"Restaurants" (25)

vendredi 25 janvier 2013

Restaurant Richer, c’est beau, c’est bon, j’y reviendrai !

Restaurant richer

Restaurant Richer, c’est beau, c’est bon, j’y reviendrai !

Hier midi, je suis allée avec mon amie Hélène au restaurant Richer. Nous sommes sorties enchantées et j'ai déjà envie d’y retourner.

Paris 9, dans un ancien café à l’angle de la rue Richer et de la rue du Faubourg Poissonnière, Charles Compagnon, propriétaire du restaurant l’Office (je vous le conseille vivement) a ouvert ce nouveau restaurant en décembre 2012.

C’est beau, c’est bon et il y a un je ne sais quoi qui ne laisse pas indifférent et qui vous donne des ailes quand vous sortez de là.

Oeuf 63 degres restaurant richer
En entrée, nous avons craqué pour l’œuf cuit longuement à 63°C. Il est moelleux, servi sur une crème de maïs et recouvert d’un beurre noisette, pointe de citron passé au siphon, ce qui donne une crème onctueuse pas grasse du tout et avec une pointe d’acidité très agréable. Du bœuf séché taillé en très petits morceaux donne du croquant et du caractère. Egalement des mini-pousses d’une herbe que je ne connais pas et j’ai complètement oublié de demander. On les retrouve de plus en plus souvent dans les restaurants et elles apportent un petit goût inattendu. Cet œuf, c’est comme de manger un dessert mais salé. Pas certaine d’être très claire mais c’est pour illustrer le plaisir que j’ai eu en le mangeant.

Photo(6)
En plat, j’ai choisi la dorade, purée de patates douces et condiment pomme coriandre huitre.
La dorade est parfaitement cuite avec sa peau très croustillante, chose pas aisée à faire à la maison. Elle est servie sur une purée de patate douce, douce comme de la soie avec du poireau grillé et un condiment à la coriandre huitre et pomme, sauce très réduite et très gouteuse avec de la pomme coupée en minuscules dés qui apporte croquant et fraicheur.
C’est un plat frais et très gourmand, comme je les aime.

Mon amie Hélène a choisi le filet de cannette, betterave, gnocchi et nougatine de mole et elle était ravie.
Ile flotante mangue caramel restaurant richer paris 9
Il m’arrive très souvent d’être déçue par les desserts dans les restaurants mais chez Richer, les desserts sont à la hauteur du reste. J’ai choisi l’ile flottante à la mangue et caramel. Ça pourrait être banal mais non. J’ai adoré le coté frais de la mangue avec ses dés bien moelleux de blanc en neige pochés et le croquant des fruits secs (noix de pécan ?) caramélisés. Tout comme sur l’œuf de l’entrée, on retrouve des petites pousses et à nouveau, je n’ai pas réussi à les identifier.

Hélène a choisi la mousse au chocolat et au piment d’Espelette présentée sous forme de quenelle sur un lit de litchis frais coupés en lanières et surmontée de doigts très fins de meringues (suisse je pense). Le tout est très joli, moderne et surtout, très bon.

Pour la totale : 1 verre de vin, 1 café, entrée, plat et dessert, il vous en coûtera 40 euros par personne, ce qui est très honnête, vu la qualité des mets (bravo au chef Adrien Bouchaud) et la gentillesse de l’accueil.

Restaurant Richer
2 Rue Richer, Paris 9

Ouvert 7/7, de 8 h à 1 h.

Métro Poissonnière ou Cadet

Pas de réservation possible, nous sommes arrivées à 12 h 15 et c’était encore très calme, ce qui n’est plus le cas vers 13 h.
Vous pouvez en plus du déjeuner et du diner y prendre votre petit déjeuner ou votre goûter.
Egalement des tapas et des sandwichs à tout heure, en demandant au bar.

jeudi 04 octobre 2012

Chez l’Ami Jean, Paris, coup de cœur, 6 ans après

Joue de porc homard cocos paimpol ami jean stephane jegoMerci à Anne pour la photo.

Chez l’Ami Jean, Paris, coup de cœur, 6 ans après

Le restaurant L’ami Jean à Paris me ramène plusieurs années en arrière. J’y suis allée 3 ou 4 fois, en sortant à chaque fois ravie. J’ai même écrit un billet sur le sujet. Je déteste le relire, il est sans grande valeur ajoutée et mon ton est naïf.

Un lundi de septembre, à l’initiative de Mamina, j’ai eu la chance d’y retourner avec d’autres blogueurs et une partie des producteurs avec qui Stéphane Jégo, le chef de l’Ami Jean travaille. Dans une ambiance décontractée et chaleureuse, nous avons pu goûter à toute une série de mets, très représentatifs de la cuisine et du talent de Stéphane Jego.

Je vous épargne la liste mais j’ai envie de vous parler de 2 coups de cœur. Manger de bonnes choses, ç’est un bonheur, ressentir une véritable émotion, c’est plus rare, on s’en souvient longtemps et c’est difficile à écrire.

Je tente …

Premier coup de cœur : une joue de veau au homard et petits cocos de Paimpol (voir photo ci-dessus). Je pense n’avoir jamais mangé une viande mijotée aussi fondante et toute en délicatesse dans son jus goûteux et ses petits haricots cuits à la perfection. Il suffit d’une fourchette ou d’une cuillère pour se faire plaisir. Le tout était servi dans une sorte de vasque très jolie, ce qui ne gâche rien.

Comme je suis très curieuse sur la cuisson des viandes et en particulier de certains morceaux comme la joue (voir mon billet sur le sujet), je n’ai pas pu résister et je suis allée voir Stéphane Jego dans sa cuisine. J’ai découvert une personne passionnée et généreuse. Il nous a expliqué à Edda et à moi le secret du fondant de sa viande. C’est un vrai plaisir d’échanger avec lui. Je viens de voir qu'Edda a déjà mis en pratique ses conseils, c'est ICI).

Il ne se contente pas de faire mijoter la viande, c’est un peu plus complexe. Il fait cuire la joue de veau très longtemps, entière, à basse température, à la manière d’un pot au feu. Une fois cuite et encore chaude, il l’enferme dans du film étirable.

Pourquoi ? Pour concentrer les saveurs mais aussi pour que la gélatine qui s’est formée durant la cuisson et issue du collagène de la viande, se répartisse uniformément dans tout le morceau de viande, ce qui donne ce moelleux incomparable et si harmonieux quand on goûte au plat. Une fois refroidi le morceau de viande ressemble à un gros saucisson. Il suffit de le couper en tranche puis en morceaux et il va se défaire tout seul dans le jus du plat. Stéphane a joint les gestes à la parole pour nous expliquer tout cela et Il faut absolument que je tente l’expérience à la maison. Vous pouvez suivre ce principe avec d'autres morceaux de viande, comme le parleron de boeuf par exemple).

Second coup de cœur : le riz au lait crème au caramel et beurre salé

Quand je pense que je n’ai jamais choisi ce dessert quand je suis allée diner chez l’Ami Jean. Je pensais ne pas aimer le riz au lait. Quelle erreur. Celui de Stéphane Jego est tout simplement divin, un moment de réconfort, comme une couette un soir d’hiver. L’ajout de la sauce au caramel et beurre salé (bien salée) et des cacahuètes caramélisées est une idée à laquelle il fallait penser. Il faut promener sa cuillère du riz au lait vers la sauce en passant par les cacahuètes et dégustez. Un délice dont je me souviendrai aussi longtemps que le dessert au citron et à la pistache dégusté chez lui il y a 6 ans.

Je n’ai pas encore refait ce dessert mais si vous voulez le faire, la recette est sur la page Facebook de Stéphane Jego, sur ce lien.

Sinon, il ne vous reste plus qu’à aller chez L’ami Jean à midi ou le soir, sachant qu’à présent, il y a deux services avec du coup moins de monde à chaque service.

News du jour : concours riz au lait pour gagner un diner chez l’Ami Jean

Et si vous voulez être invités avec une personne de votre choix, pourquoi ne pas tenter votre chance avec le concours Riz au lait organisé par Mamina. L’idée est de proposer votre version préférée de riz au lait, la plus gourmande possible. C’est Stéphane Jego qui choisira la recette qu’il préfère et le ou la gagnante gagnera un dîner pour deux dans son restaurant (le voyage et l'hôtel seront offerts si le ou Vous avez jusqu’au 20 octobre pour proposer votre recette et envoyer le lien à Mamina (mamina.at.cegetel.net) si vous avez un blog ou votre recette et sa photo si vous n’en avez pas.

L'Ami Jean
27, rue Malar
Paris 7
Tél : 01 47 05 86 89
Ouvert tous les jours, sauf le dimanche et le lundi.
Métro : La Tour-Maubourg

Page Facebook du restaurant sur laquelle sont régulièrement publiées les recette de Stéphane Jego, sur ce lien.

mercredi 30 novembre 2011

Brèves de cuisine décembre 2011 : Jean Sulpice, boutique l’Effet Maison, Modernist Cuisine et infusion au safran Krokus Kozanis.

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Je reçois de plus en plus de communiqués de presse, les mêmes que ceux qui alimentent les premières pages de nos magazines de cuisine préférés avec les brèves, ces petits textes qui parlent des nouveaux produits/restarants, etc.

Quand j’ai le temps, je fais un billet qui regroupe les dernières nouveautés que je trouve sympathiques, testées ou non.  Je tiens à préciser que je ne suis pas rémunérée pour l’écrire et que mes textes ne sont pas toujours brefs !

L’atelier des Sens ouvre une nouvelle boutique  « L’Effet Maison », rue Vignon, près de la Madeleine à Paris

Facade L'Effet Maison vue 1
Ouverte depuis mercredi dernier, j’ai eu un coup de cœur pour cette nouvelle boutique lors de la soirée d’inauguration. Dans une pièce tout en longueur avec un très beau sol en carrés de ciment peints à la mais, vous trouverez tout ce qu’il faut pour faire plein de choses de vos dix doigts, que ce soit dans le domaine culinaire ou dans le domaine de la cosmétique.

Boutique Atelier - L'Effet Maison vue 1
J’aime beaucoup le mélange entre le côté ludique et le coté pro. Vanessa, la créatrice de ce lieu a choisi des ustensiles de très bonne qualité, comme les couteaux Opinel, les râpes microplane, les moules Gobel, etc., sans oublier de jolies choses comme des moules en faïence bleue de Pologne et des choses plus ludiques pour les enfants. Mais aussi du chocolat Valrhona, des caissettes, des livres de cuisine choisis avec soin, des préparations Marlette, etc. Egalement tous les produits de base pour se lancer dans la confection de produits de beauté "home made".

Au fond de la boutique un bel espace pour accueillir ateliers de cuisine, ateliers produits de beauté maison, etc.

L’Effet Maison, Atelier des Sens
32 Rue Vignon, Paris 9.

Les infusions au Safran bio de la coopérative Krokus Kozanis en Grèce

Infusion safran bio krokus
J’en bois tous les jours et j’aime beaucoup ces infusions au Safran dans leurs boites sobres avec juste la touche de rétro qu’il faut. Je n’ai pas encore goûté toute la gamme mais je trouve les saveurs très intéressantes et je pense en offrir autour de moi à Noël. J’aime en particulier celle qui s’appelle « La Revigorante », au safran, cannelle, hibiscus, pomme et écorces d’oranges.

Ces infusions au safran BIO ont été élues au grand prix 2010 de l'iTQi (L'Institut International du Goût).

Vous pouvez les trouver dans la plupart des boutiques bio, comme Satoriz, Botanic, etc. ou en ligne sur le site Safran Biologique.

Cette coopérative récolte également un safran bio de très grande qualité.

Jean Sulpice reçoit ses amis chefs à Val Thorens pour fêter les 10 ans de l’Oxalys

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Crédit Photo :Pascal Dhennequin.

Mercotte en a déjà parlé et je continue …

« Depuis 10 ans aux commandes du restaurant l’Oxalys, à Val Thorens, Jean Sulpice, jeune chef de 33 ans, n’a cessé d’élever la gastronomie Savoyarde au plus haut niveau et de valoriser les producteurs locaux. 10 ans de passion et de persévérance pour décrocher deux macarons et faire de l’Oxalys le restaurant étoilé le plus haut d’Europe.

Pour cet anniversaire, Jean Sulpice a choisi de créer l’événement : inviter ses amis chefs derrière ses fourneaux pour 5 dîners qui promettent d’être exceptionnels.
5 rencontres pour échanger, créer, inventer et partager autour d’une même idée : sublimer le produit.

Comme à son habitude, Jean pourra compter sur sa femme, Magali, pour trouver le parfait accord mets et vins.

Cet hiver, Jean Sulpice, son épouse et toute leur équipe vous donnent rendez-vous à Val Thorens, à plus de 2300 m d’altitude pour fêter ce 10ème anniversaire. »

Dîner du mercredi 14 décembre 2011 : Jacques Marcon – Chef au restaurant Régis et Jacques Marcon

Dîner du lundi 16 janvier 2012 : Sang Hoon Degeimbre – Chef du restaurant l’Air du Temps

Dîner du lundi 6 février 2012 : David Toutain – Chef de l’Agapé Substance

Dîner du lundi 19 mars 2012 : Jacques Génin – Chef Pâtissier de La Chocolaterie & Christophe Aribert, Chef du restaurant Les Terrasses

Dîner du mardi 3 avril 2012 : Mauro Colagreco - Chef du restaurant Mirazur

Vous pouvez dès à présent réserver votre table, les menus concoctés par Jean Sulpice et ses invitésseront en ligne à partir du 3 décembre. Tél. : 04 79 00 12 00

Modernist Cuisine

Modernist Cuisine - Coffret - Basse résolution
Je ne compte plus les fois où l’on m’a demandé « Tu as vu Modernist ? »

« Euh, non, pas encore ».

Modernist n’est pas un nouveau film sorti au cinéma mais un ensemble de 6 ouvrages qui fait beaucoup parler de lui en ce moment. Il est disponible depuis quelques jours en Français et s’appelle Modernist Cuisine.

J’ai lu avec attention le dossier de presse et différents articles. J’ai également regardé quelques vidéos et c’est affreux car je commence à me dire que c’est le livre qui pourrait remplacer tous les autres.  Mon dieu, faites que je ne me mette pas dans la tête que je voudrais ce cadeau pour Noel, ma famille toute entière va définitivement me prendre pour une folle et elle n’aura pas tort car le prix est tout de même très important.

Cet ouvrage culinaire rédigé par Nathan  Myhrvold, Chris Young et Maxime Bilet et publié par TASCHEN est, comme le dit si bien le dossier de presse, à la croisée des chemins entre le livre de cuisine, l’œuvre d’art et la publication scientifique. Il a reçu le Premier Prix du livre gourmand par le pôle gastronomie du Figaro en novembre 2011. Plusieurs chefs français ont participé à l’ouvrage dont Pascal Barbot, Yannick Alleno ou encore Pierre Gagnaire.

En gros, il contient tous les fondamentaux de la cuisine.

Pour vous faire une idée plus précise, je vous conseille la lecture de ces deux articles

Moderniste Cuisine : le livre ultime ? par François-Régis Gaudry,

Moderniste cuisine : 6 titanesques bouquins de cuisine par d’Anne-Laure Pham

Modernist Cuisine: art et science culinaires, par Nathan Myhrvold, Chris Young et Maxime Bilet. Taschen, 2 438 p., 399 €.

 

dimanche 21 août 2011

Jamie’s Italian, restaurant italien de Jamie Oliver à Bath, GB.

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Jamie’s Italian,  restaurant italien de Jamie Oliver à Bath, GB

J’avais totalement oublié que Jamie Oliver a ouvert il y a environ 2 ans des restaurants italiens appelés « Jamie’s Italian » dans une quinzaine de villes britanniques (Jamie Oliver est également propriétaire de plusieurs restaurants appelés Fifteen à la fois en Grande-Bretagne et dans d’autres pays).

Nous avons découvert Jamie's Italian par hasard à Bristol (j’ai toujours l’œil alerte quand je me promène dans une ville) mais trop tard, car nous repartions le matin suivant. Par chance, j’ai trouvé qu’il en existe un autre à Bath, qui était la prochaine étape de notre périple britannique.

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Alors que nous étions attablés dans la salle du premier étage avec vue sur la très jolie ville de Bath, nous nous sommes tout de suite sentis bien dans cette atmosphère conviviale au service très chaleureux et professionnel.

La carte est particulièrement gourmande. Nous avons mis un peu de temps à choisir, c’est le genre d’endroit où il doit faire bon revenir souvent.

Nous avons commencé par des grosses olives vertes de la région des Pouilles particulièrement goûteuses. Elles étaient servies avec une tapenade maison à tomber et une sorte de pain aussi fin qu’une feuille de papier appelé « music bread », ne me demandez pas pourquoi.

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Nous avons également commandé des petits piment doux farcis au thon, câpres et anchois servis avec un filet d’huile d’olive, un peu de vinaigre balsamique et des minuscules feuilles de basilic très odorantes. David était aux anges, c’est le genre de chose qu’il adore et il regrette déjà que l’on ne puisse pas trouver ces petits piments doux en France.

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Linguine aux crevettes ail et piment + roquette

Pour la suite, nous avons craqué pour des pâtes, il se trouve que nous en n’avions pratiquement pas mangées depuis le début des vacances, 2 semaines plus tôt. Chaque plat de pâte est décliné en deux versions (portion standard ou portion plus petite), ce qui est une bonne idée si vous les mangez avant le plat comme c’est la coutume en Italie.

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Pappardelle au salami poireaux ail tomates et herbes fraiches

Quand les assiettes sont arrivées, j’avais l’impression que Jamie Oliver allait sortir de la cuisine tellement elles sont proches de l’atmosphère de ses livres et de ses émissions.

Coté réalisation, rien à dire, Jamie Oliver sait de quoi il parle dès qu’il s’agit de cuisine italienne. La cuisson est parfaite, l’ensemble est très goûteux et léger. Les pâtes sont fraiches et faites à la demande juste à l’entrée du restaurant.

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Il y a plein d’autres choses à la carte, comme des planches de charcuterie, des antipasti, une sélection de pains maison (focaccia, pain au levain, etc.) servis avec une très bonne huile d’olive, de la burrata,  du poisson cuit en papilotte, des viandes, etc.  Toute la cuisine est simple et réalisée avec des produits de très bonne qualité et très souvent locaux.

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Je suis ravie d’avoir enfin pu découvrir une partie de l’univers de Jamie Oliver que j’admire depuis de nombreuses années. Nous comptons bien y retourner lors de nos futurs voyages en Grande Bretagne.

Compter 20 livres par personne avec entrée, pâtes, un verre de vin et un café, ce qui est très raisonnable pour la qualité et le service.

Si vous projetez de voyager en Grande Bretagne, je vous invite à y aller, même en famille, le rapport qualité prix est excellent et nous avons passé un super moment, David, Noé et moi. Comme ils ne prennent pas de réservation, sauf si vous êtes un groupe de 8 personnes ou plus, je vous conseille d’y aller soit pour le déjeuner, soit assez tôt en soirée.

Voir également l'avis de la ménagère débutante sur le restaurant de Londres, sur ce lien.

Jamie's Italian, Bath
10 Milsom Place
Bath, BA1 1BZ
Voir toutes les autres adresses sur le site.

Priston mill bath vue 1 
Magnifique jardin anglais autour d’un ancien moulin à eau restauré à Priston Mill près de Bath.

Actu de dernière minute : depuis quelques jours, Jamie Oliver a un site en français, c'est sur ce lien.

samedi 02 avril 2011

RAP : restaurant italien et épicerie fine italienne Paris 9 : coup de cœur.

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RAP : restaurant italien et épicerie fine italienne Paris 9 : coup de cœur.

C’est en faisant une recherche sur Internet sur un produit italien, que j’ai découvert l’existence de l’épicerie fine italienne RAP, puis du restaurant du même nom. Mon instinct de gourmande m’a dicté d’y aller (RAP : Ristorante Alessandra Pierini).

En descendant la rue Rodier, dans le 9ième, loin des turbulences habituelles de Paris, en avance pour mon diner, je suis entrée dans l’épicerie italienne RAP. C’est une vraie caverne d’Ali Baba avec des produits italiens triés sur le volet. J’ai tout de suite pensé à Silvia et à Edda en me demandant si elles connaissent son existence. La patronne italienne, Alexandra Pierini, devant mon enthousiasme, m’a confirmé très humblement qu’elle essaie de tout avoir pour préparer la vraie cuisine italienne. Vous y trouverez à la fois des produits d’épicerie, comme le fameux riz à risotto carnaroli " Acquerello " affiné 7 ans, le chouchou d’Alba Pezone mais également des vins, le plus souvent naturels, et des produits frais, comme des fromages et de la charcuterie.

J’ai beaucoup aimé le fait que les prix sont très corrects et en tant que grande habituée des épiceries fines, vous pouvez me croire sur parole.

Ma curiosité rassasiée et un sac de plus à la main, j’ai traversé la rue pour entrer dans le restaurant. Le décor est sobre, sans être froid et l’accueil est particulièrement charmant.

Avec un verre de pinot gris italien choisi par le sommelier/serveur, nous avons tartiné avec délice une petite mousse de saumon sauvage et beurre de bufflonne très goûteuse offerte par le chef.

En regardant la carte, j’avais envie de tout prendre mais ma raison m’a rattrapé.
La carte est courte et change régulièrement (deux antipasti, deux primi, trois secondi et trois dolce).

Nous avons partagé une entrée assez copieuse pour deux : une burrata bien crémeuse et douce, déposée sur des légumes de saison tièdes (navets boule d’or, carottes, etc.).

Juste avant que nous plantions nos fourchettes dans ce très bel ensemble, le serveur est arrivé avec un moulin à Poivres Roellinger. Il a moulu le poivre devant nous et nous a laissé le petit tiroir afin que nous puissions nous même le doser. So chic !

Pas très italien, je vous l’accorde, nous avons zappé le plat principal pour choisir des pâtes. Spaghetti à la poutargue pour moi, j’en raffole et un autre plat de pâtes pour mon amie mais impossible de me souvenir duquel.

Pas de dessert pour nous mais une sublime assiette de fromages à partager (très largement servie pour 2), dans le sens des aiguilles d’une montre en partant d’un gorgonzola particulièrement crémeux, en continuant par une tomme de vache et brebis puis en terminant par deux pecorino, un assez jeune et le second très affiné qui se marie très bien avec le miel mille fleurs qui est sur l’assiette.

Tout au long du repas, le service est très attentionné et nous ne repartirons pas sans un petit verre de Limoncello offert par la maison.

Coté prix, ce n’est pas un restaurant pour tous les jours. C’est l’endroit pour se faire et pour faire plaisir. Il faut compter entre 40 à 50 euros par personne (nous avons payé 39 euros chacune avec 2 verres de vin par personne, le vin au verre étant à des prix très corrects contrairement à beaucoup de restaurants parisiens).

Franchement, cela vaut largement le coup. Les produits sont d’une grande qualité, particulièrement bien préparés et les mélanges de saveurs sont originaux. Tout au long du repas, je me suis rendue compte que je connais finalement pas très bien la cuisine italienne.
Nous avons également beaucoup aimé l’atmosphère, calme et sereine, bien que le restaurant soit plein. 

RAP

Restaurant
24, rue Rodier
75009 Paris
Tél. 01 45 26 86 26
Fermé Lundi et Mardi

Epicerie
15, rue Rodier
75009 Paris
Tél. 01 42 80 09 91

mercredi 27 octobre 2010

Les plats de partage de Gilles Choukroun dans son restaurant MBC.

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Les plats de partage de Gilles Choukroun dans son restaurant MBC.

De tous les sujets que je traite sur mon blog, parler d’un restaurant est pour moi l’exercice le plus difficile. Il commence au moment où je sors du restaurant. Je me demande alors si j’ai envie d’en parler ici ou non et je ne sais pas toujours ce qui dicte ma décision. Je pense qu’il faut que j’ai quelque chose à dire en plus de la description des plats et il faut donc que j’ai ressenti une émotion.

Lundi, j’ai eu la chance d’être invitée par Gilles Choukroun au MBC, le restaurant de Gilles Choukroun et je suis tombée sous le charme de sa cuisine (MBC sont les initiales de Menthe Basilic Coriandre, un accord chouchou du chef).

Dessert chocolat gilles choukroun vue 2 J’ai envie de commencer par parler du dessert qui m’a laissé une très forte impression par sa présentation « zéro chichi » mais surtout par son équilibre des saveurs : une ganache étalée dans un faux bazar au fond d’une assiette creuse, une boule de glace au chocolat, d’un crémeux réconfortant, une petite purée de céleri qu’absolument jamais je n’aurais pensé à associer au chocolat mais qui fonctionne très bien. Le tout est agrémenté d’une tuile au grué de cacao et à la fleur de sel.  Un dessert qui me ferait bien retraverser Paris, tellement c’est bon.

Avant, nous nous sommes régalés avec ce que Gilles Choukroun appelle les plats de partage. L’idée est de déposer sur la table, au minimum pour 2 personnes, des cocottes colombiennes en terre qui contiennent des plats populaires des différentes cuisine du monde, à servir avec des espèces de louches en bois.

Plat partage gille choukroun vue 2 Plat partage deux gilels choukroun vue 2
 
Le premier plat vient du Brésil. Il est parfumé à base de poisson de potiron, de manioc et de lait de coco. L’ensemble est très harmonieux et c’est parfumé et épicé comme il le faut.  Nous somme ensuite passé à un plat du Sénégal, à base de volaille, de millet, de poissons séchés, de moules et d’arachide. Mes compagnons de table ont préféré le plat du Brésil. Je suis tombée sous le charme du second car c’est celui qui a le plus fait voyagé mon palais, ne connaissant absolument rien à la cuisine africaine en encore moins à celle du Sénégal. J’ai aimé le coté très dépaysant et chaleureux de ce plat. Les plats changent chaque semaine.

Outrenoir gilles choukroun vue 1 Et pour finir, le début du repas avec l’entrée pour laquelle, 2 jours après, je n’arrive toujours pas à décider si j’ai aimé ou pas. Il s’agit d’une entrée « signature » de Gilles Choukroun, appelée « Outrenoir » dont la recette figure dans son nouveau livre « A pleine Bouche ». J’ai parfois du mal avec les couleurs dans mon assiette. Lorsqu’elles sont arrivées, ce n’est qu’une étendue noire que nous avons découverte sous laquelle on devinait juste sur la courbe des crevettes Cristal bay. A la dégustation, c’est très bon, les crevettes crues sont d’une superbe qualité, la purée de chou fleur a l’encre de sèche donne un coté visuel assez impressionnant  et j’ai beaucoup aimé les têtes de crevettes, posées sur un bol à part,  dont nous avons aspiré avec délice le corail. En revanche, malgré le goût, mon esprit reste bloqué par cette couleur noire dans mon assiette. C’est bête, je sais.

Tout ce que j’ai présenté correspond au menu servi le soir. A midi, le menu est totalement différent, s’agissant plus d’une clientèle de bureau qui a moins de temps que la clientèle du soir.

MBC
4 rue du Débarcadère
75017 Paris
M° Porte Maillot
Tél. 01 45 72 22 55

A midi, 19 euros pour un plat et une entrée ou pour un plat et un dessert ou 29 euros pour entrée, plat et dessert.
Le soir : à la carte (environ 40 euros)

Gilles Choukroun vient de sortir un très beau livre de cuisine appelé « A Pleine Bouche ». Sophie Brissaud, qui a réalisé le stylisme en parle très bien sur son blog, je vous laisse découvrir ses mots sur ce lien.

dimanche 29 août 2010

Restaurant Spring, rue Bailleul, Paris 1, le retour

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Merci mille fois à Stéphanie, du blog Un Mets Dix Vins pour les photos.

Restaurant Spring, rue Bailleul, Paris 1, le retour

Il y a 2 ans, j’ai eu la chance de diner à deux reprises chez Spring, le restaurant de Daniel Rose, situé à l’époque dans le 9ième. J’avais été très touchée par sa cuisine et j’en ai parlé sur ce billet.

Complètement par hasard, avant un RDV avec une amie dans le bar à vin La Garde Robe (une autre adresse que je vous conseille), j’ai découvert l’épicerie fine de Daniel Rose « Spring ». En discutant avec des amies, j’ai appris que Daniel Rose, après beaucoup de soucis de travaux, allait ouvrir un nouveau restaurant dans le même quartier. J’étais ravie car c’est tout près de chez moi.

Le nouveau restaurant Spring a ouvert ses portes le 14 juillet. Stéphanie et moi l’avons découvert la semaine dernière.

Dans son précédent restaurant, j’avais l’impression d’être dans un endroit réservé aux initiés,  dans une petite salle perdue dans le 9 ième que vous ne risquiez pas de trouver par hasard, en vous disant «Il a l’air sympa ce resto, j’aimerais bien y aller ».

Rue Bailleul, je n’ai pas eu cette impression et j’adore l’endroit. Une pièce très sobre (notre voisin de table trouve que ça manque de tableau, moi j’aime bien ce coté dépouillé, ça me repose), un sol en béton ciré (du moins je le pense), un grand pan de mur en pierres apparentes, protégé par du verre car c’est à cet endroit que se trouve le piano.

En effet, chez Spring, la cuisine est vraiment dans le restaurant. Elle occupe en fait pratiquement la moitié de la surface. Arrivée en avance, j’ai pu choisir notre table et observer tranquillement ce qui se passe. J’ai été frappée tout au long du repas par le calme et la sérénité qui règnent dans la cuisine. Daniel Rose est très attentif, très concentré et donne des consignes à ses deux seconds, sans avoir une parole plus haute que l’autre. C’est impressionnant et cela donne à Spring une atmosphère zen. Je suis certaine que cela a un effet sur les clients, tous incroyablement sages, personne ne parle fort, comme cela peut arriver parfois et qui gâche à mon sens la dégustation, comme les femmes qui mettent trop de parfums. Ici, la plupart sont concentrés sur les plats avec un grand respect, tout en étant servis par deux personnes très sympathiques (un serveur et une somelière) et chaleureuses avec qui nous discutons beaucoup.

Coté cuisine, je suis toujours aussi fan et je pense que Daniel Rose est passé à un cran au dessus.
J’ai trouvé sa cuisine gourmande, créative, incroyablement goûteuse, tout en restant pour moi touchante, sans que je ne sache pourquoi.

Comme dans son précédente restaurant, le menu est unique et pour 64 euros par personne, vous allez pouvoir gouter à un échantillon assez impressionnant de son talent, avec amuse bouche, deux entrées assez copieuses, un plat, 3 desserts et des sablés.

En guise d’amuse bouche totalement atypique (pas de photos), nous avons démarré fort avec des cubes d’aubergines marinées, toutes roses et croquantes, ce qui est particulièrement originale pour une aubergine, non ? Une pomme de terre Dauphine apporte un coté très réconfortant (souvenir d’enfance pour moi) avec un cœur très moelleux et une panure qui contient de la poudre d’œufs de truite.

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La première entrée servie est un bouillon de poule chaleureux, quelques palourdes, des radis, des côtes de blettes émincées crues, des feuilles de blettes bien vertes dans le bouillon et pour attiser notre curiosité, du sarrasin, que nous découvrons juste à la fin alors que nous finissons nos assiettes jusqu’à la dernière goute. Un mélange de simplicité, de gourmandise et de créativité, j’adore.

Tomate ananas fumee beignet lotte spring vue 1


Notre deuxième entrée arrive. Certainement le coup de cœur de la soirée car Stéphanie et moi remarquons tout de suite l’accord parfait entre cette entrée et le vin proposé (nous nous sommes laissé guider et avons pris un demi verre de vin avec chaque entrée et avec le plat). Il s’agit de tomates ananas fumées (Daniel Rose a un fumoir dans sa cuisine) avec un beignet de joue de lotte et un coulis de concombre. L’ensemble est léger, le goût des tomates fumées est incroyable et va particulièrement bien avec notre verre de Crozes-Hermitage blanc 2007 de Marc Sorrel. La tomate fait ressortir le coté fumé du vin et vice-versa, c’est magique. Merci à notre sommelière pour ce choix vraiment judicieux.

Veau spring vue 1


Le plat, que l’on pourrait appeler « tout se mange dans le veau » contient de la tête de veau légèrement panée (je crois) avec une différence de texture que j’aime beaucoup, des ris de veau et un quasi de veau terriblement fondant et légèrement acidulé grâce à des zestes de citron vert (prélevé à la microplane bien entendu). La viande est servie avec une purée de carottes au fumet de homard, toute simple mais tellement savoureuse.
 
Ce plat est parfait au niveau du goût et des textures et surtout des quantités. Je trouve souvent les plats dans les restaurants trop copieux, chez Spring, c’est la juste dose. 

Dessert un spring vue 1


A la façon d’un trou normand arrive notre premier dessert. C’est frais et parfait pour entamer cette série de trois desserts. Des framboises fraiches dans une infusion de noyaux de pêches avec un sorbet au thym.

Dessert spring vue 1


Cela est suivi d’une petite gourmandise très originale : quelques myrtilles surmontées d’une petite quenelle de meringue italienne à l’anis, brulée au chalumeau au dernier moment.

Creme citron spring vue 1


Et pour finir, un dessert comme je les aime avec toujours cet esprit gourmand et la juste dose pour une crème au citron avec des petits cubes de praliné croustillant, une crème fouettée et un sablé au chocolat concassé.

Sables cardamome vue 1


Arrivent ensuite, que vous preniez un café ou non, des petits sablés à la cardamome.

Nous avons passé une excellente soirée et c’est clair, je vais y retourner avec David, car comme un bon film ou un bon roman, je n’arrive pas à me sortir ce repas de la tête.

Je vous invite à découvrir le billet de Stéphanie, sur ce lien.

Restaurant Spring

6, r. Bailleul (donne sur la rue de l’arbre sec)
75001 PARIS
Tél :  01 45 96 05 72
contact@springparis.fr
Métro Louvre - Rivoli  (ligne 1)
Réservation indispensable, Daniel Rose a une excellente réputation
Déjeuner du mercredi au samedi et diner du mardi au samedi. Fermé dimanche et lundi et mardi midi.

Les prix

Le soir, 64 euros le menu unique avec amuse bouche, deux entrées, un plat, 3 desserts et des sablés.
A midi, c’est moins cher, avec une formule « le bouillon du jour » et des petites assiettes de dégustation (voir le site du Fooding, sur ce lien).

Le blog de Daniel Rose est sur ce lien, pour être informés des dégustations de vin dans l’épicerie Spring et des formules originales proposées par le restaurant.

jeudi 01 avril 2010

Vert Pistache : le nouveau restaurant de Marmiton.

Vert pistache


 Vert Pistache : le nouveau restaurant de Marmiton

Quand j’ai reçu l’invitation pour déjeuner en avant première dans le nouveau restaurant ouvert par Marmiton, j’avoue avoir été un peu dubitative, un peu comme lorsque j’apprends qu’un people se lance dans la restauration.

Et pourtant, Marmiton est un acteur à part entière dans le monde de la cuisine. Si vous saviez le nombre de fois, où, lorsque j’évoque mon blog à des personnes que je rencontre dans ma vie de tous les jours, les gens me disent « ah oui, vous écrivez des recettes sur Internet. Connaissez-vous Marmiton ? ».

Mais comme je suis très curieuse et toujours ravie de revoir mes copines de blog, j’ai accepté l’invitation.

C’est lors d’une magnifique journée ensoleillée comme c’est le cas parfois à Paris (si si) que j’ai poussé la porte du restaurant Vert Pistache, ma couleur préférée en décoration, et ce n’est pas ma cuisine qui vous dira le contraire.

L’endroit est clair et lumineux grâce à des verrières particulièrement bien pensées. Il faut dire que Massimiliano Cappelletti, le designer qui a planché sur l’aménagement du restaurant de Marmiton n’est pas un petit nouveau dans ce monde. Il a déjà refait des restaurants réputés à Sydney et à Boston.

Après un délicieux verre de vin blanc sec et très aromatique,  accompagné de billes de chèvre aux raisins et pistaches, nous avons continué nos discussions animées sur les restaurants, la cuisine, Top Chef et le design.

Le moment de passer à table est très vite arrivé. Nous nous sommes installés autour d’une grande table d’hôte en hêtre sur des chaines vintage couleur vert pistache et c’est la charmante Anita Granfleur, chef du restaurant qui est venue nous présenter le menu.

En le parcourant rapidement, je me suis tout de suite dit que cela ressemblait étrangement au livre « tout pistache » écrit par Simona Restivo, sicilienne, gérante de l’épicerie fine Apogei et grande ambassadrice des produits siciliens et en particulier des pistaches. Il faut croire que mon petit doigt avait raison puisqu’Anita Granfleur est une amie de Simona et elles ont travaillé ensemble sur l’élaboration du menu.

Le monde est petit non ?

En entrée, je me suis régalée avec un crumble de Saint Félicien à la pistache. C’est frais et très goûteux et j’espère bien que Marmiton nous fera le bonheur de mettre la recette sur son site.

Ensuite, j’ai failli choisir le curry de poulet à la pistache et au lait de coco, mais j’ai préféré m’éloigner de mes chouchous pour tester les lasagnes végétariennes épinard, brie et pistache. L’alliance brie et pistache fonctionne particulièrement bien et je suis bien heureuse que cela fera taire ceux qui disent que l’on ne peut pas manger un plat végétarien correct dans un restaurant à Paris.

En dessert, après un magnifique fromage de Comté très fruité, j’ai craqué pour un financier à la pistache accompagné de coulis à la framboise. C’est simple mais très bien fait, tout ce que j’aime.

Le restaurant Vert PIstache est parfait pour un déjeuner entres copines ou seule d’ailleurs, la table d’hôte permettant de discuter avec les personnes autour.

Le soir, plus de tables d’hôte mais des tables disséminées dans tout l’espace. Du coup, j’imagine que l’ambiance est différente. Il va falloir que je teste avec David.

La suite au prochain épisode.

Le restaurant va ouvrir ses portes demain, le vendredi 2 avril, juste à temps pour le week-end de Pâques.

Pour tous les détails pratiques : adresse, horaires, tarifs, je vous invite à lire l’article sur le site de Marmiton.

mercredi 17 février 2010

Olio Pane Vino, restaurant italien ou souvenir d’un déjeuner fort sympathique

Olio pane vino vue 1


Olio Pane Vino, restaurant italien

Lorsque je termine un livre, sors d’une salle de cinéma ou d’un restaurant, je me demande toujours In Peto si je le conseillerais à une amie ou à mes sœurs.

Il s’agit pour moi d’une question très importante car, allez savoir pourquoi, je me sens toujours trop responsable lorsque je conseille quelque chose et ça peut prendre des proportions énormes, alors que je ne suis pas maitre des choses et surtout pas des goûts des autres.

A une époque, j’étais même incapable de conseiller qui que ce soit. Aujourd’hui, j’ai plus d’assurance.

En sortant de chez Olio Pane Vino, mardi dernier, chez qui je venais de déjeuner avec mon amie Ingrid, je savais déjà :

Que j’allais y retourner avec David
Que j’allais le conseiller à mon entourage
Que j’allais en parler sur ces pages

Que dire sur Olio Pane Vino ?

C’est simple, c’est bon, ce n’est pas trop cher et le service est particulièrement agréable. Il faut dire que quand le patron explique la carte du jour avec son accent italien et son charme fou, il y a de quoi fondre.

Le restaurant est au bout de la rue Coquillère en plein centre de Paris, juste après avoir dépassé la partie de la rue Coquillère dans laquelle se trouvent tous les restaurants pour touristes …

La salle est toute en longueur, le décor est très sobre avec son mur en pierre et le joli sol en bois foncé.

Le restaurant fait également épicerie fine italienne mais j’avoue que, prise par nos conversations, je n’ai pas vraiment fait attention aux produits.

Chaque jour, une entrée, deux plats de pâtes et un dessert sont notés sur une ardoise que vous avez tout le loisir de découvrir, tandis pendant que la serveuse renverse un peu d’huile d’olive dans une coupelle, que vous pouvez saucer avec le pain. Quelle délicate attention, non ?
Les entrées et les desserts sont à 6 euros et les plats de pâtes à 12 euros.
Les entrées et les desserts sont assez copieux. Nous avons décidé de les partager.

Ce jour là, nous avons donc partagé une salade de gambas à l’orange et aux pousses d’épinard, délicieuse et fraiche.

En plat, des pennes à la courge, sauce mascarpone et speck bien croustillant, plat très goûteux et réconfortant, un délice et des Nastri (sortes de tagliatelles un peu larges) aux fèves et au fromage de chèvre, délicieuses également.

En dessert, nous nous sommes partagées une pannacotta à la vanille, classique mais très agréable.

Avec une entrée pour deux, un plat, un dessert pour deux, un café et un verre de vin choisi avec soin par le patron, nous avons mangé pour 24 euros par personne, ce qui est très raisonnable pour la qualité du déjeuner.

Si vous ne souhaitez pas prendre les pâtes du jour, la carte propose des assiettes d’anti pasti faites maison (elles sont disposées sur une table au fond du restaurant), des salades repas, des assiettes de charcuteries italiennes, etc. et des desserts, comme des cantuccini servis avec un verre de vino santo, mon péché mignon.

Je garde l’adresse sous le coude pour une prochaine fois.

Je ne suis pas la seule à être tombée sous la charme de ce restaurant, Caroline en parle également sur son blog.

Olio pane vino

44, rue Coquillière 75001 Paris
Tél : 01 42 33 21 15
Métro les Halles ou RER Chaletet Les Halles
Les lundi, mardi, mercredi et samedi de 12h à 14h45.
Les jeudi et vendredi de 12h à 14h45 et de 19h45 à 22h30.

mercredi 18 novembre 2009

Aller au restaurant toute seule …

Courges vue 1

Aller au restaurant toute seule, c’est :

Pouvoir rêver ou réfléchir

Savourer son repas en se concentrant

Se faire chouchouter «  pour une fois, ce n’est pas moi qui l’ai fait ! »

En profiter pour regarder autour de soi, en bannissant téléphone portable, journal ou  livre.

Car aller au restaurant toute seule, c’est remarquer :

Ce couple très jeune qui partage un repas. La jeune femme demande d’une voie assurée des frites et des haricots verts avec sa viande « sans beurre les haricots verts svp »

Ces couples qui commandent du coco cola avec leur plat

Ces deux hommes seuls, l’un pianotant sur son téléphone portable, l’autre flirtant gentiment avec la serveuse puis discutant plus tard avec le maitre d’hôtel

Ces 4 jeunes femmes tout juste attablées, qui se passent une lotion antiseptique pour les mains que l’une vient de dégainer de son sac. Seule 1 sur 4 déclinera la proposition

Ce couple illégitime en train de se disputer

Ce couple pas très bavard

Ce couple qui picore chacun dans le plat de l’autre et qui donnent leurs impressions

Cette femme qui parle doucement mais qui accompagne chaque parole d’un très joli geste de la main

Ces femmes venues déjeuner et qui parlent boulot, enfants et maris

Aller au restaurant toute seule, c’est se dire que la prochaine fois, on reviendra avec son mari, avec une de ses sœurs ou avec une amie.

Et vous, êtes vous déjà allée toute seule au restaurant ? ou tout seul ? C'était comment ?


 

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