"Bonnes adresses" (74)

dimanche 28 avril 2013

Terrasse Kluger au-dessus du cinéma Etoile Lilas à Paris, pour prendre de la hauteur

Terrasse kluger
Terrasse Kluger au-dessus du cinéma Etoile Lilas à Paris, pour prendre de la hauteur

Jeudi soir, j’ai eu la chance de découvrir la terrasse du cinéma Etoile Lilas à Paris qui accueille depuis mi-avril la terrasse Kluger.

Ce cinéma avait déjà attiré mon regard quand je passe au niveau de la porte des Lilas mais je ne savais pas qu’il y avait une jolie terrasse de 500 m2 au-dessus et encore moins que celle-ci abrite les tartes Kluger.

Terrasse kluger
Photo prise jeudi soir quand il faisait beau ...

Que vous alliez au cinéma ou non (il parait que le film Les Gamins est excellent), la terrasse Kluger vous accueille pour déjeuner, goûter ou diner avec les délicieuses tartes de Catherine Kluger (également des salades, plats, etc.).

Je suis fan de ses tartes salées à la pâte bien friable et croustillante, à la garniture généreuse et à cet irrésistible goût du fait maison. J’ai un faible aussi pour sa tarte au chocolat qui n’est pas à base de ganache et qui est particulièrement aérienne et goûteuse (la version chocolat noisette est également délicieuse).
 
J’ai pu discuter avec Catherine Kluger qui m’a confié être ravie de pouvoir être présente sur cette terrasse qui est un endroit assez inhabituel pour Paris.

Pour tout vous dire, si je n’étais pas partie à Montpellier vendredi soir, je m’y serais précipitée ce week-end.

Le menu de la terrasse Kluger, comment y aller, où garer sa voiture ou son vélo, les films à l’affiche, tout est sur ce lien.

Je vous souhaite un très bon dimanche.

jeudi 18 avril 2013

Atelier gourmand : et si vous vous retrouviez pendant quelques heures enfermés dans la pâtisserie Bliss ?

Patisserie bliss
Et si vous vous retrouviez pendant quelques heures enfermés dans la pâtisserie Bliss ?

Mercredi prochain, à l’occasion de la sortie du livre pour enfants « La Pâtisserie Blisss » chez Pocket Jeunesse, l’atelier 750 g se transforme pendant quelques heures en la pâtisserie Bliss.

Au programme, des ateliers pour préparer les Cookies de la vérité, les muffins de l’amour et plein d’autre pâtisseries magiques pour vous plonger dans l’univers du livre de Kathryn Littlewood.

C’est Damien, Sandra, Sonia  et moi qui animerons les ateliers parents et/ou enfants.

Quand ?

mercredi 24 avril, de 14 h 30 à 18 h

Où ?

60 Rue du Faubourg Poissonnière Paris 10
 
J’ai deux places à vous offrir, soit 2 parents qui peuvent venir avec 1 ou 2 enfants

Pour cela, il suffit de mettre un commentaire dans ce billet jusqu’à vendredi minuit et je ferai un tirage au sort  afin de vous prévenir par mail durant le week-end.

A vous de jouer !

jeudi 04 avril 2013

Cuisine coréenne : 10 choses à savoir sur le repas coréen

Couleurs dans la cuisine coreenne

Cuisine coréenne : 10 choses à savoir sur le repas coréen

Si vous suivez ce blog, vous savez que j’ai gagné un concours suite à ce billet pour découvrir sur place la cuisine coréenne. Pendant 4 jours, j’ai eu la chance d’aller dans de très bons restaurant à Séoul, certains traditionnels, d’autres plus modernes qui font ce que l’on appelle de la Fusion Food. Merci mille fois à la « Korean Food Foundation » d’avoir permis cette aventure.

Avant de vous parler en détail des restaurants visités, voilà ma perception de la cuisine coréenne dont je suis tombée amoureuse.

La cuisine coréenne est unique

et c’est promis, je ne parlerai plus jamais de cuisine asiatique car finalement, cela ne veut rien dire quand on y regarde de plus près, chaque pays d’Asie ayant une cuisine différente.

La cuisine coréenne est créative

Il suffit par exemple de voir tout ce qu’ils arrivent à faire avec les légumes dans ce que l’on appelle la « temple cuisine » servie dans les temples bouddhistes qui pratiquent une cuisine végétarienne. Et quand les chefs revisitent la cuisine traditionnelle, ils apportent également leur créativité mais tout en gardant l’esprit de cette cuisine.

Namul ensemble de légumes asaisonnés

Namul : ensemble de légumes et de plantes assaisonnés

La cuisine coréenne est équilibrée

L’équilibre se fait dans la construction du repas à la coréenne qui comprend le plus souvent du riz, des légumes, des céréales, des soupes, du poisson et ou de la viande et des condiments mais aussi dans l’équilibre des saveurs. La proportion des aliments d’origine végétale et ceux d’origine animale est de 80/20.

Crepe coreenne fruits de mer et fleurs

La cuisine coréenne est colorée

Gujeolpan

et je me suis rendue compte assez rapidement. En revanche, je ne savais pas que les couleurs ont une symbolique et dans certains plats, comme dans le Gujeolpan (plateau des 9 délices), on retrouve la règle des 5 couleurs : bleu ou vert, blanc, rouge, noir et jaune qui symbolisent les couleurs de la nature mais aussi les différents éléments qui sont nécessaires à notre équilibre alimentaire. 

La cuisine coréenne est pleine de beaux gestes

Gestes gujeolpan

Cela m’a frappé dans un des restaurants dans lequel nous avons dégusté un Gujeolpan (plateau des 9 délices avec 8 mets disposés autour d’un plateau et des petites crêpes fines au centre). Le principe est de déposer une crêpe sur son assiette puis de piocher avec ses baguettes plusieurs éléments que l’on pose sur la crêpe. Il faut ensuite rouler sa crêpe avec les baguettes pour ensuite la tremper dans une sauce avant de la manger. J’ai regardé mes compagnons de table faire et j’ai trouvé cela très beau. J’ai essayé de reproduire mais ce n’est facile sans utiliser les doigts.

La cuisine coréenne est sereine

Les repas sont très calmes en Corée car comme me l’explique Minju lors de nos premiers repas. Les coréens ne parlent pas en mangeant mais se concentrent sur ce qu’ils mangent. Cela donne une atmosphère sereine propice à la dégustation. Certes, nous avons un peu violé cette règle, sachant que j’ai posé des tas de questions. Minju et Vivian ont été d’un grand secours pour m’aider à comprendre cette cuisine

La cuisine coréenne est partage

Les plats ne sont pas servis à l’assiette. Tous les éléments du repas sont posés religieusement sur la table et les convives piochent dans les plats aves leurs baguettes. On ne mange pas directement dans les plats mais on dépose les éléments sur son assiette avant de les manger. Seul le riz, le bouillon de riz  (Jat Juk ou porridge en anglais) et certaines soupes sont servis dans des bols individuels.

La cuisine coréenne est pimentée mais pas tant que cela finalement

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Au centre du bol, de la purée de piment, à mélanger avec le reste dans la quantité souhaitée.

Certains plats sont pimentés avec le fameux Gochujang fabriqué à partir de piments rouges que l’on fait fermenter. Parfois, c’est vous qui ajoutez plus ou moins de cette sauce pimentée, comme dans le Bibimbap par exemple. Tous les plats qui composent le repas ne sont pas pimentés, on peut alors doser selon son palais. Certains éléments du repas ont aussi pour rôle de rafraichir le palais comme le Nabak Kimchi (kimchi de printemps ou « water kimchi »), légumes croquants servis dans un liquide froid et assaisonné. Le riz servi nature ou mélangé à des céréales a le même rôle.

La cuisine coréenne se déguste avec des baguettes et une cuillère


Cuisine corenne couverts en metal

La cuillère pour les soupes ou les bouillons de riz (Jat Juk ou porridge en anglais) et les baguettes pour tout le reste.
Les baguettes sont très souvent en métal dans les restaurants, ainsi que certains bols. Savez-vous pourquoi on utilise beaucoup le métal dans les services de table en Corée ?
Cela date de l’époque de la royauté car le poison se détectait plus facilement sur les contenants en métal. Dans certaines boutiques, vous pouvez trouver bols, cuillères et baguettes en métal qui sont magnifiques.

La cuisine coréenne peut se faire à la maison, même en Europe

Baguettes cuiisne coreenne

Avent de partir, un journaliste coréen m’a demandé si je pensais que c’est une cuisine qui peut plaire aux européens. Je lui ai répondu oui sans hésiter. Je pense également que c’est une cuisine qui est faisable aussi à la maison, à condition d’avoir un minimum de connaissance et d’avoir accès à quelques ingrédients phare, sachant que le reste des ingrédients (poissons, viandes et légumes) correspondent aux produits locaux et de saison. En France, on peut trouver ces ingrédients dans les épiceries coréennes ou dans les supermarchés asiatiques. Les blogs anglo-saxons animés par des expatriés coréens peuvent être une grande source d’inspiration.

Et très bientôt, des adresses de restaurants et des recettes coréennes sur ces pages.

mercredi 03 avril 2013

Séoul, Corée du Sud, épisode 1 : Street Food

Street food seoul insadong

Séoul, Corée du Sud, épisode 1 : Street Food

Je suis rentrée hier soir de mon voyage en Corée du Sud. Voyage extrêmement riche en découvertes gastronomiques. Je suis définitivement tombée amoureuse de la cuisine coréenne.

Durant ces 4 jours très intenses, j’ai pu avoir un petit aperçu de la culture coréenne avec non seulement la gastronomie mais aussi le reste avec la visite du très beau musée national, une comédie musicale complètement hors du commun (Bibap, j’en ri encore) et un très beau concert de musique avec l’instrument traditionnel coréen.

Merci mille fois à Vivian et à Minju de chez Edelman à Séoul, mes deux anges gardiens et organisatrices pour ce fabuleux voyage et pour votre compagnie durant cette aventure.
Minju & vivian
Avant de vous parler des restaurants et de la cuisine coréenne, voilà un aperçu de la « Street Food » que j’ai pu découvrir à Séoul. Je n’ai pas mangé grand-chose car nous sommes allées au restaurant midi et soir, mais quel bonheur de flâner et de respirer l’ambiance.

Seoul 246

La « Street Food » fait vraiment partie de la culture coréenne. Tout le monde y va. Vivian et Minju me racontent qu’elles y vont assez souvent avec des amis après le travail ou le week-end. Les cuisines de rue sont là toute la journée et tous les jours. Ce qui est amusant, c’est que le soir venu, tout disparait. Chaque cuisinier range tout dans la cuisine mobile et il faut ensuite la rouler plus loin pour dégager la rue. C’est assez impressionnant.

Seoul 157
On y trouve de tout, aussi bien du sucré que du salé. Pas toujours facile pour une européen de savoir ce que c'est car cela ne ressemble pas à ce que l’on peut trouver en Europe. Un vrai dépaysement et je ne compte plus les fois où j’ai demandé « What is that and what is that ? », comme une enfant de 5 ans !

Insadong street seoul korea

Un voyage en photos dans la rue Insadong, un endroit que je vous recommande vivement si vous allez à Séoul.

Enjoy !

Galette frite street food coree sud seoulGalette frite sucrée, la femme en arrière plan insére du sucre à l'intérieur de la galette avant qu'elle ne soit frite. Servie dans un gobelet pour pouvoir le manger sans se bruler les doigts. Existe aussi en version salée (Hotteok).Street food seoul gateau haricots rougesPetits gateaux sucrés fourrés avec une purée de haricots rouges. J'ai gouté, c'est très bon.

Specialite street food coree gateau et oeuf
Une des plus grandes spécialtés de la street food : des gâteaux salés dans lequels on casse un oeuf au centre.Street food coree sud seoul
Beignets de poisson et légumes frits (Twigim)Street food brochettes
BrochettesLes mysteres de la street food seoul coree sud
Les mystères de la Street Food, impossible de me souvenir ...

Rice cake

Rice cake ou petite friandise à base de pâte de haricots

Street food coree sud seoul glace dans cornet au mais
Glace servie dans un cornet en maïs

Pomme de terre frite

Petite curiosité mais j'en parlerai plus en détail sur le Coin de Pascale Weeks.


Pour cuire les rice cake a la vapeur
Pour faire cuire les rice cakes à la vapeur

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Méthode traditionnelle pour broyer le riz pour les rice cakes, aujourd'hui, on utilise plus ce que l'on appelle le glutinous rice powder (farine de riz gluant).

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 La suite au prochain épisode ....

 

 

 

 

 

jeudi 28 mars 2013

Voyage en Corée du Sud : A la découverte de la gastronomie coréenne

Voyage en Corée du Sud : A la découverte de la gastronomie coréenne

Repas coreen boulettes boeuf tofu sauté kimchi salade concombre riz
Quand vous lirez ces lignes, je serai dans l’avion en direction de Séoul.

Il y a quelques semaines, j’ai participé à un concours sur la cuisine coréenne (voir mon billet ICI) organisé par la Korean Food Foundation.

Vendredi dernier, j’ai appris que j’avais gagné et depuis, je suis sur un petit nuage.

Le programme concocté est très riche avec cours de cuisine, visite de restaurants typiques ou plus modernes, visite du musée du Kimchi, du Rice Cake, etc.

Je vous raconterai tout à mon retour.

Je vous souhaite un très bon week-end de Pâques.
samedi 16 mars 2013

Salon du livre 2013 : et si vous veniez au square culinaire (5 entrées à gagner)

Square culinaire

Salon du livre 2013 : et si vous veniez au square culinaire (5 entrées à gagner)


Saviez-vous que le salon du livre ouvre ses portes du vendredi 22 au lundi 25 mars 2013 ?

Pour sa 33e édition, le Salon du livre crée un nouvel espace d'animation de 600 m2, entièrement dédié aux livres de cuisine : Le Square culinaire.

Tous les livres de cuisine et d’œnologie seront rassemblés dans ce square.

Mais ce n’est pas tout !

Vous pourrez aussi rencontrer des auteurs sur les stands de leur éditeur et/ou assister à des démonstrations culinaires dans l’espace démonstration (le programme est sur ce lien)

Pour la toute première fois, et je ne suis pas peu fière, j’animerai une joute culinaire avec Dorian Niéto, le samedi 24 mars de 13 h à 14 h  suivie d’une séance de dédicace sur le stand de mon éditeur (First) de 14 h à 15 h (Square Culinaire, stand X77).

N’hésitez pas à venir me faire un coucou, je serais ravie de vous voir.

Dans le square culinaire, également un espace rencontres et débats avec des débats sur les thèmes suivants :
• La création et le design culinaire
• Le numérique dans la cuisine : de la tablette aux blogueurs spécialisés
• La cuisine et la santé (par exemple, le « sans gluten »)
• La cuisine avec les enfants
• Les cocktails et les spiritueux…

Toutes les infos relatives au square culinaire sont disponibles sur le site du Salon du livre, sur ce lien.

Enfin, Barcelone étant la Ville invitée 2013 au Salon, un bar à tapas complètera ce dispositif.

J’ai 5 entrées à faire gagner et comme le temps presse, ce sont les 5 premières personnes à mettre à commentaire sur ce billet en précisant qu’elles souhaitent venir sur le salon qui recevront une place. Merci d’indiquer une adresse mail valide car je vais avoir besoin de vous contacter afin de vous demander votre adresse postale (en France métropolitaine bien entendu).

A vous de jouer !

Les détails pratiques

Salon du livre, Square culinaire, du vendredi 22 au lundi 25 mars 2013
Horaires
Le Vendredi 22 mars : 10h - 20h
Le Samedi 23 mars : 10h - 20h
Le Dimanche 24 mars : 10h - 19h
Le Lundi 25 mars : 13h - 19h (la matinée est réservée aux professionnels)

Paris Porte de Versailles – Pavillon 1
Boulevard Victor, Paris 15

mercredi 13 mars 2013

Mon repas coréen (Boulettes de bœuf au tofu et oignons nouveaux, salade de concombre à l’huile de sésame, kimchi, tofu sauté au soja et aux graines de sésame & riz coréen)

Repas coreen boulettes boeuf tofu sauté kimchi salade concombre riz

Mon repas coréen

(Boulettes de bœuf au tofu et oignons nouveaux, salade de concombre à l’huile de sésame, kimchi, tofu sauté au soja et aux graines de sésame & riz coréen)

A l’occasion du nouvel an coréen, nous avons été quelques blogueurs et journalistes à célébrer l’événement dans le nouveau restaurant de Pierre Sang Boyer, à Paris. Ce fut l’occasion d’avoir un très bel aperçu de la cuisine coréenne grâce à Pierre Sang, à son équipe et à Yang Il-sun, la présidente de la « Korean Food Fondation.».

J’ai ensuite accepté de participer à un concours sur la cuisine coréenne.

Le temps est passé, je n’ai pas arrêté de me dire qu’il fallait m’y mettre. Pas facile finalement de cuisiner coréen quand on ne connait pas le pays, qu’on ne connait personne qui pratique cette cuisine dans son entourage et que l’on n’a pas le temps d’écumer les restaurants coréens de la capitale.

C’est un vieux livre de David qui m’a sauvé : « The taste of the Far East », écrit par Madhur Jaffrey.

Je voulais faire un plat coréen tout simple puis, à la lecture du chapitre sur la cuisine coréenne, je me suis dit qu’il fallait absolument ajouter du kimchi (voir plus loin), puis du riz, etc.

De fil en aiguille, mon plat coréen s’est transformé en un assortiment de mets car dans la cuisine coréenne il n’y a pas de notion d’entrée, de plat, etc. comme dans la cuisine occidentale. Le repas coréen est composé de plusieurs mets et on parle même de table coréenne, chaque table ayant un nom, selon les mets présentés. Ces derniers ne sont pas posés sur la table par hasard car il doit y avoir une harmonie et une variété, chaque plat apporte de la douceur, de la fraicheur, du pimenté, de l’acide, etc. On trouve aussi bien des mets d’origine végétale, qu’animale.

Le Kimchi est un condiment phare de la cuisine coréenne. Il est présent à tous les repas. Le plus courant est à base de chou chinois que l’on fait fermenter mais on trouve aussi des versions au radis blanc  ou au concombre. Le Kimchi entre également dans la composition des soupes, des ragouts et de certaines crêpes.

Madhur Jaffre
y a eu la chance d’assister au rituel annuel de la préparation du Kimchi d’hiver dans un petit village au sud de Séoul et elle le raconte en anglais dans son livre.

Mi-Novembre, les femmes commencent leur journée en allant dans les champs pour couper les choux chinois et les hommes les transportent vers le village.
Le chou est ensuite fendu en deux après avoir retiré la base. On le fait mariner dans de l’eau fortement salée pendant 10 heures. Le lendemain, on rince puis on les dépose dans des grandes jarres en terre en ajoutant entre chaque feuille une garniture faite d’un mélange de julienne de carottes et de radis blanc, de gingembre, d’ail, d’oignons nouveaux, d’huitres, de crevettes séchées et de piment coréen (voire note).

Les jarres sont fermées hermétiquement avant d’être enterrées pour éviter qu’elles ne gèlent. Un mois après, le kimchi est prêt à être consommé. Une fois les jarres enterrées, les habitants du village célèbrent la fin de la préparation en dégustant des sortes de galettes faites à partir de riz et de haricots rouges (Pattock).

Bizarrement, c’est en préparant ce repas et en le dégustant en famille que j’ai eu l’impression de toucher un peu du doigt l’essence de la cuisine coréenne. Gros coup de cœur pour le tofu sauté au sésame. Je sais que je le referai, c’est divin, même servi tout seul avec du riz.

Du coup, j’ai très envie d’aller plus loin dans la découverte de cette cuisine que j’ai rencontrée totalement par hasard.

Pour être le plus authentique possible, je suis allée dans une épicerie coréenne à Paris, appelée K Mart. Avec un peu de temps (et mes lunettes), j’ai réussi à trouver ce que je voulais et j’ai complété avec des produits frais trouvés chez mon primeur et chez mon boucher.

J’ai choisi de présenter tous les éléments de mon repas coréen dans des bols mais vous pouvez très bien les répartir dans un récipient, à l’image des Bibimbap, le plat de base de la cuisine coréenne. L’idée est de déposer le riz au fond du bol, de rajouter tous les autres éléments et de finir par la sauce. C’est particulièrement sympa à manger de cette manière.

Petit clin d’œil à la cuisine coréenne, les baguettes en métal qui sont très utilisées en Corée.

Repas coreen version bol
Note sur les ingrédients de mon repas coréen

Le Kimchi (choux chinois fermenté)

Comme je n’avais pas le temps de faire fermenter du chou chinois, j’ai acheté du Kimchi déjà préparé au rayon frais de chez K-mart. Bien évidemment, je n’ai pas de point de comparaison mais nous l’avons trouvé très bon. C’est frais, pimenté et acide à la fois.

Kimchi vignette
Le tofu

Je l’ai acheté en deux versions, une plus ferme pour le tofu sauté et l’autre plus souple (mais pas soyeux) pour les boulettes. J’ai été conquise par cette marque, je trouve la texture du tofu ferme très intéressante. En version sauté, il s’imprègne bien des saveurs, il garde bien sa forme mais il est très fondant.

Tofu deux textures vignette
Les graines de sésame

J’ai été surprise par la grande quantité de graines de sésame utilisée dans la cuisine coréenne. Elles sont toujours grillées puis légèrement concassées. Madhur Jaffrey explique que c’est effectivement un ingrédient phare de la cuisine coréenne que l’on saupoudre sur les plats, un peu comme nous le faisons avec le poivre. J’ai acheté du sésame déjà grillé chez K-mart.

Le riz (Bap)

Le riz coréen est un riz aux grains courts qui devient un peu collant après la cuisson. Comme il me restait du riz japonais qui a lui aussi des grains courts, je n’ai pas acheté de riz coréen chez K-mart.

L’ail et le gingembre

Ils sont incontournables dans la cuisine coréenne. J’ai légèrement diminué les quantités d’ail dans les recettes de Madhur Jaffrey (une gousse d’ail pour 4 dans chaque plat à la place de deux)

Sauce soja, vinaigre de riz et huile de sésame

Ils sont indispensables également à la cuisine coréenne mais heureusement, on les trouve dans n’importe quelle épicerie asiatique. Chez K-mart, il y avait beaucoup de types de sauces soja et d’huiles de sésame. Il faudrait y aller avec quelqu’un qui connaisse toutes les subtilités de ces produits.

Le piment coréen

Je ne l’ai pas trouvé chez K-Mart. A priori, il s’agit d’un piment à la croisée d’un paprika et d’un piment fort et il a une couleur rouge carmin. Pour le remplacer, j’ai utilisé du piment de Cayenne.

Repas coreen kimchi bouletets boeuf tofu saute salade cocombre

Les recettes

Boulettes de bœuf au tofu, sésame et oignons nouveaux & sa sauce

Ingrédients pour 4 personnes

Pour 8 boulettes

250 g de bœuf haché
200 g de tofu (version souple)
2 oignons nouveaux ciselés (blanc et vert)
1 gousse d’ail
2 cuil. à café de sauce soja
¼ cuil. à café de sel fin
1 cuil. à soupe d’huile de sésame
4 cuil. à café de graines de sésame grillées puis légèrement concassées
1 cuil. à soupe de farine
Farine pour saupoudrer
1 œuf légèrement battu pour la cuisson
Huile végétale pour la cuisson

Pour la sauce

4 cuil. à soupe de sauce soja
2 cuil. à soupe de vinaigre de riz
2 cuil. à café de graines de sésame grillées et légèrement concassées
1 cuil. à soupe d’oignons nouveaux ciselées (blanc et vert)
¼ cuil. à café de piment de Cayenne

Mettez le tofu dans un torchon puis pressez pour retirer le maximum de liquide.
Mettez-le dans un bol avec la viande, les oignons nouveaux, l’ail, la sauce soja, le sel, l’huile de sésame, le sésame et la cuillère à soupe de farine.
Mélangez bien puis formez des boulettes de la taille d’une balle de ping-pong.
Aplatissez les boulettes entre vos mains puis roulez-les dans la farine.
Réservez.

Bouletets boeuf tofu avant cuisson
Mélangez tous les ingrédients de la sauce puis répartissez-la dans 4 petits bols.
Juste avant de servir, faites chauffer une poêle avec un peu d’huile, sur feu entre moyen et vif.
Passez les boulettes dans l’œuf battu puis faites-les cuire dans la poêle pendant 3 minutes de chaque côté.
Couvrez puis faites cuire pendant 3 minutes sur feu doux.
Servez avec la sauce.

Tofu sauté au sésame et à la sauce soja

Ingrédients pour 4 personnes

200 g de tofu ferme
2 cuil. à soupe de sauce soja
1 cuil. à soupe de sucre
6 cuil. à soupe d’eau
3 cuil. à soupe d’oignons nouveaux ciselées (blanc et vert)
1 gousse d’ail pelée puis pressée ou râpée
2 cuil. à café de graines de sésame grillées puis légèrement concassées
¼ de cuil. à café de piment de Cayenne
Huile végétale pour la cuisson

Posez le tofu sur une assiette recouverte de papier absorbant. Recouvrez d’un autre papier, d’une petite assiette puis d’un poids (grosse boite de conserve).
Réservez pendant 30 minutes.
Dans un bol, mélangez le reste des ingrédients (sauf l’huile pour la cuisson).
Coupez le tofu en dés.
Faites chauffer l’huile dans une poêle sur feu vif.
Ajoutez les dés de tofu et faites-les dorer pendant 2 à 3 minutes, en les retournant une fois.
Ajoutez la sauce puis laissez réduire pendant 1 à 2 minutes sur feu entre moyen et vif, en mélangeant de temps en temps.
Servez.

Salade de concombre

Ingrédients pour 4 personnes

4 mini concombres (400 g)
1 cuil. à soupe d’oignons nouveaux ciselées (blanc et vert)
1 gousse d’ail pelée puis pressée ou râpée
3 cuil. à café de vinaigre de riz
½ cuil. à café de sucre
2 cuil. à café d’huile de sésame
1 cuil. à café de sel fin pour faire dégorger le concombre

Retirez les extrémités des concombres.
Coupez-les en dés puis mettez-les dans une passoire.
Posez-la sur un bol, ajoutez le sel fin et mélangez.
Au bout d’une heure ou plus, rincez les dés puis séchez-les.
Mettez-les dans un bol, ajoutez le reste des ingrédients et mélangez.

Riz coréen

J’ai rincé le riz puis je l’ai fait cuire au rice cooker en comptant pour 4 personnes 2 verres de riz et 3 verres d’eau.

Pour le faire à la casserole, rincez le riz puis mettez-le dans une casserole. Ajoutez l’eau (1,5 fois le volume de riz) puis portez à ébullition. Couvrez, baissez le feu et laissez mijoter jusqu’à ce que l’eau soit absorbée. Retirez du feu puis laissez reposer pendant 15 minutes.

K-mart
8 rue Saint Anne
Paris 2

Pierre Sang Restaurant in Oberkampf
55 rue Oberkampf, Paris 11
lundi 11 mars 2013

Patrice Chapon, Manufacture de cacao, Chelles, Idf, le portrait d’un chocolatier très attachant

  Feves de cacao patrice chapon manufacture cacao

Patrice Chapon, Manufacture de cacao, Chelles (77)

Je connais et apprécie les chocolats de Patrice Chapon depuis de nombreuses années mais je ne connaissais pas l’artisan.

Robe en chocolat chaponJ’ignorais par exemple que depuis l’année dernière, Patrice Chapon fabrique ses chocolats, non plus à partir de chocolat de couverture, mais à partir de fèves de cacao dans sa manufacture de Chelles, dans l’est de Paris. C’est ce que l’on appelle en anglais le « Bean to bar ».

Patrice Chapon, chocolatier depuis 25 ans,  a un parcours assez atypique à mon sens. Figurez-vous que dans sa carrière, il a été à la fois pâtissier à l’hôtel Normandy de Deauville mais également le glacier de Buckingham Palace en GB. J’aime quand il nous raconte que des anglaises arrivaient vers lui avec une poignées de pétales de roses en lui demandant s’il pouvait en faire un sorbet.
 

A droite, robe en chocolat fabriquée pour un salon du chocolat.
De retour de Grande Bretagne, en souvenir des magnifiques décorations en chocolat pour lesquelles  il a eu un vrai coup de cœur au Food Hall de Harrods, il décide de se lancer dans les décors en chocolat qu’il vendra à de grandes maisons parisiennes.

 

Puis, dans son laboratoire de Chelles, il enchaine avec les bonbons de chocolat, les chocolats de Pâques, etc. Il nous raconte comment il a décidé d’ouvrir ses propres boutiques.
« Quand je fabriquais pour les autres, notamment pour Pâques, je vendais les pièces qui avaient des petits défauts aux gens qui passaient devant mon laboratoire dans le centre de Chelles. Ils en redemandaient et c’est pour eux que j’ai fait le pas d’ouvrir ma première boutique. »

Fabrication orangettes
Fabrication des orangettes

Il nous raconte combien c’est important en cuisine, en pâtisserie et en chocolaterie de faire plaisir aux autres. « Quand j’imagine un nouveau chocolat, c’est à mes clients que je pense en me demandant s’ils vont aimer et si ce chocolat va leur faire plaisir. »

Quand nous visitons sa chocolaterie, nous sentons sa générosité. Je ne compte plus les fois où il nous a dit « Allez-y, goûtez !».

Avant de visiter sa manufacture, nous lui avons demandé pourquoi il a choisi de travailler directement à partir des fèves de cacao et non plus à partir de chocolat de couverture.

« C’est le résultat d’un long cheminement. Je voulais déjà garantir une traçabilité à mes clients. Si l’on peut leur garantir que les noisettes viennent du Piémont, on doit aussi pouvoir faire pareil pour le chocolat. Je voulais aussi avoir ma propre identité. Si les chocolats de couverture que l’on achète sont de très bonne qualité, il y a toujours un risque à terme que nos bonbons de chocolat ressemblent à ceux des voisins, même si chaque chocolatier a sa personnalité. ».

Comment s’est fait la transition ?

« Nous avons eu besoin de plusieurs années. Il a d’abord fallu trouver, acheter puis restaurer toutes les machines nécessaires pour transformer les fèves de cacao en chocolat. Ce n’était pas facile car il n’y en a plus beaucoup sur le marché, rares étant les artisans chocolatiers en France qui fabriquent leur chocolat à partir des fèves. Ils existent bien entendu des machines utilisées par les industriels mais elles ne sont pas utilisables à notre échelle. »

Aujourd’hui, les machines permettant de fabriquer le chocolat (et le praliné) tiennent toutes dans une pièce.

Et si on faisait un tour dans la Manufacture ?

Torrefaction feves cacao manufacture chapon

Les sacs remplis de fèves, achetées pour la plupart directement chez les producteurs
Les fèves arrivent déjà fermentées, elles sont contrôlées par Patrice et son chef d’atelier. Les fèves sont ensuite torréfiées, 20 kilos par 20 kilos.

Cacaotatare deux
Cacaotatare
Puis c’est au tour du Cacaotatare (photo ci-dessus) de rentrer en jeu. Par le jeu de plusieurs tamis, les fèves sont broyées de plus en plus finement et le germe de la fève est retiré par aspiration. A la fin de l’opération, on obtient le grué de cacao.

Mini conche

Avant l’opération très délicate du conchage (machine non photographiée, OOPS !), Patrice utilise une mini conche (photo ci-dessus), afin de faire des tests sur une petite quantité de grué, pour vérifier si la torréfaction est correcte et aussi pour déterminer comment sera organisé le conchage selon les fèves de cacao.

Depuis fin octobre 2012, les tablettes suivantes sont le produit de la manufacture : Madagascar, origine Sambirano et Pérou, origine Tumbes.

Fabrication praline chapon

Patrice Chapon fabrique aussi son praliné (70 % de fruits secs et 30 % de sucre) qui lui sert pour certains bonbons de chocolat, ses œufs de Pâques au praliné (excellents) et même pour ses fritures dans lesquelles il ajoute une pointe de praliné. Les fruits secs sont cuits dans du sucre (machine à gauche sur la photo), refroidis puis broyés dans une meule de granit de 100 ans d’âge, qui permet de créer ce que l’on appelle la pâte de praliné ou praliné (machine au milieu et en haut à droite). Il prépare des pralinés classiques, aux noisettes, amandes, un mélange des deux mais aussi au sésame blanc et à la noix de cajou. Je vous conseille son bonbon de chocolat au praliné de cajou très doux, qu’il associe à du confit de Yuzu ce qui donne un très bon équilibre. En bas à droite, une ancienne turbine à dragées qui sert à enrober les amandes de chocolat.

La manufacture « fabrication du chocolat et praliné » est séparée du reste du laboratoire, dans lequel sont fabriqués les bonbons de chocolat, les chocolats de Pâques, tablettes, orangettes, etc.

En ce moment, Patrice Chapon et son équipe sont en pleine préparation des chocolats de Pâques.

Fabrication chat chocolat blanc
Fabrication des petits chats en chocolat blanc, les moules avec un décor en beurre de cacao coloré sont remplis de chocolat blanc puis vidés. Le chocolat cristallise, on démoule puis on chauffe les 2 coques sur une plaque chaude pour ensuite les assembler deux par deux.

Chocolat cassis violette patrice chapon

Une nouvelle création de Patrice Chapon : ganache cassis noir & confit de violette fraiche, une belle gourmandise.

Oeuf et poule chapon paques

Dans la boutique de Chelles, l'oeuf et la poule (également en version oeuf et tortue), création pour Pâques, à base de chocolat et de pistaches de Sicile..

Boutiques Chapon

52 avenue Mozart, Paris 16

69 rue du Bac, Paris 7

31 bis avenue de la Résistance, Chelles 77

& La grande épicerie du Bon Marché, Lafayette Gourmet, Betjeman & Barton, Roissy, terminal 2e.

MAJ  : certains produits sont en vente chez Bien Manger, comme ces oursons.

Merci mille fois à Patrice Chapon pour sa disponibilité, nous avons passé une matinée gourmande et instructive.

Dans quelques jours : comment fabriquer un œuf de pâques en chocolat ?

mercredi 06 mars 2013

La chocolaterie Alain Ducasse, Manufacture à Paris

Chocolat ducasse manufacture paris

Le chocolat Alain Ducasse, Manufacture à Paris 

Il y a deux semaines, Alain Ducasse a ouvert sa manufacture de chocolat artisanale à Paris (le chocolat Alain Ducasse), rue de la Roquette, dans le quartier de la Bastille, avec Nicolas Berger, chocolatier et torréfacteur.

La manufacture est dans une cour typiquement parisienne et l’endroit est magnifiquement restauré.

Chocolaterie ducasse paris rue de la roquette
La chocolaterie est assez atypique. Elle est divisée en deux. Sur la gauche, les chocolats avec au centre une vitrine sous cloche dans laquelle on peut admirer les pralinés et les ganaches aux parfums à la fois classiques et originaux.

Chocolaterie ducasse

Coté mur, de très belles étagères anciennes abritent des tablettes de chocolat emballées dans du papier brun très rustique. Au choix, des tablettes de grand crus de diverses origines et aux divers % de cacao, à la fois en noir et en lait (il existe notamment une tablette au chocolat au lait avec 55% de beurre de cacao, ce qui est rare) mais aussi des tablettes fourrées.

Manufacture chocolat ducasse paris
Tablettes chocolat alain ducasse manufacture

Un peu plus loin, des orangettes, des amandes chocolatées, etc. présentées aussi dans des sachets en papier brun.

La seconde partie de la boutique, protégée par une vitre abrite la chocolaterie artisanale.

C’est là que sont fabriqués tous les produits, de A à Z, c'est-à-dire non pas en partant d’un chocolat de couverture mais de la fève de cacao Quand vous êtes à la caisse et que vous regardez sur la droite, vous pouvez apercevoir une grosse machine qui sert pour le conchage, étape délicate dans le processus de fabrication du chocolat, ainsi qu’une machine en cuivre qui sert à faire le praliné à l’ancienne. Au fond, on aperçoit des sacs en toile de jute qui contiennent les fèves de cacao.

Je ne peux pas vous en dire plus, j’étais là en cliente curieuse, le jour de l’ouverture et je n’ai donc pas eu accès à la partie fabrication. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire les billets de Clotilde Dusoulier et de David Levobitz qui sont plus complets.

En revanche, avec une amie, nous avons acheté quelques chocolats que nous avons dégustés dans un café pas très loin.

Chcolats ducasse manufacture paris

Pralinés à l'ancienne en bas (noisette, amande, pistache, cacahuète, noisette et amande), ganaches origine en haut (Java, Pérou, MadagascarTrinidad, Vénézuela), ganaches gourmandes au milieu (vanille, citron vert, thé & citron, framboise, tonka, etc).

Ils sont excellents. Les pralinés sont particulièrement réussis, ils sont tellement fins qu’ils fondent pratiquement dans la bouche et la pointe de sel permet une grande longueur en bouche.

Coup de cœur également pour le praliné pistache que je n’ai pas le souvenir d’avoir goûté ailleurs, le praliné cacahuète et la ganache au citron vert.

Nous avons également goûté une ganache à la vanille par curiosité car ce n’est pas un mariage que l’on retrouve souvent, à ma connaissance. Belle réussite, c’est d’abord le chocolat que l’on sent, assez puissant puis la vanille arrive, tout aussi puissante mais sans écraser le goût du chocolat.

Nous avons beaucoup aimé les ganaches d’origine comme le Java qui a un goût acidulé très agréable.

Je vous conseille vivement cette adresse, l’endroit est sobre et beau et les bonbons de chocolat sont d’une très grande qualité.

Côté prix, nous sommes clairement dans le luxe mais rien ne vous empêche d’acheter juste quelques chocolats pour le plaisir et de les déguster comme nous l’avons fait dans un café de la rue de la Roquette, ils sont nombreux.

Le Chocolat Alain Ducasse Manufacture à Paris
40 rue de la Roquette, 75011 Paris
Tél : 01 48 05 82 86
Ouvert du mardi au samedi, de 10h à 19h.

jeudi 13 décembre 2012

Wine by One, un bar à vin comme je les aime

Wine by one
Wine by One, un bar à vin comme je les aime

Ce bar à vin, situé rue des Capucines, à Paris, entre la Madeleine et l’Opéra a plusieurs fois attiré mon regard, comme lorsque je jette un œil curieux vers les beaux appartements éclairés en me demandant comment ça fait de vivre dedans.

A l’occasion d’une dégustation de grands crus de Chablis, j’ai enfin pu découvrir Wine by One, ouvert depuis 2010.

C’est un vrai bar à vin dans lequel la restauration n’a pas pris le premier rôle. Ici, on vient pour déguster un ou plusieurs vins, dans une ambiance à la fois chic et conviviale. Une lumière tamisée, des tables hautes dans la majeure partie du bar puis un coin de taille plus modeste avec tables basses et fauteuils pour s’installer et se restaurer avec une planche salée ou sucrée.

Ce qui fait la particularité de Wine by One, ce sont les machines installées le long des murs, à l’image d’une bibliothèque et qui contiennent une centaine de bouteilles de vin.

Vous créditez une carte à puce à la caisse (que vous conservez d’une fois sur l’autre), vous prenez un verre puis vous choisissez votre vin dans une des machines. Il vous suffit ensuite d’insérer votre carte puis de choisir la contenance de votre verre : 3 cl, 6 cl ou 12 cl.

J’ai craqué pour le concept qui permet de déguster et de faire de belles découvertes. Le choix des vins est vaste, les vins peuvent être à prix doux ou être des grands crus classés. Il y en a pour tous les goûts, le propriétaire fait le maximum pour penser à sa clientèle.

Vous pouvez aussi acheter les bouteilles.

MAJ : depuis hier, une vidéo est disponible pour présenter le Wine by One, elle est disponible sur ce lien.

Nous avons eu la chance de pouvoir discuter avec Stéphane Girard, le créateur de Wine by One.

Il anime des clubs de dégustation depuis des années, que ce soit en France ou aux Etats-Unis où il a fait une partie de ses études. Il a toujours voulu rendre le vin accessible  Chez un vigneron, il découvre une machine utilisée par ce dernier pour conserver son vin et le faire goûter à ses clients. Il adore l’idée, passe du temps à imaginer comment la perfectionner puis fait fabriquer ses propres machines en Italie. C’est lui qui a eu l’idée de pouvoir faire choisir aux clients la contenance du verre, ce que je trouve vraiment intelligent.

Tous les mois, 30 nouveaux vins sont proposés, toujours dans cet esprit de faire découvrir à ses clients le vin.

Je vous conseille d’y aller en début de semaine, c’est plus calme, ou de découvrir la nouvelle adresse proche des Champs Elysées, pas encore très connue.

Pour la petite histoire, les mêmes machines existent dans un bar à vin à Dublin que je vous conseille également (enowinebar, Mayor Square, IFSC, Dublin 1)

Wine By One, 9 rue des Capucines, Paris 1 et 27 Rue de Marignan, Paris 8

Pour voir le bar en images, voir la vidéo. A lire sur le même sujet, les impressions de Miss Glouglou, sur ce lien.


Découverte du Wine by One 1/2 par Miss_GlouGlou
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