Volailles
> 01/12/2007
Dinde farcie aux marrons pour Noël.
Dinde farcie aux marrons
Même si j’adore la nouveauté et la diversité dans ma cuisine, il y a un coté de moi qui reste très classique et j’avoue sans honte adorer la dinde aux marrons de Noël. Je me souviens d’avoir préparé ma première dinde alors que je n’avais pas encore d’enfants, soit il y a plus de 15 ans. Et, comme mon four était trop petit, c’est chez mon amie Hélène, que j’avais supervisé la cuisson de la dinde. Nous étions presque voisines et j’avais passé l’après midi dans son appartement pour la faire cuire. Impossible de me souvenir comment j’ai pu transporter la dinde chaude mais cela devait être assez épique.
J’ai ensuite passé des années sans dinde. Depuis 5 ans, lorsque nous fêtons Noël à la maison, je prépare à nouveau une dinde aux marrons, ou plutôt David et moi, car c’est un travail d’équipe. Il faut l’arroser, discuter ensemble pour savoir si le four est assez chaud, s’il faut protéger la dinde, si elle est assez cuite, etc.
Les années ont passées et nous avons amélioré la préparation, en nous équipant de 2 choses bien pratiques : la thermo sonde de cuisson et la poire à sauce, pour arroser la dinde.
Je n’avais jamais pensé à mettre la recette sur C’est moi qui l’ai fait !, surtout parce que je pensais ne pas avoir de photos de la fameuse dinde, et parce que mettre la recette après Noël ne me semblait pas d’un grand intérêt.
Il y a quelques jours, une amie m’a demandé si j’avais une recette de dinde aux marrons car elle va en préparer une pour la première fois de sa vie, à Noël.
J’ai ressorti mes notes, commencé à écrire la recette, puis, je me suis dit que j’allais également vous faire profiter de la recette. En fouillant dans mes archives, j’ai également retrouvé des photos.
Tout ce texte me fait penser que nous sommes aujourd’hui le premier décembre et que je n’ai absolument pas l’ombre d’un cadeau dans mes placards, moi qui me suis toujours fait un point d’honneur à tout finir pour début décembre.
Dinde farcie aux marrons
Si vous êtes de 8 à 10 personnes, je vous conseille une dinde d’environ 4,5 kilos, à commander , si vous le pouvez, chez un volailler 2 semaines avant Noël.
Si vous êtes plus de 10, prenez plutôt 2 dindes de 2,8 kilos environ chacune, ce sera meilleur.
Gardez bien le foie de la dinde.
Pensez également à vérifier que vous avez bien un plat assez grand pour contenir la dinde et qui entre dans votre four !
La farce pour 1 dinde de 4,5 kilos ou 2 dindes de 2,8 kg
Pour cette recette, je me suis inspirée de celle de Delia Smith.
450 g de marrons sous vide ou en boite, coupés en 4
5 échalotes émincées
200 g de tranches fines de bacon coupé en petits morceaux
Le foie de la dinde coupé en petits morceaux
25 g de beurre
4 cuil. à soupe rase de persil plat finement émincé
¼ cuil. à café rase d’un mélange 4 épices
300 g de chair à saucisse (à acheter chez votre volailler lorsque vous allez chercher la dinde)
Sel et poivre du moulin
2 poignées de pistaches nature
1 pomme pelé et coupée en petits dés
Pour la cuisson
Une dizaine de fines tranches de bacon pour protéger la chair de la dinde
Beurre mou
50 g de beurre fondu
Comment faire ?
Commencez par préparer la farce (à faire la veille sans problème, mais pas plus).
Faites fondre le beurre dans une sauteuse.
Ajoutez le bacon, les oignons et le foie et faites-les revenir pendant 10 minutes sur feu moyen, jusqu’à ce que les oignons soient translucides.
Versez dans un grand bol, ajoutez le reste des ingrédients et mélangez, de préférence avec vos mains, afin de bien amalgamer l’ensemble.
Salez et poivrez.
Pour tester l’assaisonnement, prélevez un petit peu de farce et faites-la cuire dans votre four à micro-onde.
Goûtez puis rectifiez éventuellement l’assaisonnement.
Le jour J
Sortez la dinde (et la farce) du réfrigérateur une heure avant le début de la cuisson.
Préchauffez votre four à 180°C.
Ajoutez la farce à l’intérieur de la dinde.
Enduire la dinde avec du beurre mou.
Ajoutez éventuellement du thym ou des herbes de provence.
Recouvrez sa poitrine avec les tranches de bacon.
Fermez l’ouverture de la dinde à l’aide de ficelle de cuisine (voir photo).
Mettez-la dans un grand plat allant au four.
Ajoutez un peu d’eau au fond du plat.
Si vous utilisez une thermo sonde de cuisson, c’est le moment d’insérer l’aiguille dans la dinde afin qu’elle soit au centre.
Enfournez et arrosez toutes les 20 minutes, d’abord avec le beurre fondu, puis avec le jus de cuisson.
Si le dessus dore trop vite, baissez la température du four à 165°C.
Temps de cuisson
Environ 3,5 heures pour une dinde de 4,5 kilos et 3 heures pour 2 dindes de 2,8 kilos.
Ce sont des temps approximatifs, à modifier en fonction de la taille de votre dinde et de votre four.
Si vous utilisez une thermo sonde de cuisson, la température doit être de 85°C.
Je sers la dinde comme dans les pays anglo-saxons avec une sauce aux airelles, des panais et des pommes de terre rôtis. Mais, comme je suis française, j’ajoute également des marrons que je fais revenir dans une poêle.
Excellent week-end à vous et bons préparatifs de Noël.
Pour finir, une vidéo d’une des scènes les plus drôles de la série Friends. Enjoy !
Posté le 1 déc. 07 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (17) | TrackBack (0)
> 04/09/2007
Bouchées de poulet panées aux pignons de pin (vidéo).
Je ne compte plus les fois où mes amies(s) ou les amies(s) de mes amies(s) me demandent si j’ai des recettes miracle pour faire un repas pour les enfants qui soit simple, rapide et qui change des pâtes.
Même si je ne suis pas une magicienne, c’est à eux que j’ai pensé en créant cette recette toute simple pour Goosto.
Je vous laisse en profiter en image et bonne rentrée à vos enfants.
PS : Merci à Sébastien de CNet, pour son aide précieuse pour les problèmes d’affichage sur certains micros.
Posté le 4 sept. 07 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (20) | TrackBack (0)
> 12/03/2007
Poulet à la Christie !
Christie et moi nous nous sommes rencontrées il y a plus de deux ans grâce à nos deux blogs, chacune lisant celui de l’autre.
C’est Christie qui m’a vraiment convaincu d’écrire un livre de cuisine et je lui en suis très reconnaissante.
La semaine dernière, lors d’une soirée pour fêter les 6 ans de son entreprise, elle m’a fait sourire en me disant que David et moi étions les rois des recettes à base de poulet et qu’elle cuisine régulièrement ces trois recettes.
Quelques jours après, comme par enchantement, j’ai cuisiné du poulet, très certainement dans l’idée d’augmenter le répertoire de Christie. Je ne crois pas au hasard dans la cuisine, ni dans la vie en général d’ailleurs !
C’est une recette qui m’a été donnée par ma belle mère Anne bien avant l’existence de mon blog. Je l’ai faite des dizaines de fois selon la recette d’origine. Pour l’occasion, j’ai juste rajouté du gingembre et diminué la quantité de crème.
C’est une recette ultra simple à réaliser, parfaite pour un repas de semaine avec vos enfants.
J’ai servi ce poulet hier midi pour mon amie Ingrid avec une salade aux herbes pour un repas presque léger.
Poulet à la Christie
Ingrédients pour 4 personnes
4 filets de poulet élevés en plein air
Marinade :
3 cuil. à soupe de confiture d’abricot
3 cuil. à café de sauce soja
3 cuil. à café de Worcestershire sauce
2 gousses d’ail écrasées
1 cuil. à soupe de gingembre frais pelé et râpé
1 cuil. à café bombée de moutarde à l’ancienne
1 cuil. à soupe d’huile d’olive
2 cuil. à soupe de crème fraîche
Mélangez tous les ingrédients de la marinade.
Mettez les filets de poulet dans un plat type plat à gratin.
Versez la marinade.
Remuez bien afin de bien enrober les filets de marinade.
Couvrez d’un film étirable et laissez mariner au frais une nuit.
Le lendemain, retirez les filets de la marinade en l'otant au maximum.
Coupez les filets en bouchées.
Faites chauffer une poêle sans matière grasse et ajoutez les bouchées de poulet.
Faites-les revenir sur feu vif en les remuant souvent.
Ajoutez la marinade petit à petit, les bouchées vont caraméliser.
La cuisson prend un peu moins de 10 minutes, selon la taille de vos bouchées.
En fin de cuisson, ajoutez la crème fraîche et mélangez bien.
Servez.
Youpi ! Il fait enfin beau, la preuve en image : je viens de manger les restes d’hier sur ma terrasse.
Posté le 12 mars 07 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (25) | TrackBack (0)
> 28/08/2006
Coq aux vingt minutes de David.
Comme le dit souvent Noé : « C’est maman le chef de la cuisine ! ».
Cette phrase nous fait toujours beaucoup rire.
La rigolade terminée, David se plaint alors vigoureusement de ne plus avoir l’opportunité de cuisiner. Il a raison, car la cuisine est le plus souvent occupée par mes différents tests, que nous mangeons ensuite en famille.
Cette fois, grâce aux vacances, il a mis son plus beau tabler et a réinvesti la cuisine en se replongeant dans ses livres de cuisine, essentiellement écrits par Nigel Slater. Je ne suis jamais très loin car j’aime beaucoup être avec lui dans la cuisine.
En revanche, je le laisse faire, car j’adore me faire servir, surtout par un homme …
Lundi 14 Août, qui a étrangement ressemblé à un dimanche de Novembre, David a décidé d’utiliser au mieux les restes d’un poulet rôti que nous avions mangé la veille.
C’est décidé, je lui laisserai plus souvent la cuisine, nos restes se sont transformés en un plat très savoureux, fait en 20 minutes, d’où le titre.
Coq aux vingt minutes *
Inspiré d’une recette de Nigel Slater, dans son livre « Appetite »
Ingrédients pour 3 personnes
250 g de reste de poulet
100 g de lardons
2 échalotes émincées
1 gousse d’ail émincée
Thym frais (facultatif)
1 verre de vin rouge
25 g de beurre
1 cuil. à soupe d’huile végétale
Détachez la chair de votre poulet cuit, et coupez les gros morceaux en bouchées.
Faites fondre le beurre avec l’huile, dans une sauteuse, sur feu moyen.
Ajoutez l’ail et les échalotes et faites-les revenir pendant 5 à 8 minutes, jusqu’à ce que l’ensemble soit bien fondant.
Ajoutez les lardons, mélangez et faites-les revenir jusqu’à ce qu’ils soient dorés.
Ajoutez le poulet, le thym, et mélangez.
Versez le vin, augmentez le feu, remuez et laissez réduire, jusqu’à ce qu’il n’y ait presque plus de liquide.
Servez.
* méa culpa, ce plat n'a pas la prétention d'être un véritable coq au vin, il s'agit juste d'un jeu de mot inventé par David alors que nous étions en train de nous régaler.
Posté le 28 août 06 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (21) | TrackBack (0)
> 12/01/2006
Curry vert de poulet à la thaïlandaise.
Depuis que Pim a cuisiné un repas thaï à la maison, je ne vois plus les choses de la même manière. Pim cuisine de manière instinctive grâce aux gestes qu’elle a appris dans sa famille. Ce jour là, je me suis contentée d’être son second mais en observant bien sa manière de procéder. Après cette soirée, j’ai vite cuisiné un curry thaï et, d’après David, il avait quelque chose de différent et de plus authentique que les précédents. J’imagine que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre mais c’est ce que j’aime.
Le principal défaut que nous avons, nous européens, est de ne pas assez faire revenir la pâte de curry verte ou rouge. Il faut vraiment qu’elle se sépare avant d’ajouter le lait de coco petit à petit et non pas d’un seul coup comme je le faisais avant.
La pâte de curry verte est très facile à faire, la recette est ici. Vous pouvez également utiliser une pâte de curry verte du commerce, que vous trouverez assez facilement dans les épiceries exotiques (thaï green curry paste).
Les feuilles de citron vert (Kafir lime leaves) servent à parfumer les plats et apportent vraiment un parfum envoûtant. Elles sont les feuilles d’un agrume appelé Kafir lime ou Cumbava, qui ressemble à un citron vert mais tout ridé.
Les feuilles de citron vert se trouvent chez Paristore juste à coté de chez Tang frères (48 avenue d’Ivry, Paris 13), dans le rayon des surgelés ou chez Izrael, dans le marais, en version fraîche.
Sinon, il existe une huile de cumbava, vendue par Oliver Roellinger qui a l’air très bien mais que je n’ai jamais testée.
C’est vrai qu’avec tout cela, ce n’est pas un plat que l’on peut faire souvent, car les ingrédients ne se trouvent pas partout. Depuis, je suis devenue fidèle à mes virées chez Tang Frères où je me sens de plus en plus à l’aise, allant même jusqu’à discuter avec les caissières, qui sont charmantes.
Curry vert de poulet à la thaïlandaise.
4 filets de poulet élevés en plein air
4 (ou 2 si c'est une pêt du commerce) cuil. à soupe de pâte de curry verte
1 boite de lait de coco
2 cuil. à soupe de fish sauce (nuoc nam)
2 cuil. à soupe de jus de citron vert
1 cuil. à café de sucre de palme (ou sucre roux)
4 feuilles de citron vert
4 grappes de poivre vert frais
Huile végétale
Basilic thaï pour servir ou coriandre fraîche
Coupez le poulet en lanières, ajoutez une cuil. à café de pâte de curry verte et mélangez.
Faites chauffer de l’huile dans un wok et faites-y revenir le poulet sur feu vif.
Remuez constamment, jusqu’à ce que le poulet soit cuit.
Mettez-le dans un plat, couvrez et réservez.
Ajoutez un peu d’huile dans le wok et faites chauffer.
Ajoutez la pâte de curry verte et faites chauffer jusqu’à ce que la pâte commence à se séparer, tout en remuant constamment.
Ajoutez un peu de lait de coco et remuez.
Laissez épaissir puis ajoutez le reste du lait de coco progressivement, tout en remuant.
Ajoutez la fish sauce, le jus de citron vert et le sucre de palme et remuez.
Goûtez la sauce et ajustez en ajoutant un peu plus de chacun des trois éléments précédents qui composent l’amer, l’acide et le sucré.
Ajoutez les feuilles de citron vert, le poivre vert et laissez mijoter 3 minutes.
Ajoutez le poulet cuit et faites réchauffer 2 minutes.
Ajoutez le basilic thaï ou la coriandre et servez avec du riz blanc.
Les remarques de Scally
Prévenez vos invités de ne pas manger les feuilles de citron vert, elle ne sont là que pour parfumer.
Ne vous fiez pas à la photo, il y a de la sauce d’une jolie couleur verte, c’est juste qu’elle a été absorbée par le riz. Si vous souhaitez plus de sauce, n’hésitez pas à doubler la recette, en gardant la même quantité de poulet.
Mise à jour : attention, certaines pâtes de curry du commerce, contrairement à celles faites maison sont assez fortes. Je vous conseille d'en utiliser que 2 cuil. à soupe au lieu de quatre si c'est le cas.
Bon appétit !
Posté le 12 janv. 06 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (29) | TrackBack (0)
> 13/10/2005
Chicken pie with Chestnuts (tourte au poulet et aux marrons)
David est la personne que je connais qui a le plus de souvenirs culinaires liés à son enfance, son adolescence ou à ses années à l’université de Bristol.
A chaque fois qu’il me parle d’un dessert ou d’un plat qu’il a apprécié, je pense toujours que cela va être le dernier. Mais non …
Un samedi récent, il faisait vraiment un temps d’hiver, du moins à Paris, et j’avais prévu un poulet rôti froid préparé la veille, avec une salade verte.
Je m’apprêtais à laver la salade lorsque David est entré dans la cuisine.
En voyant le poulet rôti, il m’a dit (en français) : « Si nous faisions un Chicken Pie with Chesnuts ? ».
Je l’ai regardé sans rien dire. Dans ma tête plusieurs pensées se sont bousculées : « il est fou, il ne voit pas que tout est prêt », puis, « je suis certaine que nous n’avons pas la moitié des ingrédients » puis, « pourquoi pas, après tout, nous avons le temps, il pleut et les enfants jouent ».
Je me suis retournée vers lui et lui ai répondu « pourquoi pas ? »
Cette recette va peut être surprendre et même choquer les français, mais vous pouvez me croire, c’est excellent, nourrissant et c’est une très bonne idée pour utiliser les restes d’un poulet rôti. J’ai très envie de classer cette recette dans la catégorie « cuisine d’une tricheuse et d’un tricheur gourmands », à deux, nous avons mis 15 minutes pour la préparer.
Pour la cuisson, j’ai utilisé un plat rond en terre un peu plus profond que les plats à gratin traditionnels. Si vous n’avez pas ce type de plat, utilisez un moule à gâteau rond.
Chicken pie with Chestnuts (tourte au poulet et aux marrons)
Ingrédients pour 4 personnes
Un poulet rôti
Une petite boite de soupe Campbell's aux champignons
Quelques marrons cuits en boite (comme ceux de la marque Clément Faugier par exemple)
Un rouleau de pâte feuilletée
Un jaune d’œuf et un peu de lait pour dorer
Coupez la chair de votre poulet cuit en cubes et mettez-les au fond du plat.
Ajoutez une dizaine de marrons et remuez.
Ajoutez la boite de soupe Campbell's (elle a la consistance d’une crème car il faut normalement rajouter de l’eau et du lait pour la réaliser) et remuez.
Posez la pâte feuilletée sur le dessus et faites-la légèrement entrer entre la garniture et le plat. Coupez l’excédent si nécessaire.
Avec les chutes, faites des bandes ou des feuilles et posez-les sur la surface.
Badigeonnez la surface avec le jaune d'œuf battu dans un peu de lait.
Fabriquez une cheminée avec un morceau de papier d’aluminium.
Faites un trou au milieu de la pâte feuilletée et insérez la cheminée.
Mettez au four de 20 à 30 minutes jusqu’à ce que le dessus soit doré.
Attendez un peu avant de servir puis régalez vous.
A servir avec une salade verte ou des petits pois (so british !).
Remarque
Si vous souhaitez réaliser une tourte au poulet dans les règles de l’art, à savoir sans boîte de soupe Campbell’s, n’hésitez pas à aller voir la recette traditionnelle de « chicken and leek pie », que j’ai réalisée pour Goosto. Elle fait partie d’un dossier spécial Cuisine anglaise que je viens d'écrire.
Posté le 13 oct. 05 | dans tartes salées, Volailles | Permalink | Commentaires (22) | TrackBack (0)
> 11/08/2005
Le poulet d'Alisa ou poulet Marbella.
Ma belle mère Anne me demande régulièrement si j’ai le temps de faire toutes les recettes que je glane ici et là. En réalité, non, car les idées les plus récentes viennent souvent bousculer les choses que je voulais faire depuis un moment. Un peu comme le phénomène des piles, c’est le dessus qui gagne, selon le bon vieux principe du FILO (First In Last Out) et la pile augmente de jour en jour. Mais, une fois de temps en temps, une recette enfouie sous les autres a la chance de resurgir et de passer devant toutes les autres avec un air narquois.
Il y a plus d’un an, mon amie Alisa m’a donné une recette de poulet goûté lors d’une soirée et que j’avais adoré. Il y a quelques jours, j’ai retrouvé la recette et j’ai décidé de la réaliser pour Alisa et Clotilde.
Cette recette est tirée d’un livre américain appelé « The Silver Palate Cookbook ». Elle a été légèrement transformée par Alisa puis encore très légèrement transformée et traduite par mes soins.
J’aime beaucoup le fait que tout se prépare à l’avance, ce qui est parfait pour un déjeuner de filles ayant envie de se raconter des tas de choses.
Le poulet est mariné toute une nuit puis caramélisé au four, un vrai délice.
Ce plat fait également partie des restes que l’on aimerait toujours avoir dans son réfrigérateur.
Le poulet d’Alisa ou poulet Marbella
Pour 5 personnes très gourmandes ou 8 personnes
5 cuisses de poulet fermier coupées en deux
3 gousses d’ail écrasées
3 cuil. à soupe d’origan séché
1 dl de vinaigre de xérès
1 dl d’huile d’olive
200 g de pruneaux dénoyautés et coupés en trois
100 g d’olives vertes dénoyautées
5 feuilles de laurier
3 cuil à soupe de sucre de canne
1 dl de vin blanc sec
1 petit bouquet de coriandre
3 cuil. à soupe d’amandes effilées revenues à sec dans une poêle
Sel et poivre du moulin
La veille
Mettez les morceaux de poulet dans un grand saladier, avec les olives vertes, les feuilles de laurier et les pruneaux.
Dans un petit bol, mélangez l’huile d’olive, le vinaigre, l’ail écrasé, l’origan, le sel et le poivre du moulin.
Versez ce mélange sur le poulet et remuez bien, l’idéal étant de remuer avec vos mains, si vous ne faites pas partie de ceux qui n’aiment pas toucher la viande crue (pour ma part, j'adore).
Couvrez et laissez mariner une nuit au frais.
Le lendemain
Sortez le poulet une heure avant la cuisson.
Préchauffez votre four sur 180°C.
Mettez les morceaux de poulet sur une seule couche dans un grand plat allant au four.
Ajoutez toute la marinade sur les morceaux de poulet.
Versez le vin blanc dans le plat puis saupoudrez le poulet avec le sucre.
Enfournez et laissez cuire environ une heure en arrosant régulièrement le poulet avec la sauce.
Le poulet est cuit si le jus qui s’écoule des morceaux de poulet est clair lorsque vous piquez la chair du poulet
Au moment de servir, parsemez le poulet des amandes effilées et de la coriandre fraîche ciselée.
Ce plat se sert chaud ou à température ambiante, avec une salade et du bon pain.
Si vous avez des restes, mettez-les au frais mais n’oubliez pas de les sortir avant le repas afin que le poulet soit à température ambiante.
Posté le 11 août 05 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (22) | TrackBack (0)
> 15/05/2005
Colombo de poulet.
Lorsque je voyage en France ou ailleurs, j’achète rarement des souvenirs car les objets que j’aime sur les lieux de vacances me paraissent toujours un peu déplacés chez moi. En revanche, je ne peux m’empêcher d’acheter des spécialités culinaires que je ne trouve pas facilement autour de chez moi. Parfois, en passant la douane, lorsque nous revenons de GB, je souris en imaginant la tête des douaniers s’ils ouvraient le coffre : des boites de thé, des pots de « Marmite », du golden syrup, du fromage anglais, des paquets de Matchmakers à l’orange et à la menthe pour mes sœurs, du bacon, etc. Pour le moment, je n’ai jamais eu à répondre à leurs questions.
Lors de mon départ en Guadeloupe, ma sœur Caroline m’a demandé de lui rapporter de la poudre de colombo.
Le colombo, comme le curry en Inde est un mélange d’épices indissociable de la cuisine des antilles. Le mélange que j’ai acheté sur place est composé de curcuma, de cumin, de moutarde, de coriandre, de fenugrec, d’ail et de riz. La poudre de colombo sert à préparer le plat antillais du même nom. A l’origine, on le préparait surtout avec du cabri, aujourd’hui vous pouvez trouver du colombo de poulet, de porc ou de poisson. Plutôt que de ramener à Caroline la poudre de colombo seule, j’ai préféré l’accompagner d’une recette testée et approuvée.
Pendant mon séjour en Guadeloupe, j’ai donc investi la cuisine de Françoise et François pour réaliser un colombo. Malheureusement, mon premier essai d’intrusion dans la cuisine antillaise ne fut pas un succès. Le résultat n’était pas mauvais mais fade, ce qui est plutôt embarrassant pour un colombo. Dès mon retour en métropole, j’ai retenté l’expérience en modifiant deux, trois petites choses et ce fut concluant, à la hauteur des colombo que j’ai pu manger là bas, dans certains restaurants.
La poudre de colombo est plus parfumée qu’épicée. Le coté épicé est apporté par le piment antillais. La plupart des recettes spécifient de mettre un piment entier 15 minutes avant la fin de la cuisson en faisant très attention de ne pas le percer, ce qui rendrait le plat beaucoup trop épicé. N’ayant pas été satisfaite du résultat, j’ai décidé d’intégrer au colombo un tout petit morceau de piment antillais sans les graines, et c’était beaucoup mieux. Le colombo était parfumé et un peu épicé, nous nous sommes régalés.
Les conseils de Scally
Ce plat est meilleur réchauffé, n’hésitez pas à le préparer la veille.
Vous pouvez ajouter des aubergines en plus des courgettes.
Attention de bien rincer toute la vaisselle qui sert à la confection et à la dégustation de ce plat car le curcuma contenu dans le mélange d’épices est un colorant puissant.
Colombo de poulet
Pour 6 personnes
5 cuisses de poulet coupées en deux, soit environ 1,5kg
4 courgettes
500 g de pommes de terre
3 échalotes émincées
2 gousses d’ail écrasées
2 feuilles de laurier
1 morceau de piment antillais de la taille d’une pièce d’un euro
3. cuil. à soupe rases de poudre de colombo
2 cuil. à café de graines à roussir (mélange de graines de fennec, cumin et moutarde légèrement concassées)
½ litre de bouillon de poule
Huile végétale
1 citron vert pour servir
Marinade
Sel et poivre du moulin
1 cuil. à café de poudre de colombo
2 citrons verts
2 gousses d’ail écrasées
Préparation du poulet
Salez et poivrez les morceaux de poulet sur les deux faces puis mettez-les dans un plat de type plat à gratin.
Dans un petit bol, mélangez le jus des 2 citrons verts, 2 gousses d’ail écrasées et 1 cuil. à café de poudre de colombo.
Versez ce mélange sur le poulet puis remuez les morceaux afin de bien les enrober de marinade.
Couvrez et laissez mariner au frais pendant quelques heures.
Pendant ce temps
Lavez les légumes.
Pelez les pommes de terre et coupez-les en deux.
Coupez les courgettes en gros cubes.
Réservez.
Cuisson du colombo
Sortez la viande ½ heure avant la cuisson.
Dans une grande sauteuse, faites chauffer 2 cuil. à soupe d’huile.
Ajoutez 1 cuil. à café de graines à roussir puis faites-les revenir 2 minutes, jusqu’à ce qu’elles commencent à crépiter.
Faites dorer les cuisses de poulet sur leurs deux faces, environ 2 minutes par coté, en procédant en deux ou trois fois.
Retirez les morceaux de poulet puis faites revenir les échalotes, les 2 gousses d’ail restantes, la cive et le piment émincé sur feu doux durant 5 minutes.
Ajoutez la poudre de colombo et 2 cuil. à soupe d’eau puis remuez bien.
Ajoutez les légumes, mélangez bien puis ajoutez les 2 feuilles de thym puis le poulet, sur la surface des légumes.
Ajoutez ½ l de bouillon de poule.
Portez à ébullition. Baissez le feu, couvrez et laissez cuire environ 40 minutes.
Retirez le poulet et les légumes avec une écumoire.
Ecrasez 1 à 2 pommes de terre dans la sauce, puis faites mijoter la sauce pendant environ 10 minutes, sans la couvrir, afin de la faire réduire un peu.
Rectifiez l'assaisonnement en sel et en poivre du moulin.
Remettez les légumes et le poulet, retirez les feuilles de thym, remuez puis laissez reposer au frais jusqu’au lendemain.
Le lendemain ou le jour même
Portez le colombo à ébullition puis laissez réchauffer sur feu doux.
Ajoutez éventuellement le jus d’un citron vert juste avant de servir.
A déguster avec du riz blanc et/ou une purée de patates douces. C’est également très bon avec des bananes plantain (banane légume). Dans ce cas, faites-les cuire avec la peau dans de l’eau bouillante salée, retirez ensuite la peau puis coupez en rondelles.
Posté le 15 mai 05 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (15) | TrackBack (0)
> 13/01/2005
Poulet épicé aux tomates et aux olives.
J’ai tendance à remplir mes placards de boites ou de bocaux en me disant : « Oh, je vais acheter cela car je vais sûrement en avoir besoin un jour pour telle ou telle recette ». Le pire étant David. Les rares fois où nous avons fait des courses tous les deux, il était comme un enfant dans un magasin de jouets. N’utilisant finalement pas beaucoup de boites, ni de bocaux, mes placards finissent toujours par déborder. Régulièrement, je suis alors obligée de lancer une opération « vidage de placard ».
Durant ces périodes de grand nettoyage, je n’achète que de la viande ou du poisson et j’utilise le contenu de mes placards.
L’autre soir, après avoir acheté 4 belles cuisses de poulet sur le marché, j’ai ouvert mon placard et j’ai sorti :
Une boite de tomates, une boite d’olives noires dénoyautées et un bocal de poivrons rouges et jaunes.
Je ne pensais pas mettre la recette sur « C’est moi qui l’ai fait ! » mais comme nous étions très contents du résultat la voici.
C’est plutôt une recette d’hiver mais que vous pouvez faire également en été avec des tomates et des poivrons frais.
Le poulet épicé aux tomates et aux olives
4 cuisses de poulet (demandez au volailler de faire une entaille au niveau des jointures)
1 grosse boite de tomates entières
1 boites d’olives noires dénoyautées
1 bocal de poivrons (voir note)
1 verre de vin blanc sec
1 gousse d’ail émincée
1 petit piment rouge frais épépiné puis émincé
beurre et huile d’olive
sel et poivre du moulin
Sortez votre poulet 1 heure avant afin qu’il soit à température ambiante.
Pour cette recette, il vous faudra une cocotte (en fonte ou en terre) qui va dans le four.
La cuisson va se faire doucement sur 150°C.
En revanche, il est important que le four soit assez chaud lorsque vous mettez la cocotte dedans, sinon le poulet aura du mal à cuire. Pour cette raison, je commence par préchauffer le four à une température élevée pour la baisser ensuite.
Préchauffez votre four sur 230°C.
Sur le feu, faites chauffer 2 cuil. à soupe d’huile d’olive et 1 noix de beurre dans la cocotte.
Faites revenir les cuisses de poulet sur toutes leurs faces puis réservez.
Salez et poivrez les cuisses de poulet.
Nettoyez bien la cocotte avec du papier absorbant afin de retirer la graisse rendue par le poulet.
Faites revenir dans une cuil. à soupe d’huile d’olive, l’ail et le piment quelques secondes.
Ajoutez les tomates, les poivrons et les olives égouttés et mélangez.
Posez le poulet sur ce mélange.
Ajoutez le verre de vin blanc sec.
Posez le couvercle sur la cocotte.
Baissez la température du four à 150°C puis mettez la cocotte dans le four.
Faites cuire une heure et 45 minutes.
Servez avec de la semoule ou de la polenta.
Ce plat peut être fait la veille puis être rechauffé le jour J sur petit feu.
Note : le seul bémol est les poivrons en bocal qui n’avaient pas assez de goût. La prochaine fois, je les retire de la recette ou les remplace par des poivrons frais.
Posté le 13 janv. 05 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (9) | TrackBack (0)
> 01/10/2004
Volailles.


Le poulet à la marocaine de David
Poulet sauté à la sauce d'huitre
Poulet épicé aux tomates et aux olives
Le poulet d'Alisa ou poulet Marbella
Chicken pie with chestnuts (tourte au poulet et aux chataîgnes)
Curry vert de poulet à la thaie
Posté le 1 oct. 04 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
> 21/09/2004
Poulet sauté à la sauce d’huître.
Depuis que j’ai commencé à écrire pour « C’est moi qui l’ai fait ! », je suis de plus en plus curieuse sur les produits, leur origine et la manière de les cuisiner.
Lorsque j’achète mes légumes sur le marché, je pose donc beaucoup de questions. Les commerçants sont toujours très sympathiques et dès que vous vous intéressez à ce qu’ils vendent, ils n’hésitent jamais à vous renseigner et c’est incroyable tout ce que j’ai pu apprendre grâce à eux.
Il y a une dizaine de jours, j’ai acheté des mange-tout et des champignons Shiitake (voir mon article sur la tarte aux Shiitake) sans savoir exactement comment j’allais les cuisiner.
La vendeuse, d’origine coréenne m’a alors donné décrit comment je pouvais cuisiner ces ingrédients avec du poulet.
J’ai vite noté ses suggestions sur mon petit carnet noir qui ne me quitte plus et, de retour à la maison, j’ai réalisé ce plat que nous avons dégusté en famille.

Cette recette utilise de la sauce d’huître, ce qui tombait très bien car, lors de mon dernier voyage chez Tang Frères, j’ai acheté une bouteille qui était toujours intacte dans ma cuisine.
La sauce d’huître est une sauce épaisse de couleur brune, très utilisée dans la cuisine chinoise. Ne vous fiez pas à son nom peu alléchant et donnez lui une chance : mettez un peu de sauce sur votre petit doigt et goûtez. Vous verrez, c’est comme un concentré de saveurs et c’est salé.
Comme indiqué dans l’excellent livre de Ken Hom sur la cuisine chinoise, c’est une sauce à base d’extraits d’huîtres cuits dans de la sauce de soja et de la saumure. N’ayez pas peur, elle n’a pas pour autant un goût de poisson. Cette sauce est parfaite pour rehausser le goût des blancs de poulets.
Poulet sauté à la sauce d’huître

4 blancs de poulets élevés en plein air
2 poignées de mange-tout
une dizaine de champignons Shiitake
2 cuil. à soupe de sauce d’huître
4 oignons nouveaux avec une partie de leurs tiges
une gousse d’ail
1 cm de gingembre frais râpé
huile végétale
Coupez le poulet en lanières puis faites-les mariner avec la sauce d’huître et le gingembre râpé pendant au moins 20 minutes.
Pendant ce temps, écrasez la gousse d’ail avec un presse-ail ou émincez-la.
Lavez les champignons, coupez la base du pied puis coupez-les en deux ou en quatre selon leur taille.
Lavez les mange-tout.
Emincez les oignons nouveaux et les tiges (5 cm de tige environ)
Faites chauffer une cuil. à soupe d’huile dans un Wok.
Lorsque le wok est très chaud, faites revenir le poulet pendant 6 à 8 minutes, sans cesser de remuer.
Retirez le poulet du wok puis réservez.
Faites revenir l’ail, les oignons et les tiges puis ajoutez les mange-tout et les Shiitake.
Remuez pendant 2 à 3 minutes.
Rajoutez le poulet, remuez bien.
Je ne vous conseille pas de rajouter du sel car la sauce d’huître est déjà salée.
Servez avec du riz blanc ou seul.
Vous pouvez réaliser ce plat simple en moins d’une demi-heure. N’étant pas particulièrement épicé, vous pouvez le manger avec vos enfants.
Où trouver les ingrédients ?
La sauce d’huître se trouve dans les épiceries asiatiques et en particulier chez Tang Frères.
Tang Frères
48 avenue d’Ivry
75013 Paris
tél : 01 45 70 80 00
Le reste se trouve sur tous les marchés ou dans les supermarchés.
Si vous ne trouvez pas de sauce d’huître, vous pouvez très bien utiliser de la sauce soja, que l’on trouve dans tous les supermarchés.
Posté le 21 sept. 04 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack (0)
> 08/08/2004
Poulet à la sauce satay

Si vous voulez rendre vos amis ou votre famille accros à votre cuisine, je vous suggère cette recette : le poulet à la sauce satay.
C’est un plat d’origine Thaïlandaise. Cette recette n’est certainement pas la plus authentique mais elle est si facile à faire et si bonne que vous ne le regretterez pas, parole de Scally.
Dans la vraie cuisine Thaïlandaise, cette sauce est servie avec des brochettes de poulet. J’ai découvert cela en Grande-Bretagne avec David lors d’un dîner en amoureux dans un restaurant Thaïlandais à Southsea, mignonne petite ville anglaise au bord de la mer. Le seul problème est que la sauce était servie dans un tout petit ramequin et que je sortais toujours de table avec l’envie d’en manger encore.
Il existe beaucoup de versions de cette sauce.
Après plusieurs essais, j’ai choisi celle du livre
Cuisinez entre copains aux éditions Solar. C’est un livre rempli de recettes faciles et sympa à faire. Il fait partie d’une collection tout aussi sympathique.
En général, je sers ce plat pour un buffet. Vous pouvez préparer la sauce quelque jours avant et la stocker au réfrigérateur. Une heure avant le début du buffet, vous n’avez plus qu’à faire cuire le poulet.
La première fois que je l’ai servi, c’était pour ma dernière soirée d’anniversaire et j’étais très heureuse de voir les gens se servir, partir, revenir, se servir à nouveau etc. Je me demande si le beurre de cacahuète qu ‘elle contient y est pour quelque chose. Depuis, j’ai du promettre à une dizaine de personnes de leur donner la recette. Ouf, voilà enfin ma promesse tenue.

Les ingrédients (voir photo) se trouvent dans tous les supermarchés, dans les rayons cuisine du monde.
Sauce satay pour 4 à 6 personnes
2 Cuil. à soupe d’huile de tournesol
2 cuil. à soupe de pâte de curry doux en pot
1 boite de lait de coco non sucré (40 cl)
150 g de beurre de cacahuète
2 cuil. à soupe de sucre
3 cuil. à soupe de vinaigre de riz
Chauffez l’huile sur feu moyen dans une casserole. Ajoutez la pâte de curry et laissez-la fondre. Versez le lait de coco, mélangez bien et laissez mijoter 2 minutes en remuant.
Ajoutez le beurre de cacahuète, le sucre et le vinaigre. Remuez bien puis laissez mijoter en remuant à peu près pendant 10 minutes jusqu’à ce que la sauce ait une consistance crémeuse.
Versez la sauce dans un pot, laissez refroidir et stockez au réfrigérateur.
Préparation du poulet
Pour 4 personnes en plat principal ou 6 pour un buffet
4 escalopes de poulet élevés en plein air
2 cuil. à soupe d’huile d'olive
2 cuil. à soupe de farine
4 pincées de paprika
Préchauffez votre four sur 210 °C.
Coupez le poulet en cubes et mettez-les dans un bol. Ajoutez l’huile d’olive et mélangez. Dans un autre bol, mélangez la farine avec du sel et le paprika, plus pour la couleur que le goût. Versez sur le poulet et mélangez bien avec vos mains.
Disposez les cubes de poulet sur une grande plaque de cuisson et faites-les cuire 8 minutes au four Thermostat 210 °C.
Au moment de servir
Mettez la sauce dans un bol. Mettez le bol au milieu d’un grand plat puis disposez le poulet tout autour. Mettez quelques piques en bois et dégustez.
S’il vous reste de la sauce, elle est excellente avec des bâtonnets de crudités.
Vous trouverez une autre recette de sauce satay sur le blog de la Québécoise Martine.
Posté le 8 août 04 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (25) | TrackBack (0)
> 01/08/2004
Le poulet à la marocaine de David.

Cette fois, ce n’est pas moi qui l’ai fait mais David !
C’est l’un des premiers plats qu’il m’a cuisiné lorsque nous nous sommes rencontrés et je l’adore. Qui ? David ou le poulet ?
David aime beaucoup cuisiner mais plutôt les plats, à condition que ce soit simple et rapide.
Lorsqu’il s’est expatrié en France, il est venu avec son livre de cuisine préféré :
The 30-minute Cook de Nigel Slater
Nigel Slater n’est pas un chef comme Jamie Oliver mais un journaliste gastronomique très connu en Grande-Bretagne. Il écrit pour le journal « The Observer » qui est en quelque sorte l’édition du dimanche du quotidien « The Gardian ». J’avais pris l’habitude de collectionner ses rubriques jusqu’au jour où je me suis rendu compte que l’on pouvait les trouver en ligne ICI.
Oh, les joies d’Internet.
Il a déjà écrit avec succès quelques livres de cuisine (Real Food, Appetite, Real Fast Food et Real Fast Desserts).
Le livre « The 30 minutes Cook » ne contient que des recettes que vous pouvez cuisiner en moins de 30 minutes. J’aime beaucoup le concept et c’est dommage qu’il n’existe pas en français. Les recettes sont d’inspiration italienne, chinoise, thaïlandaise, française ou marocaine mais revues et corrigés afin de les simplifier.
Il écrit très bien, normal, après tout, c’est un journaliste et j’aime beaucoup les photos.
L’avantage de cette recette est qu’il y a de grandes chances que vous ayez une partie des ingrédients dans vos placards.
Poulet à la marocaine
Par rapport à la recette d’origine, David a doublé la quantité de liquide de la marinade.
Pour 2 personnes sachant que vous pouvez facilement doubler la recette :
350g d’escalope de poulet élevés en plein air, soit 2 grosses escalopes
1 petit piment frais rouge épépiné et coupé en tout petits morceaux
1 cuil. à café rase de piment de Cayenne moulu
2 gousses d’ail hachées finement
le jus d’un gros citron jaune
4 cuil. à soupe d’huile d’olive
1 cuil. à café rase de cannelle
2 cuil. à soupe de raisins secs
2 cuil. à soupe de pignons de pin
Un sachet de semoule cuisson rapide
Quelques feuilles de menthe fraîche
Coupez le poulet en cubes et mettez-les dans un plat.
Dans un bol, mélangez le piment, le piment de Cayenne, l’ail, le citron, la moitié de l’huile d’olive, la cannelle, les raisins secs et les pignons de pin. Remuez et versez sur le poulet.
Couvrez le plat et laissez mariner au frais au moins 20 minutes ou plus si vous pouvez.
Faites chauffer le reste de l’huile dans une poêle.
Retirez le poulet de la marinade en enlevant bien les raisins secs et les pignons de pin.
Versez le poulet dans la poêle chaude, remuez jusqu’à ce que le poulet soit bien doré et cuit.
Ajoutez la marinade avec les raisins et les pignons.
Amenez à ébullition, remuez puis stoppez la cuisson.
Assaisonnez de sel et de poivre.
Pendant la cuisson du poulet, jetez votre sachet de semoule dans une casserole d’eau bouillante salée et faites cuire selon les indications du paquet. Versez dans un plat, ajoutez une noisette de beurre et remuez avec une fourchette.
Versez le poulet sur la semoule et décorez de menthe fraîche.
Posté le 1 août 04 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (11) | TrackBack (0)
> 16/06/2004
Poulet sauté au basilic.

Pour accéder à l'index des recettes de ce blog, cliquez ICI.
C’est l’été, il fait beau mais on ne peut pas se nourrir que de salades, non ?
Voici une recette légère, épicée mais pas trop et qui va vous donner de l’énergie.
Il s’agit d’une recette traditionnelle thaïlandaise que l’on appelle Gai Phad Bai Krapao.
J’ai trouvé la recette dans un magazine britannique que ma belle-mère, Anne m’achète tous les mois et qui s’appelle BBC Good Food.
Elle a été écrite par Ken Hom , américain d’origine chinoise, bien connu jusqu’en France.
Vous trouverez une interview de lui ICI avec notamment une autre version du poulet sauté au basilic ainsi que son opinion sur les restaurants chinois en France.
Les ingrédients sont très faciles à trouver en France. Les piments sont les tous petits piments frais que l’on trouve sur les marchés, chez Tang frères ou dans d’autres épiceries asiatiques.

Petite astuce de Scally : j’achète ces petits piments chez Tang Frères puis je les congèle. Juste avant de commencer la recette, je sors 2 piments, je mets des gants (cf. mes aventures chez Tang Frères), je retire les graines et les coupe encore congelés, cela va très vite.
Au départ, j’étais surprise par l’ajout de basilic et j’aurai eu tendance à rajouter de la coriandre fraîche mais essayez avec du basilic, c’est très bon.
Poulet sauté au basilic
Pour 2 personnes :
400 g de blancs de poulet coupé en cubes (filets de poulets élevés en plein air, voir fin de l'article)
2 cuil. à soupe d’huile de tournesol ou d’arachide
3 cuil. à soupe d’ail haché finement
3 cuil. à soupe d’échalotes hachées finement
2 petits piments frais, verts ou rouges
2 cuil. à soupe de nuoc nam
2 cuil. à café de sauce soja
1 cuil. à café de sucre en poudre
une grande poignée de basilic frais ciselé, thaïlandais ou ordinaire
- Coupez les piments en deux dans le sens de la longueur, retirez les graines puis coupez en touts petits morceaux.
- Faites chauffer un Wok. Lorsqu’il est très chaud, versez 1 cuil. à soupe d’huile. Ajoutez le poulet et remuez sans cesse sur feu assez fort jusqu’à ce que le poulet soit bien coloré (environ 6 minutes).
- Retirez le poulet du Wok et réservez sur une assiette.
- Réchauffez le Wok et ajoutez le restant d’huile. Ajoutez l’ail et l’échalote et remuez sans cesse pendant 2 à 3 minutes.
- Remettez le poulet dans le Wok et ajoutez les piments, le nuoc nam, la sauce soja et le sucre.
- Remuez sur feu vif sans cesse jusqu’à ce que tout le liquide soit réduit(à peu près 3 minutes), le poulet doit être enrobé de sauce et comme caramélisé.
- Ajoutez le basilic, puis servez avec du riz ou une salade.
C’est un plat très simple et très rapide à préparer.
Pour bien le réussir, préparez tous les ingrédients dans des petits bols juste à coté de vous sachant qu’une fois la recette démarrée, tout va très vite. En général, je prépare les petits bols plusieurs heures avant. Je coupe le poulet au dernier moment et 15 minutes après, c’est prêt.
NB : pourquoi le poulet élevé en plein air ?
Deux raisons :
depuis que j’ai lu « Testament à l’Anglaise » de Jonathan Coe (« What A Carve Up! » en Anglais), un livre fascinant et, tout simplement car il est meilleur et ne rend pas d’eau à la cuisson
Posté le 16 juin 04 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (8) | TrackBack (0)












