Pho vietnamien : bouillon de bœuf, nouilles de riz, herbes fraiches et boulettes de bœuf (concours de recettes Ariaké).
Je suis une grande romantique curieuse qui a besoin de connaitre les histoires qui se cachent derrière les marques. Certaines ressemblent à des légendes, d’autres ont un goût plus business.
Avec Ariaké, je n’ai pas été déçue car c’est l’histoire de la détermination d’un grand chef, Joël Robuchon.
Il y a 15 ans, à l’occasion d’un voyage au Japon, il découvre et tombe sous le charme des bouillons de la marque Ariaké, celui au coquillage plus précisément. Il rencontre le patron japonais d'Ariaké et lui dit que ce serait une idée de génie de s’implanter en Europe et qu’il ferait tout pour lui ouvrir le marché de la restauration. Le patron japonais refuse en disant que cela ne marchera jamais, que le marché européen est totalement différent, bla bla bla, etc.
Je ne connais pas personnellement Joël Robuchon mais vu son niveau de cuisine, j’imagine qu’il est particulièrement déterminé et persévérant. Il est donc revenu à la charge régulièrement et il a mis 10 ans à convaincre le patron japonais d’Ariaké d’investir en Europe.
Ce fut chose faite avec une usine de fabrication en Belgique et une seconde en France, en Normandie, là où l’eau est de bonne qualité, ce qui est vital pour les bouillons. Ils sont fabriqués à partir de produits frais de grande qualité et le plus souvent locaux, comme le ferait un chef dans sa cuisine. C’est un sacré boulot pour lequel les achats de matières premières de qualité sont aussi importants que le coté cuisine. Saviez vous qu’il faut 6 kg de langoustines pour faire 1 litre de jus de langoustines ?
En 2008, les bouillons sont disponibles pour la restauration. Un peu plus tard arrivent les jus (ou fonds) toujours pour la restauration. En 2009, Monoprix a le coup de foudre pour les bouillons et les mets en rayon. C’est à ce moment là qu’ils sont devenus disponibles pour nous, le commun des mortels. Ils se présentent sous la forme de sachets de mousseline qu’il faut faire infuser. Depuis quelques mois, les jus prêts à l’emploi sont également disponibles à la vente pour les particuliers (jus de veau rôti, rôti, de volaille rôtie et de langoustine rôtie).
C’est plutôt une bonne nouvelle car si je trouve sympathique de faire de temps un temps un vrai bouillon, ce serait malhonnête de dire que je peux les faire tout le temps. Sans compter que quand on cuisine, on n’a pas simplement besoin du bouillon de volaille ou de celui de légumes mais également de celui de coquillages, etc.
Maintenant que vous savez tout sur Ariaké, voilà la recette que j’ai préparée pour participer au concours « ça fuse et ça infuse » organisé par la marque et par le site 750 g, grâce à la pétillante Silvia. Le prix est un déjeuner dans l’atelier de Joël Robuchon.
J’ai d'abords souhaité rester dans ma zone de confort en cuisinant un bouillon thaï : pas de risques, c’est mon dada et il y en a d’ailleurs une version sur ce blog avec des ravioles de Romans.
Puis j’ai repensé au bouillon du pot au feu que faisait ma mère. Elle disait tout le temps que si le bouillon était bon, le pot au feu ne le serait pas et inversement. Mais moi, je le trouvais tout le temps bon et c’est ce que je préférais, surtout avec des bouts de pain trempés dedans.
C’est ainsi que dans la gamme des bouillons, j’ai décidé d’utiliser celui au bœuf en le servant avec quelques morceaux de pain qui flottent et ainsi compromettre toutes mes chances de gagner ce concours.
Non, pas vraiment !
J'ai décidé de préparer le bouillon vietnamien, le phô, déjà mangé chez mes amis Frédéric et Ingrid mais jamais fait à la maison.
Il s’agit d’un bouillon de bœuf dans lequel on fait infuser des épices. Il est servi dans des grands bols dans lequel on a préalablement déposé des nouilles de riz, des herbes fraiches, de la ciboule et en général des tranches très fines de bœuf ou même des boulettes. Il est servi avec des condiments à part : nuoc mam pour saler, du citron vert pour apporter un peu d’acidité et de la sauce de piment pour apporter le piquant.
Ciboule ciselée et sauce de piment
Dans ma version, j’ai choisi les boulettes de bœuf. J’ai adoré cette soupe qui donne la pêche et qui apporte chaleur et saveurs. Le faire avec un bouillon tout prêt mais de qualité, c’est un vrai bonheur.
Pho vietnamien : bouillon de bœuf, nouilles de riz, herbes fraiches et boulettes de bœuf
Ingrédients pour 2 personnes
Pour le bouillon
75 cl d’eau
2 sachets de bouillon de bœuf Ariaké
1 étoile de badiane
6 grains de coriandre
1 clou de girofle
Pour les boulettes
125 g de viande de bœuf haché
1 jaune d’œuf
1 cuil. à café de maïzena
2 cuil. à soupe de coriandre ciselée
Sel
55 g de nouilles de riz
5 ciboules chinoises
20 pluches de coriandre
4 feuilles de basilic thaïlandais
Pour servir (les condiments)
Nuoc man
Sauce de piment
Citron vert
Comment faire ?
Mettez les épices dans un sachet à thé.
Versez l’eau dans une casserole, portez à ébullition.
Baissez le feu, ajoutez les sachets de bouillon de bœuf, le sachet d’épices et laissez infuser sur feu doux pendant 5 minutes.
Retirez la casserole du feu, couvrez et laissez infuser pendant 30 minutes.
Pendant ce temps, mettez les nouilles dans un bol, recouvrez d’eau frémissante et laissez reposer pendant 5 à 6 minutes.
Egouttez, rincez les nouilles sous l’eau froide et réservez dans un bol.
Ciselez les ciboules en gardant une partie de leur tige verte.
Ciselez la coriandre et le basilic thaïlandais, réservez dans un bol.
Dans un bol, mélangez la viande hachée, le jaune d’œuf, la maïzena, les 2 cuillères à soupe de coriandre ciselée et le sel.
Formez des boulettes assez petites, mettez-les sur une assiette.
Retirez les sachets de bouillon et d’épices de la casserole puis portez le bouillon à ébullition.
Ajoutez les boulettes, baissez le feu, et faites frémir pendant 6 minutes.
Dans chaque bol, mettez 80 g de nouilles, 1 cuillère à soupe bombée de ciboule, la moitié la coriandre et du basilic.
Retirez les boulettes cuites à l’aide d’une écumoire et ajoutez-les dans les bols.
Augmentez le feu afin de porter le bouillon à ébullition pendant 3 minutes.
Versez 30 cl de bouillon bien chaud dans chaque bol.
Servez en proposant à part la sauce pimentée, le nuoc mam et le citron vert, afin que chaque convive assaisonne son pho comme il le veut.
Dégustez avec des baguettes et une cuillère chinoise.