Une envie de soupes ?

> 09/12/2007

Velouté de fèves au cumin ou la soupe du dimanche soir.

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Velouté de fèves au cumin

Si un jour je me mets au jardinage, cela ne sera pas par pure passion pour les plantes, mais plus par amour de la cuisine. Nous avons un jardin depuis 8 ans, et, si j’avais eu la main verte, j’aurais déjà mis les mains à la terre depuis bien longtemps. Quand on habite en ville, que l’on a un jardin, mais pas la main verte, qu’il est dimanche soir, que l’on a arrêté son abonnement de légumes bio avant les vacances et pas pris le temps de le reprendre, il n’est pas facile d’assouvir une envie de soupe pour clore un week-end un peu riche en terme de nourriture.

Heureusement, j’ai pratiquement toujours des carottes et des oignons à la maison et le plus souvent du cèleri, sans oublier des fèves déjà pelées et surgelées. Ce n’est pas grand-chose mais cela peut sauver un repas du dimanche soir.

Velouté de fèves au cumin

2 carottes
2 branches de céleri
1 gros oignon
450 g de fèves pelées surgelées
1 litre de bouillon
15 cl de crème liquide
1 cuil. à café rase de cumin moulu
Huile d’olive.

Pelez les carottes, coupez-les en deux puis en tranches et enfin en très petits dés.
Fendez les branches de céleri en deux ou en quatre, selon leur taille, puis émincez-les en très petits dés.
Ciselez l’oignon.
Faites chauffer 4 cuil. à soupe d’huile d’olive dans une grande sauteuse ou dans une cocotte en fonte.
Ajoutez carottes, oignons et céleri.
Mélangez bien, couvrez et laissez mijoter à feu très doux pendant 15 minutes.
Ajoutez les fèves, le cumin, le bouillon et portez à ébullition.
Couvrez et laissez mijoter pendant 15 minutes.

Mixez le contenu de la cocotte avec la crème (ou de la purée d’amandes).

Verdict

Un bon goût de légumes mais je pense ajouter plus de cumin la prochaine fois.
L’ajout de crème est également facultatif, les fèves apportant une consistance suffisamment veloutée.

Et vous, vous mangez quoi le dimanche soir ?

Posté le 9 déc. 07 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (21) | TrackBack (0)

> 11/11/2007

Velouté de céleri aux châtaignes d’après « Merveilleux légumes » de Patricia Wells.

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Velouté de céleri aux châtaignes d’après « Merveilleux légumes » de Patricia Wells.

Allez savoir pourquoi, alors que je reçois rarement de vraies lettres, j’adore aller chercher le courrier. Il y a quelques semaines, une grosse enveloppe à bulles était confortablement installée dans ma boite aux lettres. Je l’ai ouverte et découvert le dernier livre de Patricia Wells « Merveilleux légumes, la cuisine du jardin». J’étais plutôt surprise car en général je ne reçois pas de livre des éditeurs, sans avoir préalablement donné mon accord.

J’ai commencé à le parcourir et à me délecter de toutes les recettes très créatives à base de légumes. Puis, en regardant la première page, j’ai eu la surprise de découvrir une très gentille dédicace de Patricia Wells. Le mystère était donc résolu.

J’étais très touchée car, comme je l’ai très souvent écrit sur ces pages, Patricia Wells est une de mes auteures culinaires préférées et elle est très certainement à l’origine de ma vocation. C’est grâce à ses livres (je les ai tous) que j’ai ressenti que l’on pouvait transmettre sa passion grâce à un ton très personnel et prendre un soin particulier à l’écriture des recettes pour que les autres réussissent.

Mon petit doigt me dit que Patricia Wells doit lire mon blog et cela me fait tout drôle.

Dans le nouveau livre de Patricia, on retrouve le même esprit que dans ses précédents. Ses recettes sont simples avec une grande recherche du goût et de l’utilisation de bons produits de saison. On y retrouve également des salades ou des plats qu’elle a particulièrement appréciés dans certains grands restaurants.

Ses recettes sont accompagnées de très belles photos de fruits, de légumes ou d’herbes aromatiques, prises par Patricia Wells sur les marchés ou dans son jardin.

Je l’ai inauguré en cuisinant une soupe de céleri rave aux châtaignes en m’inspirant de sa recette
Dans son livre, Patricia utilise un mélange de céleri rave et de céleri branche. Je n’ai utilisé que du cèleri rave, en y ajoutant une pomme fruit (c’est mon dada) et 2 carottes.

Velouté de cèleri rave aux châtaignes

Recette inspirée de celle de Patricia Wells dans son livre « Merveilleux légumes ».

Ingrédients pour 6 personnes

½ boule de céleri rave (750 g)
1 pomme fruit
2 carottes
1 oignon
350 g de marrons déjà cuits (en bocal)
Huile d’olive
1,5 l de bouillon
Sel et poivre du moulin

Coupez le céleri rave en gros cubes, pelez-les, lavez-les puis coupez-les en dés.
Pelez les carottes, lavez-les et coupez-les en très petits dés.
Emincez l’oignon.
Réservez une dizaine de marrons pour servir et coupez les autres en deux.
Pelez la pomme, coupez-la en quatre et retirez le cœur.
Dans une grande sauteuse ou dans une cocotte, faites chauffer 4 cuil. à soupe d’huile d’olive puis faites revenir oignon et carottes sur feu doux pendant 8 minutes.
Ajoutez le céleri, la pomme et les marrons et mélangez.
Ajoutez le bouillon chaud et portez à ébullition.
Baissez le feu, couvrez et laissez tranquillement mijoter pendant 20 à 25 minutes, jusqu’à ce que le céleri soit tendre.
Mixez l’ensemble en 3 fois.
Salez, poivrez selon vos goûts.
Servez avec les marrons réservés émiettés.

Ce velouté a une très jolie couleur caramel ou même capuccino et la saveur de chaque légume est bien préservée. Elle est également très économique, les boules de céleri étant à moins de 2 euros en ce moment sur les marchés.

Vive l’automne !

Posté le 11 nov. 07 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (23) | TrackBack (0)

> 26/09/2007

Velouté de patate douce, pak choi et lait de coco, relevé à la pâte de curry rouge.

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Velouté de patate douce, pak choi et lait de coco, relevé à la pâte de curry rouge

Lundi matin, 11 heures, je me suis soudain rendue compte que c’est le jour où Gabrielle ne mange pas à la cantine, qu’elle sera là dans exactement une heure et 5 minutes et qu’elle devra repartir 50 minutes après.

Si je ne suis pas là, elle sait se débrouiller toute seule et j’ose imaginer qu’elle ne doit pas trouver désagréable d’être parfois seule à la maison. Du moins, il semble me souvenir que c’est ce que je ressentais lorsque j’avais 14 ans …

Si je suis là et que nous ne mangeons pas les résultats de mes tests, j’aime cuisiner et partager le repas avec elle.

Cette fois, ce fut un velouté de légumes, relevé avec de la pâte de curry rouge, en souvenir d’une astuce donnée par Nurdin, lors de mon cours à l’école de cuisine de Raymond Blanc en GB.

Velouté de patate douce, pak choi et lait de coco, relevé à la pâte de curry rouge

Ingrédients pour 6 personnes

1 patate douce (500 g)
2 petits pak choi (200 g) (voir note)
2 carottes (250 g)
2 échalotes émincées
1 bâton de citronnelle finement émincé
1 litre de bouillon de légumes
15 cl de lait de coco
1 cuil. à café rase de pâte de curry rouge
4 cuil. à soupe d’huile d’olive.

Pelez la patate douce, coupez-la en cubes et lavez-les.
Pelez les carottes, coupez-les en rondelles assez fines et lavez-les.
Coupez la partie blanche des pak choi en tronçons, les feuilles en 3 puis lavez-les séparément.
Dans une cocotte, faites chauffer l’huile d’olive, ajoutez échalotes et citronnelle puis faites-les revenir sur feu doux pendant 3 minutes.
Augmentez le feu, ajoutez la pâte de curry avec un peu de bouillon et faites-la revenir pendant 30 secondes, en remuant sans cesse.
Ajoutez tous les légumes, sauf les feuilles des pak choi et remuez bien.
Ajoutez le bouillon, portez à ébullition, couvrez et baissez le feu.
Laissez mijoter pendant environ 20 minutes, jusqu’à ce que les légumes soient bien tendres.
Au bout de 10 minutes de cuisson, ajoutez les feuilles des pak choi.
Mixez en 2 ou 3 fois, de préférence dans un blender.
Ajoutez le lait de coco et mixez à nouveau.
Versez dans une casserole, faites chauffez sur feu doux et servez.

Note sur les ingrédients

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Le pak choi fait partie de la même famille que nos blettes mais il est beaucoup plus petit. Il est très facile à préparer. Il se trouve dans épiceries asiatiques. Choisissez le de préférence petit.

Coup de cœur spécial décoration de table

Si vous aimez cuisiner et recevoir, vous êtes peut-être également sensible à la décoration de votre table. Qui n’a pas rêver de changer de décoration, selon le menu ou son humeur ?
Myriam propose sur son site "tables et matières", des décors de table, clef en main, plutôt réussis.
Je vous laisse les découvrir en photo sur ce lien.
Myriam anime également un blog, que je viens d’ajouter à ma liste « blog utiles»

Posté le 26 sept. 07 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (12) | TrackBack (0)

> 27/08/2007

Gaspacho tomates carottes au chorizo.

Merci mille fois à vous pour vos commentaires très positifs sur le changement de design de mon blog. De mon coté, même si je n’ai ni changé la couleur des murs, ni la porte d’entrée, je me sens beaucoup mieux dans ma maison, aux murs plus larges.

L’avantage de ce nouveau design, est que je peux enfin intégrer les vidéos de cuisine que j’anime pour Goosto.fr (à retrouver également sur CNET.TV), sans quelles ne soient tronquées.

Comme l’été a l’air de revenir, je vous propose ce soir la vidéo du gaspacho tomates carottes au chorizo.

Merci encore à l’équipe de Tubbydev et en particulier à Olivier pour leur formidable travail sur le design de C’est moi qui l’ai fait !

Rappel

Si vous souhaitez vous abonner aux mises à jour de mon blog, vous avez la possibilité de le faire via mail (bouton « e-mail » puis « m’inscrire » dans la bannière), via Netvibes, Bloglines ou Newsburst (voir boutons en bas à droite de mon blog).

MAJ à 20 h : si vous ne voyez pas la viéo, elle est disponible ICI.

Posté le 27 août 07 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (19) | TrackBack (0)

> 13/06/2007

Velouté froid de fenouil poire et gingembre.

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Dimanche matin, sous un soleil radieux, nous étions une dizaine de personnes à nous retrouver pour un cours de cuisine, un peu particulier, à la cuisine Fraich’ Attitude, dans le cadre de la semaine Fraich’ attitude.

Un peu particulier, car le cours comportait une séance de shopping au marché avec un chef : Charles Soussin. Moi qui avais toujours rêvé de faire le marché avec un chef pour bénéficier de sa grande expérience, j’ai été gâtée. Charles Soussin est un pro et il explique les choses si simplement qu’on se dit après coup « mais oui, bien sur ! ».

Le plus difficile fut de tenir le budget (12 euros par personne) et je commence à comprendre pourquoi il m’arrive de trop dépenser quand je fais le marché toute seule !

Durant ce cours, pas de recettes. Nous avons acheté ce qui nous faisait plaisir parmi les produits de saison, dans la limite du budget, avec pour objectif, de concocter des bouchées salées et sucrées pour un pique nique.

Après avoir semé la confusion sur le marché de Saint Quentin (Paris 10), peu habitué à voir débarquer un groupe de 10 personnes (plus une photographe), nous avons marché jusqu’à la cuisine, nos cabas remplis de thon, de sardines, d’un poulet fermier, de fenouil, de radis noir, d’artichauts poivrade, de melon, de fraises, de cerises, d’abricots, de nèfles, de fèves, de petits pois, de haricots beurre, de fromage de chèvre frais et de fromage de salers.

De retour à la cuisine, nous n’avons pas chômé : Charles nous a montré comment vider une volaille pour la découper à cru,  puis nous avons préparé des sardines en filets (c’est bon, je n’achèterai plus que des sardines entières !), écossé les petits pois, les fèves, et préparé tout le repas par petits groupes, tout en écoutant religieusement les conseils de Charles.

Ce fut un véritable plaisir de cuisiner tous ensemble alors que nous nous connaissions pas du tout, cela a créé des liens.

Lire la suite "Velouté froid de fenouil poire et gingembre."

Posté le 13 juin 07 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (14) | TrackBack (0)

> 08/05/2007

Velouté d’asperges tout simple avec ses pointes.

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C’est la saison des asperges et je suis aux anges.
J’ai passé la première moitié de ma vie à adorer les asperges blanches que ma mère faisait tous les ans pendant la saison, puis je suis passée du coté des vertes avec toujours le même plaisir.

Je pourrais en manger tous les jours et David partage ma passion.

Il aime particulièrement le velouté d’asperges, tout comme moi, sauf lorsque je rencontre malencontreusement un fil, ce qui me gâche mon plaisir, un peu comme les grains de sable dans les fricassées de champignons. Tamis_1

Pour éviter ce problème, je passe systématiquement le velouté dans une passoire très fine en métal (appelé tamis dans le jargon).

La plupart des veloutés d’asperges incluent soit des pommes de terre, soit de la maïzena (ou fleur de mais) ou même de la farine mais je n’avais pas du tout envie de cela. J’ai choisi d’utiliser comme épaississant un peu de riz cuit et je suis très satisfaite du résultat. Avec un peu de crème liquide pour la gourmandise,  le velouté est tout simple, avec un bon goût d’asperges, je n’en demande pas plus.

Cette recette est très rapide à réaliser, le plus long étant finalement de faire la vaisselle et de ranger la cuisine.

Velouté d’asperges tout simple avec ses pointes

Ingrédients pour 4 personnes

1 kg d’asperges vertes (2 bottes)
1 petit oignon émincé
¾ l de bouillon
Huile d’olive
100 g de riz cuit
15 cl de crème liquide
Sel et poivre du moulin

Retirez les pointes sur 5 cm et réservez-les.
Coupez le restant des tiges en tronçons de 4 cm.
Faites revenir l’oignon dans un peu d’huile d’olive pendant 3 minutes, sur feu doux.
Ajoutez les tronçons d’asperges et mélangez.
Ajoutez le bouillon et portez à ébullition.
Baissez le feu, couvrez et laissez cuire jusqu’à ce que les tronçons soient tendres.
De mon coté, la cuisson a pris 5 minutes avec ma cocotte, à partir du chuchotement de la soupape.
Mixez le contenu de la cocotte.
Passez ce liquide à travers une passoire très fine posée au dessus d’une casserole.
Le plus simple est d’utiliser une grosse louche et d’appuyer jusqu’à ce qu’il ne vous reste plus qu’une espèce de purée dans votre passoire (je me demande d’ailleurs ce que je pourrais bien en faire).
Mixez le riz cuit avec une partie du velouté obtenu et ajoutez-le dans la casserole.
Ajoutez la crème liquide, le sel, le poivre du moulin et faites chauffer sur feu doux.

Faites cuire les pointes d’asperges en les plongeant dans de l’eau bouillante salée pendant 3 minutes. Sortez-les à l’aide d’une écumoire et plongez-les dans un bol rempli d’eau glacée. Egouttez et posez sur du papier absorbant.

Servez le velouté d’asperges avec les pointes et dites vous que le printemps est la plus belle saison, non ?.

N’hésitez pas non plus à le manger froid, c’est délicieux.

Bon appétit !

Posté le 8 mai 07 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (28) | TrackBack (0)

> 10/04/2007

Velouté d’ail nouveau ou le plaisir de cuisiner.

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En cuisine, ce n’est pas nécessairement le plat final qui est le plus important mais le plaisir que l’on prend à le préparer. Heureusement, sinon nous vivrions un enfer quotidien, vu le temps qu’il faut pour préparer un repas, par rapport au temps qu’il faut pour le déguster.

C’est ce que je me suis dit en préparant ces têtes d’ail nouveau achetées sur le marché pour me consoler des fraises françaises et des asperges vertes encore bien trop chères à mes yeux.

Tout commence par la vue de ces têtes d’ail avec leurs jolies marbrures violettes et leurs tiges bien vertes, comme le printemps. A une de mes "époque aquarelle » il m’est arrivé de les peindre car je les trouve particulièrement jolies.
Continuez votre découverte en les coupant dans le sens de la largeur, aux 3/4 , et, comme si vous étiez à un cours de sciences naturelles (on dit SVT maintenant !) admirez la structure intérieure avec toutes les gousses lovées dans leurs alvéoles. Que la nature est bien faite me direz vous alors !

Les poser avec amour sur une feuille de papier aluminium en ayant pris soin de les arroser de quelques filets d’huile d’olive et de romarin frais.
Oubliez-les 40 minutes dans votre four, humez de temps en temps l’odeur qui s'en échappe puis ouvrez votre cadeau. Retirez délicatement chaque gousse, transformées à présent en purée et goûtez-en une sur le champ : c’est onctueux et goûteux. Qui a dit que l’ail ne s’utilise que comme condiment !

Libre à vous d’utiliser cette purée comme bon vous semble. De mon coté, ce sera un velouté, un peu comme dans la recette de Johanna du blog The Passionate Cook.

Et pour vous, ce sera quoi ?

Velouté d’ail nouveau

Pour 4 personnes ou beaucoup plus en amuse bouche

2 bulbes d’ail nouveau
1 branche de romarin
Huile d’olive
25 cl de bouillon
25 cl de crème liquide
3 petites échalotes

Préchauffez votre four à 180°C.
Coupez les têtes d’ail horizontalement en gardant les ¾ de la partie inférieure.
Mettez-les sur une feuille de papier aluminium, arrosez d’un filet d’huile d’olive et de romarin frais.
Fermez et enfournez pour 40 minutes.
Ouvrez la papillote et, avec la pointe d’un couteau, retirez délicatement chaque gousse d’ail de son alvéole.
Faites revenir les échalotes émincées dans un peu d’huile d’olive pendant 5 minutes.
Ajoutez le bouillon et portez à ébullition.
Mixez l’ail avec le bouillon et la crème liquide puis filtrez.
Ajoutez sel et poivre du moulin selon votre goût.

Servez chaud ou froid !

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Le goût de l’ail est très subtil et mes invités ont beaucoup apprécié.
De mon coté, malgré le goût que j’aime beaucoup, j’ai trouvé l’ensemble un ensemble un peu trop liquide, la prochaine fois j’ajouterai moins de bouillon. En le goûtant à nouveau le lendemain mais froid, j’ai trouvé le goût de l’ail plus intense et la texture plus épaisse, je me demande si je ne le préfère pas servi frais.

A refaire, abolument !

Posté le 10 avr. 07 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (19) | TrackBack (0)

> 04/04/2007

Velouté de courgettes à la purée d’amandes et aux pousses de tournesol.

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J’ai parfois l’impression d’être une mère indigne, mais je me soigne !

Le vendredi soir, je suis toujours heureuse que le week-end arrive pour le plaisir de se retrouver en famille, tranquillement.
Puis, le lundi matin, Gabrielle et David partent, souvent très tôt, et j’accompagne Noé à l’école.
Lorsque je pénètre dans la maison que j’ai laissée à peine 15 minutes plus tôt, je la trouve toujours différente et étrangement calme. J’ai alors un petit sourire aux lèvres en retrouvant mon espace. Pour peu que j’ai une baguette de pain bien fraîche et un journal sous le bras, c’est mon quart d’heure rien que pour moi avant de m’attaquer au boulot.

Le lundi, c’est également le jour, où, pour me remettre de certains week-ends, mon déjeuner est particulièrement léger et sain et j’espère toujours continuer sur ma lancée toute la semaine, en vain !

Ce lundi, pleine de bonnes intentions, j’ai eu envie de faire un de mes grands classiques : le velouté de courgettes, mais en remplaçant l’habituel Boursin ou la Vache qui Rit par de la purée d’amandes.

La purée d’amandes (voir note) s’achète dans les magasins de produits bio dans des bocaux en verre.
Il s’agit d’amandes broyées très longtemps jusqu’à obtenir une sorte de pâte  assez liquide et  délicieuse. C’est un produit très prisé par les végétariens et je comprends pourquoi. Je n’avais jamais essayé dans un velouté, je ne le regrette pas, cela apporte ce que les anglo-saxons appelle un goût nutty et que je n’arrive pas à traduire en français.
Ce velouté est également plus léger que la version au fromage.

Noé, qui a enfin renoncé à ne manger que des veloutés blancs, oranges ou jaunes (OUF !), Gabrielle et David ont beaucoup aimé ce velouté le soir même.

Je ne suis finalement pas une mère si indigne que cela !

Velouté de courgettes à la purée d’amandes et aux pousses de tournesol

5 courgettes (environ 800 g)
Bouillon
1 cuil. à soupe bombée de purée d’amandes
Sel et poivre du moulin
Pousses de tournesol ou graines germées pour servir

Portez à ébullition une casserole de bouillon.
Ajoutez les courgettes coupées en tronçons (je ne pèle pas les courgettes mais vous pouvez retirer une bande de peau sur deux)
Faites les cuire jusqu’à ce qu’elles soient tendres (de 10 à 15 minutes).
Mixez les courgettes avec une partie du bouillon et la purée d’amandes jusqu’à ce que le mélange soit bien lisse.
Goûtez, salez et poivrez selon votre goût.

Servez avec les pousses de tournesol ou des graines germées.

Bon appétit !

Note sur les ingrédients

La purée d’amandes est relativement coûteuse même si le bocal dure assez longtemps. Vous pouvez la préparer vous même en suivant les conseils de Virginie, du blog Absolutely green.

Posté le 4 avr. 07 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (22) | TrackBack (0)

> 05/07/2006

Gaspacho de tomates au piment d'Espelette.

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Un gaspacho peut-il n’être qu’à base de tomates, doit-il obligatoirement comporter du pain, quelle est la frontière entre un gaspacho et une soupe froide de légumes ?

Vaste débat qui pourrait facilement animer une discussion entre deux passionnées de cuisine.

Ce qui est drôle, c’est qu’à l’origine, le gaspacho de contenait même pas de légumes, mais que du pain rassis que l’on faisait tremper toute une nuit dans du vinaigre, de l’huile et de l’eau.

Le gaspacho le plus connu est France est la version andalouse, à base de tomates, de poivrons et de concombres. Mais, comme le dit si bien Alberto Herraiz, dans son livre « Le Gaspacho, dix façons de le préparer », le gaspacho doit toujours comporter des légumes ou des fruits crus, de la mie de pain, et de l’huile d’olive. A partir de là, vive la liberté !

De mon coté, j’ai opté en été pour le gaspacho de tomates, car je ne suis pas fan des poivrons crus.

Gaspacho de tomates au piment d’Espelette

Pour 6 personnes ou plus si vous le servez en amuse-bouche

6 tomates (environ 1,2 kg)
2 tranches de pain de mie sans la croûte
1 gousse d’ail émincée
7 cl d’huile d’olive
1 cuil. à soupe de vinaigre de Xérès
¼ de cuil. à café de piment d’Espelette
Sel et poivre du moulin

Plongez les tomates 30 secondes dans de l’eau bouillante puis passez-les sous l’eau froide.
Retirez leur pédoncule, puis pelez-les.
Coupez-les en deux puis retirez les graines.

Si vous avez un couteau à éplucher les tomates, c’est le moment où jamais de l’utiliser, c’est un vrai bonheur.

Mettez les tomates dans le bol de votre robot de type blender avec le reste des ingrédients.
Mixez jusqu’à obtenir une consistance mousseuse.
Mettez au frais jusqu’au moment de servir.

A servir en entrée ou en amuse bouche.

Posté le 5 juil. 06 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (12) | TrackBack (0)

> 03/01/2006

Velouté de panais aux pelures de truffes.

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Pour le 31 décembre nous étions invités chez des amis et j’étais en charge des choses à grignoter avant le repas. J’aime beaucoup cuisiner à la maison pour emporter chez les autres, surtout depuis la fabrication des bûches de Noël chez mes parents cette année. En effet, pour la première fois en plus de 6 ans, j’ai cassé mes bûches en les roulant. Pas de soucis, j’ai tout de même continué, sous le regard médusé de ma soeur Caroline, et le résultat était très bon, mais moins joli que les années précédentes.

Pour ce réveillon, depuis que j’avais lu une critique de restaurant écrite par Patrick, je n’avais qu’une envie : plonger ma cuillère dans un velouté de panais à l’huile de truffes qu’il avait goûté dans un restaurant.

Panais_vue_2Le panais fait partie de ce que l’on appelle les légumes oubliés et que je préfère appeler les légumes du temps jadis car je trouve l’expression plus romantique. C’est une racine qui fait partie de la même famille que les carottes, soit les Apiacées. Le panais ressemble d’ailleurs à une carotte mais de couleur blanche. Son goût est si unique que l’on ne peut pas le comparer à une autre racine. Vous pouvez le cuisiner en purée, en chips (fameux), les faire rôtir au four ou les faire sauter à la poêle. Vous pouvez également en ajouter dans une soupe de légumes. Nous en mangions en France puis nous les avons boudés après la seconde guerre mondiale. En revanche, nos amis britanniques n’ont jamais cessé de les manger et c’est là bas que je le les ai découverts et appréciés (parsnips), il y a une dizaine d’années. Heureusement, depuis 2 ou 3 ans je les trouve très facilement sur mon marché.

N’ayant pas trouvé d’huile de truffes, j’ai finalement acheté, toujours sur le marché de Nogent sur Marne, des pelures de truffes du Périgord vendues en boite.

Cet amuse bouche a eu beaucoup de succès. Je ne suis pas convaincue par les pelures de truffes qui n’amènent pas un plus extraordinaire. La prochaine fois, j’ajouterai des morceaux de pancetta croustillantes.

Velouté de panais aux truffes

Pour environ 2,5 litres de velouté

1 kg de panais

8 petites échalotes émincées

2 gousses d’ail émincées

1 branche de céleri

1,5 litre de bouillon

2 grosses cuil. à soupe de crème fraîche

2 cuil. à soupe d’huile d’olive

Sel et poivre du moulin

Pelez, lavez et coupez les panais en cubes.

Lavez et coupez le céleri en petits morceaux.

Faites revenir l’ail et les échalotes dans l’huile, sur feu doux, pendant 5 minutes.

Ajoutez les panais et le céleri et remuez bien.

Ajoutez le bouillon et portez à ébullition.

Baissez le feu, couvrez et laissez mijoter, jusqu’à ce que les légumes soient cuits.

Mixez, ajoutez la crème et mixez à nouveau.

Goûtez et rectifiez éventuellement l’assaisonnement en sel et poivre du moulin.

Servez dans des petits verres en guise d'amuse bouche ou dans des assiettes creuses pour une entrée.

Astuce : si vous devez transporter ce velouté, utilisez des bouteilles de jus de fruits en verre avec un bouchon qui se visse, c’est très pratique.

Posté le 3 janv. 06 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (19) | TrackBack (0)

> 18/11/2005

Velouté tonique de carottes, fenouil, orange et gingembre.

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Mardi, en sortant de mon cours de gym que j’avais délaissé ces derniers temps, j’étais pleine d’énergie et j’ai subitement eu envie d’agrumes et de légumes. Je ne suis pas une grande sportive, mais j’aime ces séances de gym car cela me libère l’esprit et me permet naturellement de mieux équilibrer mon alimentation.

Sur le marché, mon sac s’est doucement rempli de pamplemousses, d’oranges, de carottes, de poires, et, cerise sur le gâteau, de fenouils que pourtant seules Gabrielle et moi aimons.

Ce jour là, j’ai savouré mon déjeuner préféré lorsque je suis seule : un bol de soupe, une tranche de pain et un morceau de fromage.

J’ai beaucoup aimé cette soupe que j’ai trouvée tonique et originale par le mélange des saveurs. Elle a également été adoptée par le reste de la famille le soir.

Exceptionnellement je ne mets pas la recette ci-dessous car au moment de la manger, je me suis souvenue du concours de soupes organisé par Liebig et j’ai vite envoyé ma recette avant de me poser mille questions qui m’empêchent en général de participer au moindre événement de ce genre.

Vous pouvez trouver ma recette sur le site Liebig. Si vous l’aimez, n’hésitez pas à voter pour, cela me fera très plaisir.

De votre coté, il vous reste encore 28 jours pour envoyer votre propre recette.

Excellent week-end à vous.

Rectificatif : malgré vos nombreux votes, merci mille fois, ma recette n'a pas été sélectionnée.

Je la rajoute donc ici.

Bonne soupe !

Velouté tonique de carottes, fenouil, orange et gingembre

1kg de carottes
2 bulbes de fenouil
le jus d’une orange et demi
2 petits oignons
2 gousses d’ail
1 cuiller à soupe de gingembre frais râpé
4 cuillers à soupe d’huile d’olive
1,5l d’eau
1 cube de bouillon de poule
10cl de lait de coco
Sel et poivre du moulin

Pelez les carottes puis coupez-les en dés.

Retirez les extrémités des fenouils, coupez le reste en dés et gardez les pluches vertes pour décorer le velouté.

Emincez les oignons et l’ail.
Pelez et râpez le gingembre.

Dans une cocotte en fonte ou une sauteuse, faites chauffer 4. cuil. à soupe d’huile d’olive.

Faites revenir sur feu doux l’oignon, l’ail et le gingembre pendant 3 minutes.

Ajoutez les dés de carottes et de fenouil et mélangez bien.

Ajoutez l’eau et le cube de bouillon.

Portez à ébullition, couvrez et laissez mijoter jusqu’à ce que les légumes soient cuits, soit environ 40 minutes. Vous pouvez également utiliser votre cocotte minute, pour gagner du temps.

Mixez le velouté, ajoutez le jus d’orange et le lait de coco.

Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en sel et poivre du moulin.

Faites chauffer sur feu doux puis servez avec les pluches vertes du fenouil.

Veloute_carottes_fenouil_orange_gingembr

Posté le 18 nov. 05 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (21) | TrackBack (1)

> 03/10/2005

Soupe du jour ou le retour de ma cocotte minute.

Soupe_du_jour_vue_1

Dimanche soir dernier, j’ai eu subitement envie d’une soupe de légumes. J’imagine que le fait d’avoir beaucoup mangé à l’extérieur durant le week-end n’était pas totalement étranger à cette envie. Rapide tour d’horizon de la cuisine avec une pointe d’anxiété car je n’avais pas mis les pieds chez un primeur de tout le week-end. Je fus vite rassurée en voyant une courge géante donnée par mon amie Ingrid et qui trônait dans ma cuisine depuis quelque temps.

Pendant que j’épluchais et coupais  les légumes, aidée de Noé, (il a épluché sa première carotte), je me suis soudain souvenue d’un commentaire d’une lectrice qui me demandait pourquoi je n’utilisais pas une cocotte minute pour faire mes soupes, afin de gagner du temps et d’économiser de l’énergie. Oui, pourquoi ? J’ai une cocotte minute depuis de nombreuses années que j’utilise régulièrement pour faire cuire pommes de terre, potiron ou potimarron, mais jamais pour les soupes. Pourtant, je fais partie des personnes n’ayant pas peur de cet engin, peut être parce que j’ai toujours vu mes parents l’utiliser et que très jeune, j’avais pour mission de baisser le feu sous la cocotte.

J’ai donc décidé de faire ma première soupe dans une cocotte et je dois dire qu’Estelle avait raison : quel gain de temps ! Moins de 15 minutes de cuisson au total en comptant le temps pour faire revenir ail et échalote et sachant qu’il y avait des carottes qui sont toujours longues à cuire.

C’est donc la soupe la plus rapide jamais faite. Au niveau du goût, nous avons tous été séduits par le goût très particulier (peut être proche des noix ?) de cette courge dont je ne connais pas le nom.

Soupe de légumes très rapide à faire et savoureuse

2 gousses d’ail émincées

1 échalote émincée

3 cuil. à soupe d’huile d’olive

1 courge géante

1 oignon rouge

3 carottes

4 petites courgettes

1 litre d’eau

1 cube de bouillon

1 cuil. à café de gros sel

4 portions de fromage « Vache Qui Rit »

Assaisonnement final : sel fin, poivre du moulin et râpées de noix de muscade

Pelez la courge, coupez-la en deux et retirez la partie fibreuse du milieu.

Coupez la chair en cubes.

Pelez, lavez et coupez les carottes en rondelles.

Pelez et coupez l’oignon rouge en quatre.

Lavez puis coupez les courgettes en trois.

Dans une cocotte minute, faites revenir les gousses d’ail émincées et l’échalote dans l’huile d’olive.

Ajoutez les légumes coupés et mélangez bien.

Ajoutez l’eau, le gros sel, le cube de bouillon et fermez le couvercle de votre cocotte.

Faites cuire 10 minutes à partir du moment où la soupape commence à chuchoter.

Mixez en ajoutant la Vache Qui Rit.

Salez, poivrez et ajoutez de la noix de muscade fraîchement  râpée.

A servir bien chaud.

Courge_geante_1

Posté le 3 oct. 05 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (21) | TrackBack (0)

> 13/07/2005

Gaspacho de melon.

Gaspacho_de_melon_vue_1

Je dois vous avouer un secret : je me suis lassée du melon durant ces dernières années et j’en arrive même à appréhender les moments où il me sera servi. Ce n’est pas que je ne l’aime pas, bien au contraire, mais je suis devenue très difficile et ne l’apprécie qu’en petite quantité. N’étant pas très logique avec moi-même, je ne peux pas m’empêcher d’en acheter régulièrement, de préférence chez un primeur que je connais, afin d’être certaine qu’il ait du goût. C’est peut être que le melon symbolise si bien les déjeuners de l’été.

Dimanche matin, j’ai à nouveau succombé et acheté un melon. Comme souvent, à l’idée de le couper, j’ai vraiment eu envie d’autre chose : un gaspacho.

Je suis partie de la recette de ce gaspacho de concombre en rajoutant de la menthe et du jus de citron. Les testeurs du jour, David et Matthieu ont été formels : c’était très bon.

Pour ceux et celles qui sont un peu fatigués par le melon mais qui aiment cependant le goût, voilà la solution.

Gaspacho de melon

Recette pour 4 personnes en entrée ou pour 6 personnes en amuse-bouche.

1 melon

1 tranche de pain de mie sans la croûte

2 cuil. à soupe d’huile d’olive

1 cuil. à soupe de vinaigre de Xérès

1 cuil. à soupe de jus de citron vert

10 feuilles de menthe fraîche

2 gouttes de Tabasco

Sel et poivre du moulin

Mettez la chair du melon, le pain, l’huile d’olive, le vinaigre, le jus de citron dans le bol de votre robot de type « Blender » puis actionnez-le.

Versez le mélange dans un bol et assaisonnez avec le sel, le poivre du moulin et le tabasco.

Ajoutez les feuilles de menthe lavées et laissez reposer au frais au moins pendant 2 heures.

Retirez les feuilles de menthe, ajoutez un peu d'eau fraiche et servez.

N’hésitez pas à aller découvrir également les gaspacho de melon de Station Gourmande et de Ma cuisine étudiante.

Gaspacho_de_melon_dans_verre_vue_1

Posté le 13 juil. 05 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (14) | TrackBack (3)

> 01/06/2005

La soupe miraculeuse.

Soupe_betterave_vue_1

Depuis plus d’un an, suite à un billet sur le blog de Clotilde, je me suis abonnée à Campanier. Un mardi sur deux, chez un dépositaire Campanier près de la maison, j’entrouvre avec empressement deux sacs en kraft : un de légumes bio et le second de fruits bio. Je dois faire vite avant que le vendeur ne m’enlève ce plaisir, sans le savoir, en me dévoilant le contenu des sacs. La qualité des légumes est excellente et cela permet de découvrir des légumes oubliés ou d’autres que l’on ne pense jamais à acheter. La qualité des fruits est bonne et j’aime l’idée d’avoir toujours des fruits dans la cuisine. Je renouvelle mon abonnement tous les mois, ce qui me permet de garder ma liberté.

La semaine dernière, la première chose que j’ai aperçue en ouvrant mon sac fut une botte de betteraves nouvelles. Raw_betroot

Pour ceux et celles qui n’ont jamais vu de betterave autrement que dans leur assiette, voilà une photo. Tout se mange : la racine, partie la plus connue ; mais également les feuilles, que vous pouvez mélanger à une laitue. Les betteraves se cuisent comme des pommes de terre. Lorsqu’elles sont jeunes , vous pouvez également les râper crues, un peu comme pour le céleri rave.

En revanche, la betterave est un légume que l’on adore ou abhorre.  Pour ma part, je suis restée sur mes souvenirs de longues années de cantine et, depuis mes 18 ans, j’ai évité cette racine car je n’aimais pas trop son goût et encore moins sa texture. Bonne nouvelle, il semble que l’être humain s’améliore en mûrissant.

En voyant ces légumes violets, j’ai eu envie d’en faire une soupe froide, avec une pomme et des épices. Je l’ai servie dans des petits verres lors d’un repas de famille, en guise d’amuse bouche, en taisant sa composition. Ce fut un réel succès, au delà de toute espérance car j’avais un sérieux doute sur quelques membres masculins de la famille. Tout le monde a adoré, ils ont mis du temps à deviner la composition, et pourtant, malgré la pomme et les épices (en toute petite quantité), le goût de la betterave (très agréable d’ailleurs) était présent. C’est pourquoi je dis que cette soupe est miraculeuse car si j’avais servi des betteraves en tranches, je suis certain que la moitié de la famille n’aurait pas fini son assiette.

Mon seul regret, nous avons oublié de la faire goûter aux enfants (parents indignes), je vais devoir la refaire.

Soupe glacée aux betteraves, pommes et épices

Pour 4 personnes en entrée ou pour 8 petits verres

350 g de betteraves, soit 6 petites betteraves

1 oignon

2 gousses d’ail

1 pomme

4 pincées de mélange « 4 épices »

½ l de bouillon de poule

15 cl de crème liquide

2 cuil. à soupe d’huile d’olive

Pelez les betteraves et la pomme.

Lavez les betteraves et coupez-les en petits cubes.

Coupez la pomme en cubes, un peu plus gros.

Pelez et émincez ail et oignon.

Faites chauffer l’huile d’olive dans une casserole.

Faites revenir ail et oignon sur feu doux pendant 5 minutes.

Ajoutez les cubes de betteraves et de pomme et remuez.

Ajoutez les épices puis remuez.

Ajoutez le bouillon et amenez à ébullition.

Baissez le feu, couvrez et laissez cuire sur feu doux pendant environ 40 minutes, les betteraves et les pommes doivent être tendres.

Mixez dans un robot de type « mixeur blender », en ajoutant la crème liquide.

Faites refroidir au réfrigérateur.

Servez dans des bols ou des petits verres et laissez vos invités apprécier le goût et la couleur.

La prochaine fois, je me lance dans la confection de chips. Auront-elle une aussi jolie couleur que les chips de pomme de terre vitelotte ?

Posté le 1 juin 05 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (26) | TrackBack (1)

> 24/04/2005

Velouté de petits pois à la pancetta croustillante.

Veloute_petits_pois_pancetta_croustillan_1

J’ai passé tellement de temps à réfléchir à ce que j’allais faire avec les petits pois pour la seconde édition de Blog Appétit qu’il me reste des tas d’idées dans la tête et il serait dommage de les laisser dans un recoin de mon cerveau, elles pourraient se perdre.

Une de mes idées était un velouté de petits pois à servir en amuse bouche, comme dans certains restaurants.

Nous n’avions jamais mangé de velouté de petits pois avant et nous avons été conquis par la puissance du goût des petits pois et par sa belle couleur verte. Pour une fois que je peux porter du vert (petit clin d’œil à David qui m’a un jour déconseillée de porter du vert, conseil, oh combien précieux, ceux et celle qui me connaissent comprendront).

Ne soyez pas surpris par l’absence d’épices ou d’herbes, nous avons voulu le goûter tel quel. La prochaine fois, je rajouterai des herbes fraîches, selon mon inspiration. Coté épices, je ne vois pas trop celle qui pourrait se marier avec le goût des petits pois.

Sur le dessus du velouté, j’ai ajouté de la pancetta grillée puis coupée en tout petits morceaux bien croustillants qui se marient parfaitement bien avec le velouté.Pancetta_2

La pancetta est une charcuterie italienne proche du bacon. Il s’agit de poitrine de porc crue, salée et épicée et roulée en forme de gros saucisson. Vous pouvez la trouver chez les traiteurs italiens à la coupe ou dans certains supermarchés. Les italiens utilisent la pancetta dans les sauces, comme la sauce carbonara ou la sauce bolognaise par exemple. Son goût assez fort donne du tonus aux sauces. Ce que j’aime dans la pancetta, c’est qu’elle devient très croustillante si vous la faite griller.  Je l’avais acheté le matin même chez Signori et Figli  pour mettre dans un risotto mais j’ai finalement décidé de l’utiliser pour le velouté.

Velouté de petits pois à la pancetta croustillante

Pour 4 personnes

500 g de petits pois frais, soit 1,5 kg avec les cosses

300 g de pommes de terre (environ 3 petites)

8 tranches de pancetta coupées très fines

5 oignons nouveaux émincés (juste le blanc)

1 gousse d’ail émincée

1 l de bouillon de poule

20 cl de crème liquide

1 noix de beurre

Sel et poivre du moulin

Ecossez puis lavez vos petits pois.

Pelez, lavez puis coupez les pommes de terre en dés de 1 cm.

Faites fondre le beurre dans un cocotte en fonte.

Ajoutez les oignons nouveaux et l’ail émincé puis faites revenir sur feu doux pendant 5 minutes.

Ajoutez les dés de pommes de terre puis remuez.

Ajoutez le bouillon, portez à ébullition puis baissez le feu.

Laissez frémir pendant 8 minutes, les pommes de terre doivent être tendres mais pas complètement cuites.Tamis_1

Ajoutez les petits pois puis faites cuire encore 10 minutes.

Mixez puis passez au tamis.

Pour cela, versez le velouté dans un tamis comme celui sur la photo en mettant une casserole en dessous puis remuez pour accélérer l’opération.

Cette étape n’est pas obligatoire, j’ai choisi de la réaliser car il reste toujours des petites peaux avec les petits pois.

Ajoutez ensuite la crème, rectifiez l’assaisonnement en sel et poivre puis réservez.

Au moment de servir

Faites réchauffer le velouté sur feu très doux.

Préchauffez votre four en position grill.

Mettez vos tranches de pancetta sur une plaque de cuisson.

Faites cuire 5 minutes jusqu’à ce que le bord soit roux, les tranches doivent être croustillantes.

Emiettez les tranches avec vos doigts.

Servez le velouté dans des bols individuels et déposez un peu de pancetta émiettée sur le dessus.

Régalez vous.

Posté le 24 avr. 05 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (9) | TrackBack (0)

> 17/04/2005

Velouté de carottes, oranges, gingembre et coriandre.

Veoute_carottes_oranges_vue_1

Avec tous les magazines et les blogs de cuisine que je lis tous les jours, il est très difficile en ce moment de passer à coté des veloutés de carottes.

Toutes les recettes étant les une plus appétissantes que les autres, je n’ai pas pu résister au plaisir d’en cuisiner une.

J’ai tout de même trouvé le moyen d’en rater une en mélangeant des carottes et des morceaux d’oranges, ce qui a rendu la soupe très amère. Et pourtant, en lisant la recette, j’avais un doute sur le fait de faire cuire les oranges entières et j’aurais du m’écouter !

Pour mon second essai, j’ai regardé d’autres recettes et remarqué que la plupart utilisent du jus d’orange pressé et non pas les oranges entières. J’ai donc suivi ce principe et c’est effectivement comme cela qu’il faut procéder.

Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué, mais les carottes prennent un temps fou à cuire. Il vaut donc mieux les couper en tout petits dés. Cela va peut être vous paraître long mais moins long que de tester la cuisson des carottes toutes les 5 minutes avec la pointe d’un couteau, tout en tournant comme un lion en cage dans la cuisine avec une famille qui commence à mourir de faim autour de vous. Je passe des heures dans la cuisine en faisant parfois des choses longues et délicates mais très bizarrement, cela n’a jamais fait de moi une personne très patiente.

Velouté de carottes, oranges, gingembre et coriandre fraîche.

1 kg de carottes

2 pommes de terre moyennes (300 g environ)

2 oranges non traitées

2 oignons

2 gousses d’ail

1 cuil. à soupe de gingembre frais haché

4 cuil. à soupe d’huile d’olive

½ litre de bouillon de poule

20 cl de lait de coco

Coriandre ciselée

Sel et poivre du moulin

Pelez les carottes et les pommes de terre puis lavez-les.

Coupez-les en tout petits dés (vraiment petits !) tout en laissant les dés de pommes de terre un peu plus gros, la pomme de terre cuisant plus rapidement que sa copine la carotte.

Emincez les oignons et l’ail.

Pelez et râpez le gingembre.

Lavez les deux oranges puis prélevez le zeste d’une orange.

Pressez les oranges et réservez.

Dans une cocotte en fonte ou une sauteuse, faites chauffer 4. cuil. à soupe d’huile d’olive.

Faites revenir sur feu doux les oignons, l’ail et le gingembre pendant 5 minutes.

Ajoutez les dés de carottes, de pomme de terre et le zeste d’orange puis mélangez bien.

Ajoutez le jus d’orange et le bouillon.

Portez à ébullition.

Couvrez puis laissez mijoter jusqu’à ce que les légumes soient cuits, soit environ 40 minutes (selon la taille de vos dés de carottes !).

Mixez soit dans un mixeur de type « blender », soit avec un mixer plongeur.

Ajoutez le lait de coco puis rectifiez l’assaisonnement en sel et poivre du moulin.

Faites chauffer sur feu doux puis servez avec la coriandre ciselée. 

Régalez vous !

Nous avons beaucoup aimé cette soupe qui a beaucoup de goût et qui est très parfumée.

Vous trouverez d'autres recettes de veloutés de carottes chez Mijo, chez Clotilde ou chez Marie.

Posté le 17 avr. 05 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (11) | TrackBack (0)

> 18/01/2005

Soupe de potiron.

Soupe_potiron_vue_1

Il y a quelques années, je n’étais pas du tout à l’aise avec la cuisine des légumes. Cette faiblesse représentait un vrai casse tête lorsque j’invitais car je ne savais jamais quoi servir avec le plat, en dehors du riz et des pâtes. Je pense que finalement, je n'aimais pas les légumes.

Ce sont les soupes qui m’ont réconciliée avec les légumes.

Je me souviens encore de ma première soupe comme si c’était hier. J’avais 27 ans et j’ai subitement eu envie d’une soupe de légumes, mais je n’avais absolument pas la moindre idée de comment la faire. Et voilà comment je suis entrée chez un primeur près de chez moi en disant à un jeune homme : « Bonjour, je voudrais faire une soupe de légumes mais je ne sais pas quoi mettre dedans, vous pouvez m’aider ? »

Avec un grand sourire, il a rempli un sac avec quelques poireaux, des pommes de terre, des carottes, un navet, un oignon, une branche de céleri et un bouquet garni.  Je suis partie avec mon sac et quelques conseils avisés. Cet hiver là, j’ai du faire des dizaines de fois cette soupe.

Devant cette réussite, j’ai décidé de m’attaquer au potiron, que ne n’avais encore jamais mangé. Cette fois-ci, je l’ai cuisiné sans autres légumes, avec seulement du bouillon, de la crème fraîche et de la noix de muscade. Miam, un délice de simplicité.

C'était il y a 10 ans, et je fais encore cette soupe aujourd’hui, sans rien ajouter car j’aime sa simplicité.

Vous trouverez facilement des tranches de potiron un peu partout.

J’ai remarqué récemment que certaines personnes aiment les soupes plutôt de type velouté et d’autres les soupes où l’on sent bien la texture des légumes. Si vous êtes, comme moi, dans le premier cas, je vous conseille d’utiliser un robot de type blender pour la faire. Si vous êtes dans le second cas, je vous conseille plutôt un robot de type mixeur plongeur (de toute façon, je n’ai pas de mixeur plongeur, ce qui tombe bien).

Soupe de potiron

Pour 4 personnes

Une tranche de potiron (environ 900 g)

1/3 l de bouillon fabriqué à partir d’eau bouillante et d’1/2 cube de bouillon

15 cl de crème liquide

Noix de muscade fraîchement râpée

Pelez la tranche de potiron, puis coupez-la en gros cubes (le potiron est beaucoup plus facile à peler que le potimarron).

Faites cuire les cubes dans de l’eau bouillante salée ou à la cocotte minute.

Mixez la chair cuite avec le bouillon.

Mettez l’ensemble dans une casserole.

Salez, poivrez et ajoutez de la noix de muscade fraîchement râpée.

Ajoutez la crème liquide puis remuez.

Faites réchauffer la soupe et arrêtez la cuisson au premier bouillon.

Servez avec du bon pain (celui de la photo est une mini-ficelle aux olives noires de chez Moisan).

Et, pour finir en beauté, allez voir un pastiche de C’est moi qui l’ai fait ! sur le blog de Sébastien, j’ai éclaté de rire et c’est ICI. Il se trouve que je viens de découvrir que Sébastien a également écrit un livre de cuisine, disponible ICI (quelle chance !).

Lire la suite "Soupe de potiron."

Posté le 18 janv. 05 | dans Une envie de soupes ? | Permalink | Commentaires (13) | TrackBack (0)

> 18/12/2004

Les soupes "BE GOOD".