tartes sucrées
> 23/01/2009
Galettes des rois à la crème de calissons, façon Anaik.
Galettes des rois à la crème de calissons, façon Anaik
Il y a des recettes parmi les blogs de cuisine (je ne suis pas fan du terme "blogosphère") qui sont devenues mythiques. Comme une traînée de poudre, on les retrouve sur plusieurs blogs. Pour une gourmande et curieuse comme je suis, c’est alors une véritable gageure de ne pas craquer à son tour.
La galette des rois à la crème de calissons d’Anaik fait partie de ces fameuses recettes et j’ai craqué il y a 10 jours.
Cette année, honte à nous, David et moi n’avions toujours pas mangé de galette des rois, le 13 Janvier 2009
Noé, qui en avait pourtant mangé une à l’école m’a plusieurs fois demandé quand j’allais à mon tour faire ma galette.
Le temps est passé, Noé est devenu mi inquiet, mi impatient et je suis enfin sortie de ma période « non galette ».
Je peux vous dire que la galette à la crème de calissons mérite vraiment d’être devenue mythique, car c’est un délice et je me réjouis déjà de la refaire l’année prochaine, à moins que je ne craque d’ici la fin du mois de janvier.
Galettes des rois à la crème de calissons, façon Anaik
La recette d’origine est sur le site Marmiton. Je n’ai rien changé à part l’ajout d’un peu de lait dans le jaune d’œuf pour dorer la galette, l’ajout d’incisions dans la pâte avant la cuisson et la température du four moins importante, mon nouveau four étant particulièrement efficace. Je laisse également la galette au frais avant de la passer au four.
La crème de calissons se trouve dans la plupart des épiceries fines et dans les grandes surfaces du sud de la France.
Vous pouvez également l’utiliser pour faire cette glace aux calissons qui me fait toujours craquer ou sur vos crêpes, c’est bientôt la chandeleur.
Ingrédients pour une galette de 4 à 8 personnes
2 cercles de pâte feuilletée de 21 cm de diamètre pour 4 personnes ou 32 cm pour 6 à 8 personnes
40 g de beurre mou
150 g de pâte de calissons
100 g de poudre d'amandes
30 g d'amandes entières
2 œufs
1 cuil. à soupe de lait
Préchauffez votre four à 200°C.
Dans un bol, mélangez la crème de calissons, le beurre et la poudre d’amandes.
A l’aide d’un grand couteau, concassez grossièrement les amandes puis ajoutez les au mélange précédent.
Ajoutez un œuf entier, le blanc du second (réservez le jaune pour dorer la pâte) et mélangez bien.
Sur une plaque de cuisson anti-adhésive, posez un disque de pâte feuilletée.
Badigeonnez son pourtour avec le mélange œuf et lait, sur environ 2 cm de largeur.
Etalez la crème de calissons en laissant le pourtour badigeonné libre.
Déposez une fève en l’enfonçant légèrement.
Posez le second disque, lissez avec vos mains afin de faire sortir l’air.
Faites-le adhérer avec le premier en appuyant avec vos doigts, sur tout le pourtour.
Faites une légère entaille au milieu afin que la galette ne gonfle pas trop.
Faites des petites entailles sur le pourtour, avec la pointe d’un couteau.
Dessinez sur la surface, avec le coté non tranchant d’un couteau des losanges, des épis ou tout autre dessin.
Dorez toute la surface avec le mélange jaune d’œuf/lait en passant 2 fois.
Mettez au frais pendant 30 minutes.
Enfournez pour 20 à 35 minutes, selon la taille de votre galette et votre four (la pâte doit être bien dorée).
Posté le 23 jan 2009 | dans tartes sucrées | Permalink | Commentaires (10) | TrackBack (0)
> 14/12/2008
Mince pies : que serait le Noël anglais sans elles ?
« It would no more be Christmas without mince pie, than Michaelmas Day without Goose » Martha Bradley (1756).
S’il y a des spécialités anglo-saxonnes qui traversent allègrement la Manche ou l’Atlantique, d’autres restent bien sagement dans leur pays d’origine.
C’est le cas des mince pies, que je n’avais jamais goûtées avant de rencontrer David, il y a maintenant 13 ans.
Les mince pies sont de petites tourtes farcies de mincemeat, sorte de confiture de fruits secs, assez riche, qui contient des raisins secs, de la pomme, des écorces confites, des zestes d’agrumes, des épices, du Brandy et une matière grasse, soit végétale, soit animale. On y ajoute parfois des amandes.
C’est une spécialité britannique très ancienne, que l’on fabrique début décembre pour la laisser « mûrir », jusqu’à Noël afin de fabriquer les "mince pies". A l’origine, ce mélange contenait de la viande hachée, le plus souvent du bœuf, d’où le nom, puisque mincemeat veut dire viande hachée. Ce n’est qu’au vingtième siècle que la viande hachée a été abandonnée dans ce mélange mais j’ai retrouvé une recette avec de la viande dans un très vieux livre de cuisine offert par David « Mrs Beeton’s Book of Household Management ».
Aujourd’hui, on peut acheter ce "mincemeat" dans des bocaux.
Les mince pies se mangent à la période de Noël et surtout pas à un autre moment. Ce serait un peu comme de manger une bûche de Noël en plein mois de septembre.
La tradition veut que l’on dépose une mince pie sur une assiette devant la cheminée accompagnée d’un petit verre de Sherry (encore une autre spécialité britannique qui n’est pas prête de traverser la manche) afin que le père Noël puisse prendre un en cas lors de sa tournée. Ma belle mère l’a toujours fait et je me demande si elle va continuer cette année, sachant que tous les petits enfants ont passé l’age de croire au père Noël.
Allez savoir pourquoi, je n’ai jamais fait de mincemeat moi-même. En revanche, après avoir dévoré la boite de mince pies que me fait toujours ma belle mère, j’en fais tous les ans à la maison. Cela évoque vraiment pour moi les noëls anglais.
Mince pies
Ingrédients pour 8 mince pies
1 pâte brisée (voir recette sur ce lien)
½ pot de mincemeat
1 jaune d’œuf mélangé à une cuillère à soupe de lait
1 moule à muffins en métal
Préchauffez votre four à 180°C.
Etalez votre pâte sur une surface farinée puis découpez dans la moitié de la pâte 8 cercles de 9 cm de diamètre afin de former la base des pies..
Badigeonnez le pourtour avec le mélange œuf et lait en vous servant d’un pinceau.
Garnissez le moule à muffins avec ces cercles.
Ajoutez 2 cuil. à café de mincemeat dans chaque alvéole (pas plus, ce serait moins bon).
Découpez 8 cercles de 7 cm de diamètre dans l’autre moitié de la pâte afin de former les couvercles des pies.
Déposez-les sur chaque alvéole, faites les rentrer très légèrement puis pressez entre vos doigts, afin de faire adhérer les deux cercles de pâte, bord à bord.
Percez le couvercle de pâte en deux endroits à l’aide d’un couteau.
Badigeonner le dessus des mince pies avec le mélange œuf et lait.
Enfournez pour 15 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées.
Laissez tiédir et déguster avec une tasse de thé.
On trouve des bocaux de mincemeat dans certaines épiceries fines. Si vous voulez le faire vous-même, je vous conseille la recette de Delia Smith, sur ce lien.
Posté le 14 déc 2008 | dans tartes sucrées | Permalink | Commentaires (27) | TrackBack (0)
> 23/10/2008
Tarte pommes noix.
Tarte aux pommes et aux noix
En ce moment je travaille sur un gros projet d’écriture de recettes. Du coup, pratiquement tout ce que nous mangeons à la maison depuis quelques semaines provient du test de ces recettes. Excellent moyen de manger des choses très diversifiées mais pas très efficace pour nourrir ce blog.
Mercredi après midi, après avoir mis à jour mon planning et estimé que j’avais assez travaillé pour la journée, j’ai eu furieusement envie de préparer une tarte aux pommes toute simple pour le goûter des enfants. Il faut dire que le sac de pommes donné par mes parents commence à se désemplir mais embaume toujours autant la maison, me rappelant qu’il faut les utiliser.
Noé, qui s’ennuyait ferme m’a rejoint dans la cuisine pour m’aider à couper les cerneaux de noix en petits morceaux et à disposer les pommes sur la pâte, oubliant en une fraction de seconde son ennui.
Nous avons enfourné la tarte et 20 minutes plus tard, elle était prête pour le goûter.
C'est tellement agréable de cuisiner des choses simples.
Tarte aux pommes et aux noix
Ingrédients pour 4 à 8 personnes
Pâte feuilletée faite maison ou achetée (voir note)
4 pommes
1 poignée de cerneaux de noix
2 cuil. à soupe rase de cassonade
1 jaune d’œuf mélangé à 1 cuil. à soupe de lait
Préchauffez votre four à 200°C.
Disposez votre cercle de pâte, non pas dans un moule, mais directement sur une plaque de cuisson anti-adhésive (sans papier sulfurisé).
Pelez les pommes, coupez-les en quatre, retirez le cœur puis coupez chaque quartier en tranches.
Badigeonnez le pourtour de votre cercle de pâte avec le mélange jaune et lait.
Disposez les tranches de pommes sur la pâte en laissant 2 cm de libre sur le pourtour.
Ajoutez les noix puis saupoudrez la tarte avec la cassonade.
Enfournez pour 15 à 20 minutes, jusqu’à ce que la tarte soit bien dorée.
Astuce : rien ne vous empêche de préparer cette tarte à votre sauce en ajoutant de la cannelle ou alors d’autres fruits, comme des raisins secs par exemple. Pour pouvez également tartiner la pâte d’un mélange de purée d’amandes (magasins bio ou sur cette recette) mélangée à un peu de miel.
Note sur la pâte feuilletée
Lorsque je ne fais pas ma propre pâte feuilletée, en suivant cette recette, je l’achète toute faite en regardant bien les ingrédients, certains fabricants ajoutant de la graisse hydrogénée, néfaste pour notre santé. J’avais souvent entendu parler de celle de chez Picard. J’ai essayé mercredi et elle n’est effectivement pas mauvaise et, à la lecture de l’étiquette, elle ne contient pas ces fameuses graisses. Je me demande tout de même pourqoi Picard ajoute une astérisque après "beurre" en faisant référence à "Formule A Article 4 point 3 du réglement CE N° 1898/2005", ce qui n'est pas très clair pour nous consommateurs. J'ai bien essayé d'aller lire cet article en faisant une recherche sous Google mais je n'ai pas été plus renseignée pour autant. Si quelqu'un pouvait éclairer ma lanterne ...
Posté le 23 oct 2008 | dans tartes sucrées | Permalink | Commentaires (21) | TrackBack (0)
> 19/09/2008
Tarte aux figues sablé breton
Tarte aux figues, sablé breton
Ce soir là, alors que je servais ma tarte aux figues, je ne savais pas, que sur quatre personnes, deux n’aimaient pas les figues. OOPS !
Finalement, tout le monde l’a mangée et ceux qui n’aiment habituellement pas les figues se sont même resservis.
Quand je vous dis qu’il ne faut pas trop se prendre la tête avec les goûts de ses invités !
Si vous vous posez trop de questions au moment de préparer un menu, pensez aux choses suivantes :
1. A moins de tout noter, vous ne pouvez pas être certains de connaître les goûts et les dégoûts de tout le monde, surtout si vous variez beaucoup vos menus, en fonction des produits de saison (qui sait, votre beau frère qui vient depuis des années chez vous n’aime peu être pas les champignons et vous n’en saviez rien)
2. Les gens ont parfois l’impression de ne pas aimer quelque chose, ils goûtent parce qu’ils sont polis et se rendent compte que ce n’est finalement pas si mauvais que cela. Ils sont alors ravis de leur découverte et vous serez celui ou celle qui lui aura fait changer d’avis
3. A force de vouloir faire plaisir à tout le monde, on finit par faire un peu toujours la même chose et il n’y a rien de pire que de s’ennuyer en préparant un repas
4. Au pire, il y en aura plus pour les autres gourmands
Mais comme il m’arrive de ne pas avoir le courage d’assumer pleinement mes convictions, je prépare souvent deux desserts qui vont bien ensemble mais qui peuvent également se manger séparément (bon, c’est un peu plus difficile à faire pour le reste du menu)
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Posté le 19 sep 2008 | dans tartes sucrées | Permalink | Commentaires (23) | TrackBack (0)
> 04/07/2008
Tarte fraises pistache sur sablé breton.
Tarte fraises pistache sur sablé breton
Samedi, nous fêtions l’anniversaire de ma mère à la maison. Je voulais un dessert un peu plus sophistiqué que ceux que je fais habituellement car mes parents et mes soeurs sont particulièrement amateurs de desserts.
J’étais fortement tentée par les recettes de tartes de Christophe Michalak, dans son nouveau livre, C’est du gâteau, dont j’ai déjà parlé ici.
Puis, en passant devant une pâtisserie de mon quartier, mon œil s’est posé sur une tarte fraises pistache sur sablé breton.
Tout s’est alors enchaîné très vite : « c’est exactement ça que je veux faire », « je n’ai jamais fait de sablé breton », « pas grave, Mercotte est une spécialiste du sablé breton et des tartes, je suis certaine qu’elle saura me conseiller ».
Mercotte m’a effectivement donné des conseils précieux au téléphone et voilà, je n’avais plus qu’à me lancer.
Cette tarte n’est pas difficile à faire. Il vous faudra juste :
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Posté le 4 juil 2008 | dans tartes sucrées | Permalink | Commentaires (22) | TrackBack (0)
> 07/01/2008
Tarte au citron meringuée, presque comme chez le pâtissier.
Tarte au citron meringuée, presque comme chez le pâtissier.
La tarte au citron est sans contexte une de mes pâtisseries préférées. Il se trouve que c’est également le cas de beaucoup de membres de ma famille ou de mes amis. C’est donc un dessert que je fais régulièrement, sans trop me poser de questions.
C’est à ce moment que David entre souvent en scène.
Les yeux brillants d’espoir, le timbre de sa voix très enthousiaste, il me demande, « Tu vas en faire une avec de la meringue ? ».
Comme un fait exprès, à chaque fois qu’il me pose cette question, la tarte est déjà presque prête. Je lui réponds donc « Zut, j’ai déjà préparé celle sans meringue mais je te promets de la faire la prochaine fois ».
Je vois bien qu’il est déçu, d’autant plus que je manque souvent à ma promesse par oubli, ou peut être inconsciemment, car je préfère les tartes au citron sans meringue.
Avant Noël, bien avant que je commence à préparer ma tarte habituelle, il a à nouveau posé la même question. Pour une fois, j’ai pu lui répondre « Pourquoi pas ! ».
J’ai commencé à feuilleter mon petit livre Cookies Muffins et Co car il y a une recette de tarte au citron meringuée puis, par curiosité, j’ai ouvert le livre de Christophe Michalak dont j’ai déjà parlé dans ce billet.
Il n’y a pas de recette de tarte au citron meringuée dans son livre. En revanche, il y a une excellente recette de crème au citron qu’il utilise comme garniture de ses macarons au citron.
Comme base, plutôt qu’une pâte sablée, j’ai choisi ma recette de pâte brisée traditionnelle pour un résultat moins sucré. Pâte brisée + crème au citron de Christophe Michalak. Et la meringue alors ?
Ce jour là, j’ai eu envie de quelque chose de joli et de plus pro, j’ai donc opté pour une meringue italienne. L’avantage de cette meringue, est que vous n’avez pas besoin de repasser la tarte au four pour cuire la meringue, celle-ci est déjà cuite grâce à un sirop de sucre. Il vous suffit juste de la « brûler » au chalumeau pour un résultat assez proche de ce que l’on peut trouver dans les pâtisseries.
Cette tarte a eu beaucoup de succès, en particulier auprès de David et auprès de mon père qui s’est resservi des mini tranches plusieurs fois.
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Posté le 7 jan 2008 | dans tartes sucrées | Permalink | Commentaires (44) | TrackBack (0)
> 13/08/2007
Tarte aux mirabelles et aux pistaches, parce que l’été, c’est aussi simple que cela.
Une fin d’après-midi tranquille, après un grand rangement/nettoyage de la maison.
Une pâte sablée que vous retrouvez dans votre congélateur, souvenir d’une époque intense de cuisine.
Quelques mirabelles achetées hier sur le marché.
Une envie subite de tarte, et c’est parti !
La pâte est cuite à blanc, pendant que vous dénoyautez tranquillement les mirabelles en vous disant que c’est bon de prendre son temps.
Les mirabelles sont ensuite posées délicatement sur la pâte refroidie, face bombée en dessous.
Elles sont saupoudrées d’un peu de sucre muscovado et de quelques pistaches.
Petit passage au four et voilà une tarte simple comme un après midi d’été à la maison.
Pour la pâte sablée et la cuisson à blanc, la recette est ici.
Pour le reste, de beaux fruits, un peu de sucre, et pourquoi pas des amandes ou des pignons de pin.
La cuisson avec les fruits prend environ 20 minutes, dans un four préchauffé à 180°C.
Excellentes vacances à vous.
Posté le 13 août 2007 | dans tartes sucrées | Permalink | Commentaires (24) | TrackBack (0)
> 02/07/2007
Tarte aux pêches, groseilles et amaretto
Hier, premier jour de juillet, alors que David et moi étions dans la cuisine en train de préparer le déjeuner pour des amis, nous nous sommes rendus compte que, pour des raisons diverses et variées, bonnes ou moins bonnes, nous n’avons invité personne à la maison depuis le premier mai. Nous avions pratiquement oublié à quel point c’est un plaisir d’avoir du monde à la maison.
Pour célébrer ce retour à la vie sociale, j’ai eu envie de faire une tarte toute simple, juste à base de fruits, ou presque. Il me restait des pêches et des groseilles que j’avais utilisées pour tester une recette pour Goosto. Elles se sont retrouvées sur une tarte à base de pâte sablée que j’avais dans mon congélateur, déjà étalée dans son moule (très Mercottien non !).
Après avoir ajouté des miettes de macarons amaretto sur la pâte sablée précuite, j’ai disposé les pêches puis les groseilles, telles des perles.
En regardant la composition de la tarte je me suis soudain rendue compte que je venais tout simplement de reproduire une tarte que j’ai vue cet hiver dans un très beau film pour enfants : « Azur et Asmar ». Cette tarte apparaît dans la première scène du film et je me souviens que je ne pouvais pas en détacher mon regard. A la fin du film, ma sœur Caroline m’a un peu taquiné en me disant « il y a des chances que tu sois la seule personne à parler de la beauté de cette tarte en sortant du film ». J’ai ensuite oublié cette tarte mais il faut croire que notre inconscient est le plus fort et qu’il peut parfois nous inspirer en cuisine.
Tarte aux pêches groseilles et amaretto
Pour la pâte sablée, j’ai utilisé la recette que j’ai expérimentée lors du cours de cuisine chez Raymond Blanc. La pâte est fine et bien croustillante, c’est un bonheur.
Ingrédients pour 2 petites tartes (20 cm) ou une tarte classique et 2 tartelettes
120 g de beurre à température ambiante
75 g de sucre glace
2 jaunes d’œufs
250 g de farine
2 cuil. à soupe d’eau
Dans un bol, mélangez le beurre, le sucre glace et les jaunes à l’aide d’une spatule en plastique (maryse), jusqu’à obtenir un mélange crémeux.
Ajoutez la farine et sablez le mélange entre vos mains.
Ajoutez l’eau, formez une boule et divisez-la en deux.
Aplatissez légèrement chaque boule, entourez-les de film étirable et réservez au frais pendant 1 heure.
Etalez la pâte entre deux feuilles de papier film sur une épaisseur de 3 mm.
Déposez sur une plaque et réservez au frais pendant 5 minutes afin de raffermir la pâte.
Retirez les feuilles de papier film et posez la pâte sur votre moule en vous assurant de bien former un angle droit entre la pâte et les bords du moule.
Passez un rouleau à pâtisserie sur le dessus du moule pour retirer l’excédent de pâte.
Décollez légèrement la pâte des bords du moule pour éviter que la pâte accroche au moule pendant la cuisson.
Réservez au frais pendant 30 minutes.
A ce stade, vous pouvez congeler la pâte dans son moule en la recouvrant de papier de cuisson ou de papier film.
Préchauffez votre four à 180°C.
Posez une feuille de papier de cuisson sur la surface de la pâte puis des haricots secs ou des billes de cuisson
Enfournez pour 8 minutes.
Retirez le papier et les haricots et poursuivez la cuisson pendant 5 minutes environ, jusqu’à ce que la pâte soit blonde.
Laissez refroidir avant de poursuivre la recette.
Pour la garniture
12 macarons de type amaretto
3 pêches
5 grappes de groseilles
2 cuil. à café de sucre vanillé
Préchauffez votre four à 180°C.
Ecrasez les macarons pour en faire des miettes puis parsemez la surface de la pâte avec.
Lavez les pêches, coupez-les en deux, séparez-les avec vos mains et retirez le noyau à l’aide d’un couteau pointu.
Coupez chaque demi pêches en tranches.
Disposez les tranches sur 3 rangées si vous avez un moule carré ou rectangulaire ou en rosace si vous avez un moule rond.
Ajoutez les groseilles dégrapées sur la surface des pêches.
Saupoudrez avec le sucre.
Enfournez pour 15 à 20 minutes, jusqu’à ce que les pêches soient fondantes.
Laissez refroidir sur une grille et servez à température ambiante avec une glace aux calissons de chez Birdy Nam Nam.
Verdict : moi qui suis plutôt une adepte des tartes plus riches à base de crème d’amandes ou des tartes alsaciennes, j’avoue que j’ai beaucoup apprécié la simplicité et la légèreté de celle-ci et je n'étais pas la seule. Une bonne pâte sablée et de bons fruits, c’est suffisant pour une tarte et ce n’est pas mon estomac qui vous dira le contraire !
Posté le 2 juil 2007 | dans tartes sucrées | Permalink | Commentaires (25) | TrackBack (0)
> 15/03/2007
Dessert : Tatin d’endives confites aux épices, caramel de carotte à l’orange et au cumin.
Ce billet est ma participation à l’évènement Blog Appétit édition 10. Pour les nouveaux arrivants : Blog Appétit, plusieurs fois par an, invite les blogueurs de cuisine à réaliser un plat à partir de 2 produits de saison. Cette fois, c’est Mijo, du blog "Je mijote" qui a choisi les chicons et la carotte.
Ah, que de souvenirs de salades d’endives au roquefort et aux noix du jardin que mon père nous faisait il y a quelques années. Aujourd’hui, David n’étant pas fan des endives, c’est plutôt en solitaire que je les mange.
J’adore la période qui précède Blog Appétit, avec toutes ces idées un peu farfelues qui me passent par la tête. Il m'arrive même d'en rêver la nuit ...
Pour cette édition, j’ai été très versatile, passant d'une idée à une autre, revenant à la première pour l'abondonner à la première occasion.
Un soir, en surfant sur Internet (on se demande pourquoi je ne regarde plus la télé), j’ai été attirée par une recette sucrée de Tatin de fenouil au caramel de carottes sur le site Cuisiner en ligne. Moins d’une seconde après j’ai décidé de m’en inspirer avec des endives.
Cette fameuse Tatin de fenouil, caramel de carotte est une recette du chef Lionel Levy.
Lionel Levy est chef du restaurant « une table au sud » à Marseille. Il a travaillé plus d’un an avec Alain Ducasse au restaurant Spoon et il est membre de l’association Génération C. Certaines de ses recettes et une interview de lui sont disponibles sur le site Cuisiner en ligne.
J’ai adoré réaliser cette recette. L’idée est assez simple : il s’agit de confire pendant 1 heure 30 des endives dans un sirop de sucre dans lequel on ajoute des épices (badiane, cannelle et coriandre), puis de faire cuire les Tatins avec des cercles de pâte feuilletée et de les servir avec un caramel de carotte. Le caramel de carotte (le coup de foudre de la recette) est un caramel dans lequel on fait cuire une carotte.
Mon verdict à la fin de la recette.
Posté le 15 mar 2007 | dans tartes sucrées | Permalink | Commentaires (48) | TrackBack (0)
> 26/06/2006
Tarte à la ricotta et aux pignons de pin.
J’ai gardé de mon enfance un goût immodéré pour les tartes au fromage blanc que l’on mange en Allemagne et en Alsace-Lorraine. Pourtant, ayant plusieurs fois aidé ma mère à les faire, je n’ai jamais vraiment réussi à les cuisiner. Elles sont souvent trop humides, ou trop pâteuses, bien loin de mes souvenirs.
Vous allez me dire qu’il suffit de demander à ma mère sa recette. Ce n’est pas aussi simple, car elle me répond toujours qu’elle l’a fait un peu au hasard et qu’elle ne se souvient jamais des quantités. Mon père la taquine souvent à ce sujet en lui disant que ces plats ou desserts ne sont jamais deux fois les mêmes.
Dans mon livre « Cookies, Muffins et Co" (Edition First), j’ai un faible pour le cheesecake au citron et à la ricotta, en raison de sa texture particulièrement mousseuse (en écrivant ceci, j’entends même le bruit que fait la cuillère lorsque vous la plongez dedans). Il y a quelques semaines, je me suis dit que ce serait sympa de faire une tarte à base de ricotta, un peu comme font les Italiens, je crois (Ester, n’hésite pas à me dire si je me trompe).
Bon, tout cela ne va pas me mener à la tarte au fromage blanc de mon enfance, mais j’ai particulièrement aimé cette tarte légère et je pourrai bien patienter encore quelques années en la dégustant.
Saviez vous que vous pouvez fabriquer la ricotta vous même ? Si vous en doutez, je vous conseille le billet de Clotilde sur le sujet.
Tarte à la ricotta et aux pignons de pin
Ingrédients
1 fond de pâte brisée cuite à blanc
250 g de ricotta
125 g de yaourt nature type velouté
75 g de sucre
2 oeufs
1 pincée de sel
1 cuil. à soupe rase de maïzena
1 cuil. à soupe d’eau de fleur d’oranger
50 g de pignons
Préchauffez votre four à 180°C.
Faite revenir les pignons dans une poêle chaude, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés et mettez-les dans un bol.
Séparez les blancs des jaunes et battez les blancs en neige avec une pincée de sel.
Mélangez les jaunes et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
Ajoutez la ricotta et le yaourt et mélangez jusqu’à obtenir un mélange lisse.
Ajoutez la maïzena et l’eau de fleur d’oranger et mélangez.
Incorporez les blancs d’œufs battus en neige, ajoutez les pignons et mélangez.
Versez la pâte dans le fond de tarte brisée et enfournez pour 30 minutes.
Servez à température ambiante.
Posté le 26 juin 2006 | dans tartes sucrées | Permalink | Commentaires (27) | TrackBack (0)






























