Volailles

> 11/01/2009

Poulet rôti, façon Jamie Oliver.

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Poulet rôti, façon Jamie Oliver

Si vous lisez mon blog depuis quelques années, vous vous souviendrez peut être, qu’à cause de ce billet, Dorian a marché pendant des heures en Grande Bretagne, à la recherche du livre de Simon Hopkinson  « Roast Chicken and Other Stories ». Il a fini par le trouver d’occasion sur Internet, tout comme moi, mais il a été horriblement déçu car ce n’était pas un livre de cuisine anglaise, chose que je n’avais peut être pas assez précisé.

Je me souviens d’avoir découvert son blog à ce moment là et d’avoir beaucoup ri lorsqu’il décrétait qu’il me détestait pour cette déception et que ce livre allait désormais l’aider à caler des meubles. Depuis, je suis une adepte de son blog et je n'ai jamais osé lui demander s'il me déteste toujours ...

Le comble dans cette histoire, est que le jour où j’ai décidé de tester si la fameuse recette de Simon Hopkinson permet vraiment de faire un super poulet rôti, je me suis rendue compte que son livre fait partie des nombreux livres de cuisine que j’ai mis dans notre garde meuble, toujours dans l’attente de vider totalement notre maison pour la phase 2 de nos travaux.

N’ayant aucune envie d’utiliser mon micro afin de chercher cette recette dans Google et voulant absolument changer ma manière de préparer le poulet rôti, j’ai ouvert mon livre de chevet du moment, le dernier livre de Jamie Oliver, et je me suis servie de sa recette dont le tire est assez accrocheur (Perfect Roast Chicken).

Poulet rôti façon Jamie Oliver

1 poulet élevé en plein air
2 branches de céleri
2 carottes
2 oignons
5 gousses d’ail non pelées
Sel et poivre du moulin
2 poignées d’aiguilles de romarin frais
1 citron
Huile d’olive

Sortez le poulet une bonne demi heure avant de démarrer la cuisson.
Préchauffez votre four à 240 °C.
Pelez les carottes et les oignons.
Coupez les carottes en grosses tranches et les oignons en gros morceaux.
Coupez le céleri en tronçons.
Etalez tous ces légumes dans le fond d’un plat allant au four, ajoutez les gousses d’ail et arrosez d’un filet d’huile d’olive.
Salez et poivrez le poulet en le massant.
Posez-le sur les légumes et arrosez-le d’huile d’olive.
Ajoutez le romarin dans la cavité du poulet.
Piquez le citron de plusieurs coups de fourchette et déposez-le dans la cavité.
Baissez la température du four à 200°C et enfournez le poulet.
Au bout d’un quart d’heure, arrosez le poulet avec un verre d’eau chaude.
Arrosez ensuite le poulet toutes les 20 minutes.

Un poulet de 1,5 kg cuit en environ 1 heure 30.
Si vous avez une thermo sonde de cuisson, la température doit être de 85 °C à coeur comme disent les pros.
Si le poulet grille de trop sur la fin, baissez la température de votre four ou ajoutez une feuille de papier aluminium.

Sortez le poulet du four, recouvrez-le de papier aluminium et laissez-le reposer. Cette étape est vitale et est valable pour la plupart des viandes pour rendre leur chair moelleuse.

Coupez le poulet et servez avec la garniture aromatique, le jus de cuisson et un accompagnement de votre choix.

Jamie Oliver à raison, son poulet est extra, moelleux et goûteux à souhait, de quoi vous faire dire qu’il n’y a rien de mieux que les choses simples en cuisine.

Si vous n’avez jamais fait de poulet rôti, foncez, c’est un vrai bonheur à faire et à déguster.

Si en revanche, vous êtes un adepte, quels sont vos trucs et astuces ?

Posté le 11 jan 2009 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (32) | TrackBack (0)

> 08/01/2009

Pilons de poulet grillés et caramélisés au sirop d’érable.

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Pilons de poulet grillés et caramélisés au sirop d’érable

Alors que je faisais la queue pour commander une dinde sur le marché de Nogent Sur Marne(je suis une inconditionnelle de la dinde de Noël), j’ai eu une furieuse envie de volaille.

Il se trouve que nous mangeons beaucoup plus de poissons que de viandes à la maison pour 2 raisons :

Nous l’adorons
Gabrielle s’entraîne 5 jours sur 7, voire plus, pour ses compétitions de Kayak et comme elle ne mange plus de viande depuis 1 an (arh !), nous mangeons très souvent du poisson afin qu’elle ait son quota de protéines et que je ne sois pas obligée de faire 2 menus différents.

Un samedi matin avant Noël, j’ai donc renoncé à mes principes de menu unique pour me précipiter vers des pilons de poulet (élevés en plein air bien entendu) bien dodus et qui avaient l’avantage d’être assez économiques (un peu moins de 6 euros le kilo).

De retour à la maison, j’ai attrapé le livre de Delia Smith « Chicken », offert par ma belle mère Anne. En général, je ne consulte jamais un livre de cuisine lorsque tout doit être prêt dans l’heure suivante, c’est bien trop dangereux. Cette fois, je suis allée directement vers les pages que j’avais marquées d’un morceau de papier déchiré. J’admire toujours celles qui marquent les pages de leurs livres de cuisine, voire magazines, d’un mini post it parfaitement collé mais je ne désespère pas d’y arriver si je commence déjà par acheter ces fameux post it.

Au bout du troisième papier, j’ai trouvé ma recette à base de pilons de poulet et qui utilise les ingrédients que j’avais sous la main.

Cette recette est parfaite car elle se prépare en 15 minutes et vous n’avez plus qu’à préparer la garniture, boire un thé ou un café, appeler les autres pour préparer la table, tout cela tranquillement, pendant que le poulet cuit.

Cette recette fait partie de celles que je referai car le ratio temps passé/résultat est particulièrement intéressant, le genre de recette chouchou d’une mère de famille pas désespérée.

Pour Christie : cette recette est pour toi, le poulet est bien moelleux, parfumé, bien caramélisé, sans être sucré.

Pilons de poulet grillés et caramélisés au sirop d’érable

Recette adaptée de celle de Delia Smith dans son livre « Chicken »

Ingrédients pour 8 pilons, soit pour 4 personnes

8 pilons de poulet
1 cuil.à soupe d’huile d’olive
1 cuil. à café de jus de citron
1 oignon émincé
Sel et poivre du moulin

Pour la sauce

2 cuil. à soupe de sirop d’érable
75 ml de vin rouge
4 cuil. à soupe de sauce soja
2 cuil. à soupe de vinaigre
1 cuil. à soupe bombée de concentré de tomate
1 cuil. à café rase de gingembre moulu
2 gousses d’ail écrasées
4 gouttes de Tabasco

Quelques feuilles de cresson pour servir

Préchauffez votre four à 200°C.
Dans un petit bol, mélangez l’huile d’olive et le jus de citron.
Placez les pilons de poulet dans un grand plat allant au four et ajoutez l’oignon émincé.
Salez, poivrez.
Badigeonnez le poulet avec le mélange huile et citron.
Versez le reste sur le poulet.
Enfournez pour 20 minutes.
Pendant ce temps, mélangez les ingrédients de la sauce, à l’aide d’un petit fouet.
Au bout de 20 minutes, versez la sauce sur le poulet et retournez plusieurs fois les morceaux afin de bien les enrober.
Enfournez à nouveau pour 20 minutes en arrosant le poulet 2 fois.

Parsemez de feuilles de cresson et servez.

Posté le 8 jan 2009 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (18) | TrackBack (0)

> 01/12/2007

Dinde farcie aux marrons pour Noël.

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Dinde farcie aux marrons

Même si j’adore la nouveauté et la diversité dans ma cuisine, il y a un coté de moi qui reste très classique et j’avoue sans honte adorer la dinde aux marrons de Noël. Je me souviens d’avoir préparé ma première dinde alors que je n’avais pas encore d’enfants, soit il y a plus de 15 ans. Et, comme mon four était trop petit, c’est chez mon amie Hélène, que j’avais supervisé la cuisson de la dinde. Nous étions presque voisines et j’avais passé l’après midi dans son appartement pour la faire cuire. Impossible de me souvenir comment j’ai pu transporter la dinde chaude mais cela devait être assez épique.

J’ai ensuite passé des années sans dinde. Depuis 5 ans, lorsque nous fêtons Noël à la maison, je prépare à nouveau une dinde aux marrons, ou plutôt David et moi, car c’est un travail d’équipe. Il faut l’arroser, discuter ensemble pour savoir si le four est assez chaud, s’il faut protéger la dinde, si elle est assez cuite, etc.

Les années ont passées et nous avons amélioré la préparation, en nous équipant de 2 choses bien pratiques : la thermo sonde de cuisson et la poire à sauce, pour arroser la dinde.

Je n’avais jamais pensé à mettre la recette sur C’est moi qui l’ai fait !, surtout parce que je pensais ne pas avoir de photos de la fameuse dinde, et parce que mettre la recette après Noël ne me semblait pas d’un grand intérêt.

Il y a quelques jours, une amie m’a demandé si j’avais une recette de dinde aux marrons car elle va en préparer une pour la première fois de sa vie, à Noël.

J’ai ressorti mes notes, commencé à écrire la recette, puis, je me suis dit que j’allais également vous faire profiter de la recette. En fouillant dans mes archives, j’ai également retrouvé des photos.

Tout ce texte me fait penser que nous sommes aujourd’hui le premier décembre et que je n’ai absolument pas l’ombre d’un cadeau dans mes placards, moi qui me suis toujours fait un point d’honneur à tout finir pour début décembre.

Dinde farcie aux marrons

Si vous êtes de 8 à 10 personnes, je vous conseille une dinde d’environ 4,5 kilos, à commander , si vous le pouvez, chez un volailler 2 semaines avant Noël.
Si vous êtes plus de 10, prenez plutôt 2 dindes de 2,8 kilos environ chacune, ce sera meilleur.
Gardez bien le foie de la dinde.
Pensez également à vérifier que vous avez bien un plat assez grand pour contenir la dinde et qui entre dans votre four !

La farce pour 1 dinde de 4,5 kilos ou 2 dindes de 2,8 kg

Pour cette recette, je me suis inspirée de celle de Delia Smith.

450 g de marrons sous vide ou en boite, coupés en 4
5 échalotes émincées
200 g de tranches fines de bacon coupé en petits morceaux
Le foie de la dinde coupé en petits morceaux
25 g de beurre
4 cuil. à soupe rase de persil plat finement émincé
¼ cuil. à café rase d’un mélange 4 épices
300 g de chair à saucisse (à acheter chez votre volailler lorsque vous allez chercher la dinde)
Sel et poivre du moulin
2 poignées de pistaches nature
1 pomme pelé et coupée en petits dés

Pour la cuisson

Une dizaine de fines tranches de bacon pour protéger la chair de la dinde
Beurre mou
50 g de beurre fondu

Comment faire ?

Commencez par préparer la farce (à faire la veille sans problème, mais pas plus).
Faites fondre le beurre dans une sauteuse.
Ajoutez le bacon, les oignons et le foie et faites-les revenir pendant 10 minutes sur feu moyen, jusqu’à ce que les oignons soient translucides.
Versez dans un grand bol, ajoutez le reste des ingrédients et mélangez, de préférence avec vos mains, afin de bien amalgamer l’ensemble.
Salez et poivrez.
Pour tester l’assaisonnement, prélevez un petit peu de farce et faites-la cuire dans votre four à micro-onde.
Goûtez puis rectifiez éventuellement l’assaisonnement.

Le jour J

Dinde_fermee_vue_1 Sortez la dinde (et la farce) du réfrigérateur une heure avant le début de la cuisson.
Préchauffez votre four à 180°C.
Ajoutez la farce à l’intérieur de la dinde.
Enduire la dinde avec du beurre mou.
Ajoutez éventuellement du thym ou des herbes de provence.
Recouvrez sa poitrine avec les tranches de bacon.
Fermez l’ouverture de la dinde à l’aide de ficelle de cuisine (voir photo).
Mettez-la dans un grand plat allant au four.
Ajoutez un peu d’eau au fond du plat.

Si vous utilisez une thermo sonde de cuisson, c’est le moment d’insérer l’aiguille dans la dinde afin qu’elle soit au centre.

Enfournez et arrosez toutes les 20 minutes, d’abord avec le beurre fondu, puis avec le jus de cuisson.
Si le dessus dore trop vite, baissez la température du four à 165°C.

Temps de cuisson

Environ 3,5 heures pour une dinde de 4,5 kilos et 3 heures pour 2 dindes de 2,8 kilos.
Ce sont des temps approximatifs, à modifier en fonction de la taille de votre dinde et de votre four.
Si vous utilisez une thermo sonde de cuisson, la température doit être de 85°C.

Je sers la dinde comme dans les pays anglo-saxons avec une sauce aux airelles, des panais et des pommes de terre rôtis. Mais, comme je suis française, j’ajoute également des marrons que je fais revenir dans une poêle.

Excellent week-end à vous et bons préparatifs de Noël.

Pour finir, une vidéo d’une des scènes les plus drôles de la série Friends. Enjoy !

Posté le 1 déc 2007 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (20) | TrackBack (0)

> 04/09/2007

Bouchées de poulet panées aux pignons de pin (vidéo).

Je ne compte plus les fois où mes amies(s) ou les amies(s) de mes amies(s) me demandent si j’ai des recettes miracle pour faire un repas pour les enfants qui soit simple, rapide et qui change des pâtes.

Même si je ne suis pas une magicienne, c’est à eux que j’ai pensé en créant cette recette toute simple pour Goosto.

Je vous laisse en profiter en image et bonne rentrée à vos enfants.

PS : Merci à Sébastien de CNet, pour son aide précieuse pour les problèmes d’affichage sur certains micros.

Posté le 4 sep 2007 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (20) | TrackBack (0)

> 12/03/2007

Poulet à la Christie !

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Christie et moi nous nous sommes rencontrées il y a plus de deux ans grâce à nos deux blogs, chacune lisant celui de l’autre.
C’est Christie qui m’a vraiment convaincu d’écrire un livre de cuisine et je lui en suis très reconnaissante.

La semaine dernière, lors d’une soirée pour fêter les 6 ans de son entreprise, elle m’a fait sourire en me disant que David et moi étions les rois des recettes à base de poulet et qu’elle cuisine régulièrement ces trois recettes.

Quelques jours après, comme par enchantement, j’ai cuisiné du poulet, très certainement dans l’idée d’augmenter le répertoire de Christie. Je ne crois pas au hasard dans la cuisine, ni dans la vie en général d’ailleurs !

C’est une recette qui m’a été donnée par ma belle mère Anne bien avant l’existence de mon blog. Je l’ai faite des dizaines de fois selon la recette d’origine. Pour l’occasion, j’ai juste rajouté du gingembre et diminué la quantité de crème.

C’est une recette ultra simple à réaliser, parfaite pour un repas de semaine avec vos enfants.
J’ai servi ce poulet hier midi pour mon amie Ingrid avec une salade aux herbes pour un repas presque léger.

Poulet à la Christie

Ingrédients pour 4 personnes

4 filets de poulet élevés en plein air
Marinade :
3 cuil. à soupe de confiture d’abricot
3 cuil. à café de sauce soja
3 cuil. à café de Worcestershire sauce
2 gousses d’ail écrasées
1 cuil. à soupe de gingembre frais pelé et râpé
1 cuil. à café bombée de moutarde à l’ancienne
1 cuil. à soupe d’huile d’olive

2 cuil. à soupe de crème fraîche

Mélangez tous les ingrédients de la marinade.
Mettez les filets de poulet dans un plat type plat à gratin.
Versez la marinade.
Remuez bien afin de bien enrober les filets de marinade.
Couvrez d’un film étirable et laissez mariner au frais une nuit.
Le lendemain, retirez les filets de la marinade en l'otant au maximum.
Coupez les filets en bouchées.
Faites chauffer une poêle sans matière grasse et ajoutez les bouchées de poulet.
Faites-les revenir sur feu vif en les remuant souvent.
Ajoutez la marinade petit à petit, les bouchées vont caraméliser.
La cuisson prend un peu moins de 10 minutes, selon la taille de vos bouchées.
En fin de cuisson, ajoutez la crème fraîche et mélangez bien.

Servez.

Youpi ! Il fait enfin beau, la preuve en image : je viens de manger les restes d’hier sur ma terrasse.

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Posté le 12 mar 2007 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (25) | TrackBack (0)

> 28/08/2006

Coq aux vingt minutes de David.

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Comme le dit souvent Noé : « C’est maman le chef de la cuisine ! ».
Cette phrase nous fait toujours beaucoup rire.
La rigolade terminée, David se plaint alors vigoureusement de ne plus avoir l’opportunité de cuisiner. Il a raison, car la cuisine est le plus souvent occupée par mes différents tests, que nous mangeons ensuite en famille.
Cette fois, grâce aux vacances, il a mis son plus beau tabler et a réinvesti la cuisine en se replongeant dans ses livres de cuisine, essentiellement écrits par Nigel Slater. Je ne suis jamais très loin car j’aime beaucoup être avec lui dans la cuisine.
En revanche, je le laisse faire, car j’adore me faire servir, surtout par un homme …

Lundi 14 Août, qui a étrangement ressemblé à un dimanche de Novembre, David a décidé d’utiliser au mieux les restes d’un poulet rôti que nous avions mangé la veille.

C’est décidé, je lui laisserai plus souvent la cuisine, nos restes se sont transformés en un plat très savoureux, fait en 20 minutes, d’où le titre.

Coq aux vingt minutes *

Inspiré d’une recette de Nigel Slater, dans son livre « Appetite »

Ingrédients pour 3 personnes

250 g de reste de poulet
100 g de lardons
2 échalotes émincées
1 gousse d’ail émincée
Thym frais (facultatif)
1 verre de vin rouge
25 g de beurre
1 cuil. à soupe d’huile végétale

Détachez la chair de votre poulet cuit, et coupez les gros morceaux en bouchées.
Faites fondre le beurre avec l’huile, dans une sauteuse, sur feu moyen.
Ajoutez l’ail et les échalotes et faites-les revenir pendant 5 à 8 minutes, jusqu’à ce que l’ensemble soit bien fondant.
Ajoutez les lardons, mélangez et faites-les revenir jusqu’à ce qu’ils soient dorés.
Ajoutez le poulet, le thym, et mélangez.
Versez le vin, augmentez le feu, remuez et laissez réduire, jusqu’à ce qu’il n’y ait presque plus de liquide.

Servez.

* méa culpa, ce plat n'a pas la prétention d'être un véritable coq au vin, il s'agit juste d'un jeu de mot inventé par David alors que nous étions en train de nous régaler.

Posté le 28 août 2006 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (21) | TrackBack (0)

> 12/01/2006

Curry vert de poulet à la thaïlandaise.

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Depuis que Pim a cuisiné un repas thaï à la maison, je ne vois plus les choses de la même manière. Pim cuisine de manière instinctive grâce aux gestes qu’elle a appris dans sa famille. Ce jour là, je me suis contentée d’être son second mais en observant bien sa manière de procéder. Après cette soirée, j’ai vite cuisiné un curry thaï et, d’après David, il avait quelque chose de différent et de plus authentique que les précédents. J’imagine que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre mais c’est ce que j’aime.

Le principal défaut que nous avons, nous européens, est de ne pas assez faire revenir la pâte de curry verte ou rouge. Il faut vraiment qu’elle se sépare avant d’ajouter le lait de coco petit à petit et non pas d’un seul coup comme je le faisais avant.

La pâte de curry verte est très facile à faire, la recette est ici. Vous pouvez également utiliser une pâte de curry verte du commerce, que vous trouverez assez facilement dans les épiceries exotiques (thaï green curry paste).

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Les feuilles de citron vert (Kafir lime leaves) servent à parfumer les plats et apportent vraiment un parfum envoûtant. Elles sont les feuilles d’un agrume appelé Kafir lime ou Cumbava, qui ressemble à un citron vert mais tout ridé.

Les feuilles de citron vert se trouvent chez Paristore juste à coté de chez Tang frères (48 avenue d’Ivry, Paris 13), dans le rayon des surgelés ou chez Izrael, dans le marais, en version fraîche.

Sinon, il existe une huile de cumbava, vendue par Oliver Roellinger qui a l’air très bien mais que je n’ai jamais testée.

C’est vrai qu’avec tout cela, ce n’est pas un plat que l’on peut faire souvent, car les ingrédients ne se trouvent pas partout. Depuis, je suis devenue fidèle à mes virées chez Tang Frères où je me sens de plus en plus à l’aise, allant même jusqu’à discuter avec les caissières, qui sont charmantes.

Curry vert de poulet à la thaïlandaise.

4 filets de poulet élevés en plein air

4 (ou 2 si c'est une pêt du commerce) cuil. à soupe de pâte de curry verte

1 boite de lait de coco

2 cuil. à soupe de fish sauce (nuoc nam)

2 cuil. à soupe de jus de citron vert

1 cuil. à café de sucre de palme (ou sucre roux)

4 feuilles de citron vert

4 grappes de poivre vert frais

Huile végétale

Basilic thaï pour servir ou coriandre fraîche

Coupez le poulet en lanières, ajoutez une cuil. à café de pâte de curry verte et mélangez.

Faites chauffer de l’huile dans un wok et faites-y revenir le poulet sur feu vif.

Remuez constamment, jusqu’à ce que le poulet soit cuit.

Mettez-le dans un plat, couvrez et réservez.

Ajoutez un peu d’huile dans le wok et faites chauffer.

Ajoutez la pâte de curry verte et faites chauffer jusqu’à ce que la pâte commence à se séparer, tout en remuant constamment.

Ajoutez un peu de lait de coco et remuez.

Laissez épaissir puis ajoutez le reste du lait de coco progressivement, tout en remuant.

Ajoutez la fish sauce, le jus de citron vert et le sucre de palme et remuez.

Goûtez la sauce et ajustez en ajoutant un peu plus de chacun des trois éléments précédents qui composent l’amer, l’acide et le sucré.

Ajoutez les feuilles de citron vert, le poivre vert et laissez mijoter 3 minutes.

Ajoutez le poulet cuit et faites réchauffer 2 minutes.

Ajoutez le basilic thaï ou la coriandre et servez avec du riz blanc.

Les remarques de Scally

Prévenez vos invités de ne pas manger les feuilles de citron vert, elle ne sont là que pour parfumer.

Ne vous fiez pas à la photo, il y a de la sauce d’une jolie couleur verte, c’est juste qu’elle a été absorbée par le riz. Si vous souhaitez plus de sauce, n’hésitez pas à doubler la recette, en gardant la même quantité de poulet.

Mise à jour : attention, certaines pâtes de curry du commerce, contrairement à celles faites maison sont assez fortes. Je vous conseille d'en utiliser que 2 cuil. à soupe au lieu de quatre si c'est le cas.

Bon appétit !

Posté le 12 jan 2006 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (33) | TrackBack (0)

> 13/10/2005

Chicken pie with Chestnuts (tourte au poulet et aux marrons)

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David est la personne que je connais qui a le plus de souvenirs culinaires liés à son enfance, son  adolescence ou à ses années à l’université de Bristol.

A chaque fois qu’il me parle d’un dessert ou d’un plat qu’il a apprécié, je pense toujours que cela va être le dernier. Mais non …

Un samedi récent, il faisait vraiment un temps d’hiver, du moins à Paris, et j’avais prévu un poulet rôti froid préparé la veille, avec une salade verte.

Je m’apprêtais à laver la salade lorsque David est entré dans la cuisine.

En voyant le poulet rôti, il m’a dit (en français) : « Si nous faisions un Chicken Pie with Chesnuts ? ».

Je l’ai regardé sans rien dire. Dans ma tête plusieurs pensées se sont bousculées : « il est fou, il ne voit pas que tout est prêt », puis, « je suis certaine que nous n’avons pas la moitié des ingrédients » puis, « pourquoi pas, après tout, nous avons le temps, il pleut et les enfants jouent ».

Je me suis retournée vers lui et lui ai répondu « pourquoi pas ? »

Cette recette va peut être surprendre et même choquer les français, mais vous pouvez me croire, c’est excellent, nourrissant  et c’est une très bonne idée pour utiliser les restes d’un poulet rôti. J’ai très envie de classer cette recette dans la catégorie « cuisine d’une tricheuse et d’un tricheur gourmands », à deux, nous avons mis 15 minutes pour la préparer.

Pour la cuisson, j’ai utilisé un plat rond en terre un peu plus profond que les plats à gratin traditionnels. Si vous n’avez pas ce type de plat, utilisez un moule à gâteau rond.

Chicken pie with Chestnuts  (tourte au poulet et aux marrons)

Ingrédients pour 4 personnes

Un poulet rôti

Une petite boite de soupe Campbell's aux champignons

Quelques marrons cuits en boite (comme ceux de la marque Clément Faugier par exemple)

Un rouleau de pâte feuilletée

Un jaune d’œuf et un peu de lait pour dorer

Coupez la chair de votre poulet cuit en cubes et mettez-les au fond du plat.

Ajoutez une dizaine de marrons et remuez.

Ajoutez la boite de soupe Campbell's (elle a la consistance d’une crème car il faut normalement rajouter de l’eau et du lait pour la réaliser) et remuez.

Posez la pâte feuilletée sur le dessus et faites-la légèrement entrer entre la garniture et le plat. Coupez l’excédent si nécessaire.

Avec les chutes, faites des bandes ou des feuilles et posez-les sur la surface.

Badigeonnez la surface avec le jaune d'œuf battu dans un peu de lait.

Fabriquez une cheminée avec un morceau de papier d’aluminium.

Faites un trou au milieu de la pâte feuilletée et insérez la cheminée.

Mettez  au four de 20 à 30 minutes jusqu’à ce que le dessus soit doré.

Attendez un peu avant de servir puis régalez vous.

A servir avec une salade verte ou des petits pois (so british !).

Remarque

Si vous souhaitez réaliser une tourte au poulet dans les règles de l’art, à savoir sans boîte de soupe Campbell’s, n’hésitez pas à aller voir la recette traditionnelle de « chicken and leek pie », que j’ai réalisée pour Goosto. Elle fait partie d’un dossier spécial Cuisine anglaise que je viens d'écrire.

Posté le 13 oct 2005 | dans tartes salées, Volailles | Permalink | Commentaires (22) | TrackBack (0)

> 11/08/2005

Le poulet d'Alisa ou poulet Marbella.

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Ma belle mère Anne me demande régulièrement si j’ai le temps de faire toutes les recettes que je glane ici et là. En réalité, non, car les idées les plus récentes viennent souvent bousculer les choses que je voulais faire depuis un moment. Un peu comme le phénomène des piles, c’est le dessus qui gagne, selon le bon vieux principe du FILO (First In Last Out) et la pile augmente de jour en jour. Mais, une fois de temps en temps, une recette enfouie sous les autres a la chance de resurgir et de passer devant toutes les autres avec un air narquois.

Il y a plus d’un an, mon amie Alisa m’a donné une recette de poulet goûté lors d’une soirée et que j’avais adoré. Il y a quelques jours, j’ai retrouvé la recette et j’ai décidé de la réaliser pour Alisa et Clotilde.

Cette recette est tirée d’un livre américain appelé « The Silver Palate Cookbook ». Elle a été légèrement transformée par Alisa puis encore très légèrement transformée et traduite par mes soins.

J’aime beaucoup le fait que tout se prépare à l’avance, ce qui est parfait pour un déjeuner de filles ayant envie de se raconter des tas de choses.

Le poulet est mariné toute une nuit puis caramélisé au four, un vrai délice.

Ce plat fait également partie des restes que l’on aimerait toujours avoir dans son réfrigérateur.

Le poulet d’Alisa ou poulet Marbella

Pour 5 personnes très gourmandes ou 8 personnes

5 cuisses de poulet fermier coupées en deux
3 gousses d’ail écrasées
3 cuil. à soupe d’origan séché
1 dl de vinaigre de xérès
1 dl d’huile d’olive
200 g de pruneaux dénoyautés et coupés en trois
100 g d’olives vertes dénoyautées
5 feuilles de laurier
3 cuil à soupe de sucre de canne
1 dl de vin blanc sec
1 petit bouquet de coriandre
3 cuil. à soupe d’amandes effilées revenues à sec dans une poêle
Sel et poivre du moulin

La veille

Mettez les morceaux de poulet dans un grand saladier, avec les olives vertes, les feuilles de laurier et les pruneaux.
Dans un petit bol, mélangez l’huile d’olive, le vinaigre, l’ail écrasé, l’origan, le sel et le poivre du moulin.
Versez ce mélange sur le poulet et remuez bien, l’idéal étant de remuer avec vos mains, si vous ne faites pas partie de ceux qui n’aiment pas toucher la viande crue (pour ma part, j'adore).
Couvrez et laissez mariner une nuit au frais.

Le lendemain

Sortez le poulet une heure avant la cuisson.
Préchauffez votre four sur 180°C.
Mettez les morceaux de poulet sur une seule couche dans un grand plat allant au four.
Ajoutez toute la marinade sur les morceaux de poulet.
Versez le vin blanc dans le plat puis saupoudrez le poulet avec le sucre.
Enfournez et laissez cuire environ une heure en arrosant régulièrement le poulet avec la sauce.
Le poulet est cuit si le jus qui s’écoule des morceaux de poulet est clair lorsque vous piquez la chair du poulet
Au moment de servir, parsemez le poulet des amandes effilées et de la coriandre fraîche ciselée.

Ce plat se sert chaud ou à température ambiante, avec une salade et du bon pain.
Si vous avez des restes, mettez-les au frais mais n’oubliez pas de les sortir avant le repas afin que le poulet soit à température ambiante.

Posté le 11 août 2005 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (23) | TrackBack (0)

> 15/05/2005

Colombo de poulet.

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Lorsque je voyage en France ou ailleurs, j’achète rarement des souvenirs car les objets que j’aime sur les lieux de vacances me paraissent toujours un peu déplacés chez moi. En revanche, je ne peux m’empêcher d’acheter des spécialités culinaires que je ne trouve pas facilement autour de chez moi. Parfois, en passant la douane, lorsque nous revenons de GB, je souris en imaginant la tête des douaniers s’ils ouvraient le coffre : des boites de thé, des pots de « Marmite », du golden syrup, du fromage anglais, des paquets de Matchmakers à l’orange et à la menthe pour mes sœurs, du bacon, etc. Pour le moment, je n’ai jamais eu à répondre à leurs questions.

Lors de mon départ en Guadeloupe, ma sœur Caroline m’a demandé de lui rapporter de la poudre de colombo.

Le colombo, comme le curry en Inde est un mélange d’épices indissociable de la cuisine des antilles. Le mélange que j’ai acheté sur place est composé de curcuma, de cumin, de moutarde, de coriandre, de fenugrec, d’ail et de riz. La poudre de colombo sert à préparer le plat antillais du même nom. A l’origine, on le préparait surtout avec du cabri, aujourd’hui vous pouvez trouver du colombo de poulet, de porc ou de poisson. Plutôt que de ramener à Caroline la poudre de colombo seule, j’ai préféré l’accompagner d’une recette testée et approuvée.

Pendant mon séjour en Guadeloupe, j’ai donc investi la cuisine de Françoise et François pour réaliser un colombo. Malheureusement, mon premier essai d’intrusion dans la cuisine antillaise ne fut pas un succès. Le résultat n’était pas mauvais mais fade, ce qui est plutôt embarrassant pour un colombo. Dès mon retour en métropole, j’ai retenté l’expérience en modifiant deux, trois petites choses et ce fut concluant, à la hauteur des colombo que j’ai pu manger là bas, dans certains restaurants.

La poudre de colombo est plus parfumée qu’épicée. Le coté épicé est apporté par le piment antillais. La plupart des recettes spécifient de mettre un piment entier 15 minutes avant la fin de la cuisson en faisant très attention de ne pas le percer, ce qui rendrait le plat beaucoup trop épicé. N’ayant pas été satisfaite du résultat, j’ai décidé d’intégrer au colombo un tout petit morceau de piment antillais sans les graines, et c’était beaucoup mieux. Le colombo était parfumé et un peu épicé, nous nous sommes régalés.

Les conseils de Scally

Ce plat est meilleur réchauffé, n’hésitez pas à le préparer la veille.

Vous pouvez ajouter des aubergines en plus des courgettes.

Attention de bien rincer toute la vaisselle qui sert à la confection et à la dégustation de ce plat car le curcuma contenu dans le mélange d’épices est un colorant puissant. 

Colombo de poulet

Pour 6 personnes

5 cuisses de poulet coupées en deux, soit environ 1,5kg

4 courgettes

500 g de pommes de terre

3 échalotes émincées

2  gousses d’ail écrasées

5 cives ou ciboules émincées

2 feuilles de laurier

1 morceau de piment antillais de la taille d’une pièce d’un euro

3. cuil. à soupe rases de poudre de colombo

2 cuil. à café de graines à roussir (mélange de graines de fennec, cumin et moutarde légèrement concassées)

½ litre de bouillon de poule

Huile végétale

1 citron vert pour servir

Marinade

Sel et poivre du moulin

1 cuil. à café de poudre de colombo

2 citrons verts

2 gousses d’ail écrasées

Préparation du poulet

Salez et poivrez les morceaux de poulet sur les deux faces puis mettez-les dans un plat de type plat à gratin.

Dans un petit bol, mélangez le jus des 2 citrons verts, 2 gousses d’ail écrasées et 1 cuil. à café de poudre de colombo.

Versez ce mélange sur le poulet puis remuez les morceaux afin de bien les enrober de marinade.

Couvrez et laissez mariner au frais pendant quelques heures.

Pendant ce temps

Lavez les légumes.

Pelez les pommes de terre et coupez-les en deux.

Coupez les courgettes en gros cubes.

Réservez.

Cuisson du colombo

Sortez la viande ½ heure avant la cuisson.

Dans une grande sauteuse, faites chauffer 2 cuil. à soupe d’huile.

Ajoutez 1 cuil. à café de graines à roussir puis faites-les revenir 2 minutes, jusqu’à ce qu’elles commencent à crépiter.

Faites dorer les cuisses de poulet sur leurs deux faces, environ 2 minutes par coté, en procédant en deux ou trois fois.

Retirez les morceaux de poulet puis faites revenir les échalotes, les 2 gousses d’ail restantes, la cive et le piment émincé sur feu doux durant 5 minutes.

Ajoutez la poudre de colombo et 2 cuil. à soupe d’eau puis remuez bien.

Ajoutez les légumes, mélangez bien puis ajoutez les 2 feuilles de thym puis le poulet, sur la surface des légumes.

Ajoutez ½ l de bouillon de poule.

Portez à ébullition. Baissez le feu, couvrez et laissez cuire environ 40 minutes.

Retirez le poulet et les légumes avec une écumoire.

Ecrasez 1 à 2 pommes de terre dans la sauce, puis faites mijoter la sauce pendant environ 10 minutes, sans la couvrir, afin de la faire réduire un peu.

Rectifiez l'assaisonnement en sel et en poivre du moulin.

Remettez les légumes et le poulet, retirez les feuilles de thym, remuez puis laissez reposer au frais jusqu’au lendemain.

Le lendemain ou le jour même

Portez le colombo à ébullition puis laissez réchauffer sur feu doux.

Ajoutez éventuellement le jus d’un citron vert juste avant de servir.

A déguster avec du riz blanc et/ou une purée de patates douces. C’est également très bon avec des bananes plantain (banane légume). Dans ce cas, faites-les cuire avec la peau dans de l’eau bouillante salée, retirez ensuite la peau puis coupez en rondelles.

Posté le 15 mai 2005 | dans Volailles | Permalink | Commentaires (27) | TrackBack (0)