulter mon dossier « Papillote de poisson » sur Arts-Culinaires.com.
Si vous êtes tentés, voici les recettes que j’ai réalisées :
Papillote de filets de maquereau aux olives noires et aux tomates séchées






















